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La psychoéducation
La psychoéducation est un outil thérapeutique essentiel qui vise à transmettre des connaissances claires sur le fonctionnement psychique, émotionnel et comportemental d’une personne.
Elle permet de mieux comprendre ce que l’on vit, d’en décoder les mécanismes, et d’apprendre à y faire face de manière concrète.
C’est une approche pédagogique, bienveillante et responsabilisante, adaptée aux enfants comme aux adultes.
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Être en souffrance psychique ne signifie pas être « malade », mais souvent mal informé sur ce qui se passe en soi.
La psychoéducation permet de mettre des mots sur l’expérience intérieure, de normaliser certains ressentis, et de proposer des repères pour sortir de la confusion.
Elle est particulièrement utile dans les contextes de troubles de l’attention, hypersensibilité, anxiété, gestion des émotions, et aussi chez les enfants à haut potentiel intellectuel (HPI), souvent en décalage avec leur environnement.
Maxime, 9 ans, est identifié HPI. À l’école, il s’ennuie, conteste l’autorité et rentre souvent avec des remarques sur son comportement. À la maison, il fond parfois en larmes pour des raisons qui semblent « disproportionnées ». Ses parents sont démunis et lui aussi. Lors d’un accompagnement, Maxime apprend qu’avoir un cerveau qui fonctionne vite peut s’accompagner d’une hypersensibilité émotionnelle et d’un besoin de mettre du sens dans ce qu’il vit . Il comprend qu’il n’est pas « trop » ou « bizarre », mais simplement qu’il fonctionne différemment.
Cela apaise son mal-être et l’aide à mieux gérer ses réactions.
La psychoéducation dans ce cas lui offre des mots, des images et des outils adaptés à son âge pour mettre du sens sur ce qu’il ressent. Elle permet également à ses parents d’ajuster leurs attentes et leur posture éducative.
La psychoéducation peut prendre la forme de schémas, d’analogies, de supports visuels ou d’exemples issus du quotidien.
Elle vise toujours un objectif : donner les moyens d’agir différemment.
Chloé, adolescente HPI, a souvent l’impression que ses émotions sont « trop intenses » ou « envahissantes ». elle découvre qu’elle peut apprendre à réguler ces vagues émotionnelles plutôt que de les subir.
La force de la psychoéducation réside dans sa capacité à transformer la connaissance en outil de libération.
En comprenant les mécanismes psychiques et émotionnels à l’œuvre, la personne devient acteur de son mieux-être plutôt que simple spectateur de sa souffrance. Cette approche rend les émotions et les comportements plus lisibles, redonne du sens à l’expérience vécue, et favorise des changements concrets et durables au quotidien.
Gilles Gendreau, fondateur de la psychoéducation en France.
En rendant le fonctionnement psychique compréhensible, la psychoéducation renforce l’estime de soi, réduit le sentiment d’isolement, et favorise une prise de recul.
Elle ouvre la voie à un accompagnement plus efficace et plus adapté aux besoins de chacun.
Contact
La psychopraticienne exerce une activité d’accompagnement psychologique fondée sur l’écoute, la relation d’aide et le respect du processus de transformation de la personne.
Son éthique professionnelle s’appuie sur les valeurs humanistes, la reconnaissance de la singularité de chacun, la responsabilité, la confidentialité, ainsi que sur les apports théoriques issus des sciences humaines, de la psychologie et des pratiques psychocorporelles ou relationnelles selon sa formation.
Elle s’engage à exercer son métier avec intégrité, compétence et responsabilité.
1 – Respect de la personne et de sa singularité.
La psychopraticienne considère chaque personne comme un sujet unique, libre et responsable.
Elle respecte :
la dignité, l’intégrité et l’intimité de la personne
son rythme et son autonomie
ses convictions philosophiques, spirituelles ou religieuses
son droit à ne pas tout révéler d’elle-même
sa liberté d’interrompre l’accompagnement
2 – Intégrité de l’accompagnement.
