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L’approche centrée sur la personne - Psy One Art

Approches thérapeutiques →

L’approche centrée sur la personne

L’Approche Centrée sur la Personne :
favoriser la croissance intérieure

L’Approche Centrée sur la Personne (ACP), développée par Carl Rogers, fondateur de la psychologie humaniste, repose sur une vision profondément confiante de l’être humain.

 

Elle considère que chacun possède en lui les ressources nécessaires à son propre développement, à condition d’évoluer dans un cadre bienveillant et authentique.

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Une approche humaniste du changement

Contrairement à des méthodes centrées sur le symptôme ou le diagnostic, l’ACP s’intéresse à la personne dans sa globalité — ses émotions, ses valeurs, ses aspirations et son vécu.

Carl Rogers identifie trois attitudes fondamentales qui favorisent la croissance psychique :

L’authenticité (ou congruence)

L'accompagnant reste vrai dans la relation, sans masque ni posture artificielle.

L’acceptation inconditionnelle

La personne est accueillie telle qu’elle est, sans jugement.

L’empathie

L'accompagnant s’efforce de comprendre le monde intérieur de la personne “comme si” c’était le sien, sans s’y perdre.

Ces trois piliers constituent un climat relationnel sécurisant, dans lequel la personne peut explorer librement son expérience et renouer avec ses propres ressources.

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Exemple de situation

Marie, 42 ans, consulte car elle se sent “perdue”, en décalage avec ses envies profondes. Elle a longtemps cherché à correspondre aux attentes des autres — au travail, en couple, dans sa famille — jusqu’à ne plus savoir ce qu’elle veut vraiment.

En séance, le cadre bienveillant et non-jugeant de l’approche centrée sur la personne lui permet peu à peu de se reconnecter à ce qu’elle ressent réellement. Au fil du processus, elle découvre qu’elle peut s’autoriser à dire non, à exprimer ses besoins, et à retrouver une cohérence entre ce qu’elle vit, ce qu’elle pense et ce qu’elle ressent.

Ce travail d’alignement, que Rogers appelle la congruence intérieure, marque le début d’un changement durable.

La tendance actualisante :
un potentiel de croissance naturelle

Pour Carl Rogers, chaque être humain porte en lui une tendance actualisante, c’est-à-dire une force naturelle qui pousse vers la croissance, la créativité et la réalisation de soi.


Cette énergie vitale agit spontanément lorsqu’un environnement de sécurité et de confiance est présent. Le rôle de l’accompagnant n’est donc pas de “diriger” ou de “corriger”, mais de créer les conditions dans lesquelles cette tendance peut s’exprimer.


Ainsi, la personne devient progressivement capable d’accueillir toutes les facettes de son expérience, y compris celles qu’elle avait refoulées ou jugées inacceptables.

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Devenir une personne : un processus d’autonomie et de liberté

Le cheminement d’accompagnement décrit par Rogers mène à une plus grande autonomie et à une liberté intérieure retrouvée. La personne apprend à écouter son ressenti, à faire confiance à son propre jugement et à vivre en cohérence avec ses valeurs.

C’est en se reconnectant à son expérience vivante — plutôt qu’en cherchant à se conformer à des normes extérieures — qu’elle devient pleinement elle-même.

Pourquoi choisir l’approche centrée sur la personne ?

Cette approche est efficace car elle ne cherche pas à “changer” la personne, mais à lui permettre de se rencontrer. En offrant un espace d’écoute profonde, d’authenticité et de non-jugement, elle favorise un mouvement intérieur de réconciliation et de croissance.

Plutôt que d’imposer des solutions, elle réveille les ressources naturelles de compréhension, d’acceptation et de transformation déjà présentes en chacun.

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Carl Rogers - Psy One Art

Carl Rogers (1902–1987), psychologue américain, fondateur de l’approche centrée sur la personne et de la psychologie humaniste.

Vers une relation de soutien vivante

L’Approche Centrée sur la Personne s’applique aussi bien en accompagnement psychologique que dans l’éducation, la communication ou les relations d’aide. Elle met en lumière la puissance de la relation humaine authentique comme moteur du changement.

“Le but de la vie n’est pas de devenir autre chose, mais de devenir soi-même"

Une question
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Contact

Code de déontologie de la psychopraticienne

Préambule

La psychopraticienne exerce une activité d’accompagnement psychologique fondée sur l’écoute, la relation d’aide et le respect du processus de transformation de la personne.

Son éthique professionnelle s’appuie sur les valeurs humanistes, la reconnaissance de la singularité de chacun, la responsabilité, la confidentialité, ainsi que sur les apports théoriques issus des sciences humaines, de la psychologie et des pratiques psychocorporelles ou relationnelles selon sa formation.