La psychopraticienne agit exclusivement dans l’intérêt du processus d’accompagnement.
Elle s’interdit :
toute manipulation
toute influence idéologique, politique ou religieuse
toute exploitation financière, affective ou personnelle
toute relation ambiguë ou conflictuelle avec la personne accompagnée
Elle veille à ne jamais utiliser la relation d’accompagnement à des fins personnelles ou tierces.
3 – Compétence professionnelle.
La psychopraticienne fonde sa légitimité sur :
un travail approfondi sur elle-même
une formation théorique et pratique sérieuse
une supervision régulière de sa pratique
une formation continue tout au long de sa carrière
Elle connaît les limites de ses compétences et oriente vers d’autres professionnels lorsque la situation l’exige.
4 – Responsabilité.
La psychopraticienne assume la responsabilité de ses choix méthodologiques et techniques dans le cadre de sa pratique.
Elle exerce dans le respect :
de la législation en vigueur
des règles relatives au secret professionnel
de la sécurité physique et psychique des personnes
Elle demeure indépendante dans ses décisions professionnelles
1 – Cadre d’exercice.
La psychopraticienne définit un cadre clair comprenant :
la durée et la fréquence des séances
le montant des honoraires
les modalités d’annulation
les règles de confidentialité
Elle veille à maintenir une séparation claire entre sa vie privée et son activité professionnelle.
2 – Confidentialité.
La psychopraticienne est tenue au secret professionnel concernant tout ce qui est confié dans le cadre des séances.
Elle prend toutes les précautions nécessaires pour garantir :
la protection des données,
l’anonymat,
la discrétion des échanges.
Toute transmission d’information à un tiers ne peut se faire qu’avec l’accord explicite de la personne concernée, sauf obligation légale.
3 – Sécurité et non-violence
La psychopraticienne veille à ce que sa pratique :
respecte l’intégrité physique et morale des personnes,
exclue toute forme de violence,
ne mette jamais en danger la personne accompagnée ou un tiers.
4 –Abstinence de relation sexuelle
Toute relation intime ou sexuelle avec une personne accompagnée est strictement interdite.
Cette règle vise à préserver la sécurité psychique et la clarté du cadre thérapeutique.
5 –Relation avec les autres professionnels
La psychopraticienne reconnaît la complémentarité des métiers de la santé et de l’accompagnement.
Elle :
n’établit pas de diagnostic médical
n’interrompt ni ne modifie un traitement médical
invite, si nécessaire, la personne à consulter un professionnel de santé
Elle collabore dans le respect des compétences de chacun
6 –Orientation et limite de compétence
Lorsque la demande dépasse son champ de compétence (troubles psychiatriques sévères, situations d’urgence, dépendances lourdes, etc.), la psychopraticienne oriente vers des professionnels qualifiés (médecins, psychiatres, psychologues, services spécialisés).
7-Conflit d’intérêts:
La psychopraticienne :
n’accompagne pas des proches ou des personnes avec lesquelles elle entretient un lien personnel étroit
évite les situations de double relation
se récuse en cas de conflit d’intérêts
8 –Communication et information du public:
Toute communication (site internet, réseaux sociaux, supports écrits) doit être :
honnête,
mesurée,
sans promesse de résultat,
respectueuse de la dignité des personnes.
La psychopraticienne ne peut utiliser les témoignages de personnes accompagnées sans leur accord explicite.
9 –Honoraires:
Les honoraires sont fixés avec clarté et communiqués dès les premiers échanges.
La psychopraticienne s’assure que la personne est informée et en accord avec les modalités financières.
lll Engagement professionnel :
La psychopraticienne s’engage à :
exercer avec conscience et humanité
maintenir un questionnement éthique permanent
actualiser ses connaissances
accepter la supervision
respecter et faire respecter le présent code de déontologie.
Ce code peut être remis à toute personne qui en fait la demande.