Elle s’engage à exercer son métier avec intégrité, compétence et responsabilité.

l Principes éthiques fondamentaux

1 – Respect de la personne et de sa singularité.

La psychopraticienne considère chaque personne comme un sujet unique, libre et responsable.

Elle respecte :

  • la dignité, l’intégrité et l’intimité de la personne

  • son rythme et son autonomie

  • ses convictions philosophiques, spirituelles ou religieuses

  • son droit à ne pas tout révéler d’elle-même

  • sa liberté d’interrompre l’accompagnement

  • Elle s’engage à favoriser l’autonomie et la capacité de discernement de la personne accompagnée

2 – Intégrité de l’accompagnement.

La psychopraticienne agit exclusivement dans l’intérêt du processus d’accompagnement.

Elle s’interdit :

  • toute manipulation

  • toute influence idéologique, politique ou religieuse

  • toute exploitation financière, affective ou personnelle

  • toute relation ambiguë ou conflictuelle avec la personne accompagnée

Elle veille à ne jamais utiliser la relation d’accompagnement à des fins personnelles ou tierces.

3 – Compétence professionnelle.

La psychopraticienne fonde sa légitimité sur :

 

  • un travail approfondi sur elle-même

  • une formation théorique et pratique sérieuse

  • une supervision régulière de sa pratique

  • une formation continue tout au long de sa carrière

Elle connaît les limites de ses compétences et oriente vers d’autres professionnels lorsque la situation l’exige.

4 – Responsabilité.

La psychopraticienne assume la responsabilité de ses choix méthodologiques et techniques dans le cadre de sa pratique.

Elle exerce dans le respect :

  • de la législation en vigueur

  • des règles relatives au secret professionnel

  • de la sécurité physique et psychique des personnes

Elle demeure indépendante dans ses décisions professionnelles

 

ll Règles déontologiques

1 – Cadre d’exercice.

La psychopraticienne définit un cadre clair comprenant :

  • la durée et la fréquence des séances

  • le montant des honoraires

  • les modalités d’annulation

  • les règles de confidentialité

Elle veille à maintenir une séparation claire entre sa vie privée et son activité professionnelle.

2 – Confidentialité.

La psychopraticienne est tenue au secret professionnel concernant tout ce qui est confié dans le cadre des séances.

Elle prend toutes les précautions nécessaires pour garantir :

  • la protection des données,

  • l’anonymat,

  • la discrétion des échanges.

Toute transmission d’information à un tiers ne peut se faire qu’avec l’accord explicite de la personne concernée, sauf obligation légale.

3 – Sécurité et non-violence

La psychopraticienne veille à ce que sa pratique :

  • respecte l’intégrité physique et morale des personnes,

  • exclue toute forme de violence,

  • ne mette jamais en danger la personne accompagnée ou un tiers.

4 –Abstinence de relation sexuelle

Toute relation intime ou sexuelle avec une personne accompagnée est strictement interdite.

Cette règle vise à préserver la sécurité psychique et la clarté du cadre thérapeutique.

5 –Relation avec les autres professionnels

La psychopraticienne reconnaît la complémentarité des métiers de la santé et de l’accompagnement.

Elle :

  • n’établit pas de diagnostic médical

  • n’interrompt ni ne modifie un traitement médical

  • invite, si nécessaire, la personne à consulter un professionnel de santé

Elle collabore dans le respect des compétences de chacun

6 –Orientation et limite de compétence

Lorsque la demande dépasse son champ de compétence (troubles psychiatriques sévères, situations d’urgence, dépendances lourdes, etc.), la psychopraticienne oriente vers des professionnels qualifiés (médecins, psychiatres, psychologues, services spécialisés).

7-Conflit d’intérêts:

La psychopraticienne :

  • n’accompagne pas des proches ou des personnes avec lesquelles elle entretient un lien personnel étroit

  • évite les situations de double relation

  • se récuse en cas de conflit d’intérêts

8 –Communication et information du public:

Toute communication (site internet, réseaux sociaux, supports écrits) doit être :

  • honnête,

  • mesurée,

  • sans promesse de résultat,

  • respectueuse de la dignité des personnes.

La psychopraticienne ne peut utiliser les témoignages de personnes accompagnées sans leur accord explicite.

9 –Honoraires:

Les honoraires sont fixés avec clarté et communiqués dès les premiers échanges.

La psychopraticienne s’assure que la personne est informée et en accord avec les modalités financières.

lll Engagement professionnel :

La psychopraticienne s’engage à :

  • exercer avec conscience et humanité

  • maintenir un questionnement éthique permanent

  • actualiser ses connaissances

  • accepter la supervision

  • respecter et faire respecter le présent code de déontologie.

Ce code peut être remis à toute personne qui en fait la demande.