Approches thérapeutiques →
La thérapie des schémas
Elle est aujourd’hui largement utilisée pour traiter les troubles de la personnalité, les difficultés relationnelles ou les schémas de souffrance qui se répètent malgré les efforts de changement.
Son objectif principal est d’identifier et de modifier les modes de pensée, de comportement et de régulation émotionnelle ancrés depuis l’enfance, mais devenus inadaptés à l’âge adulte.
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Les « schémas précoces inadaptés » se forment souvent dans les premières années de vie, en lien avec des besoins émotionnels fondamentaux non satisfaits (sécurité, reconnaissance, autonomie…).
Ces schémas influencent ensuite nos réactions et nos choix, souvent de manière inconsciente.
Léa, abandonnée très jeune par un parent, a développé un schéma d’abandon. Adulte, elle vit dans une peur constante que ses proches la quittent.
Cela se manifeste par des demandes fréquentes de réassurance et une grande dépendance affective, qui finissent par étouffer ses partenaires et renforcer sa peur initiale.
Dans l’accompagnement, Léa apprend à repérer ce schéma, à comprendre comment il influence ses relations et à construire de nouvelles façons d’interagir, plus sereines et sécurisantes.
La thérapie des schémas permet de mettre en lumière nos styles d’attachement et les blessures émotionnelles du passé qui influencent nos relations actuelles, avec les autres mais aussi avec nous-mêmes.
En comprenant ces schémas, on peut sortir des cercles répétitifs de souffrance et poser des choix plus alignés avec nos besoins réels.
Karim a toujours été perfectionniste. Derrière ce besoin de bien faire se cache un schéma d’exigence élevé envers lui-même, lié à une enfance marquée par des critiques constantes.
Dans l’accompagnement il apprend à être plus bienveillant envers lui-même et à se libérer de la pression intérieure qui l’épuise.
Cette approche est efficace car elle agit en profondeur sur les racines émotionnelles des difficultés, plutôt que sur les seuls symptômes. Elle permet de comprendre l’origine des schémas, de les vivre autrement sur le plan émotionnel et de développer de nouveaux comportements plus adaptés.
En intégrant le travail cognitif, émotionnel et relationnel, elle favorise un changement durable et une meilleure autonomie psychologique.
Jeffrey E. Young, figure majeure dans la thérapie des schémas.
Cette approche vise à rendre les personnes plus conscientes de leurs réactions automatiques, pour les aider à reprendre le contrôle. Elle offre des outils concrets pour sortir des croyances rigides, affronter les émotions douloureuses, et adopter des comportements plus en accord avec leurs valeurs.
Contact
La psychopraticienne exerce une activité d’accompagnement psychologique fondée sur l’écoute, la relation d’aide et le respect du processus de transformation de la personne.
Son éthique professionnelle s’appuie sur les valeurs humanistes, la reconnaissance de la singularité de chacun, la responsabilité, la confidentialité, ainsi que sur les apports théoriques issus des sciences humaines, de la psychologie et des pratiques psychocorporelles ou relationnelles selon sa formation.
Elle s’engage à exercer son métier avec intégrité, compétence et responsabilité.
1 – Respect de la personne et de sa singularité.
La psychopraticienne considère chaque personne comme un sujet unique, libre et responsable.
Elle respecte :
la dignité, l’intégrité et l’intimité de la personne
son rythme et son autonomie
ses convictions philosophiques, spirituelles ou religieuses
son droit à ne pas tout révéler d’elle-même
sa liberté d’interrompre l’accompagnement
2 – Intégrité de l’accompagnement.
La psychopraticienne agit exclusivement dans l’intérêt du processus d’accompagnement.
Elle s’interdit :
toute manipulation
toute influence idéologique, politique ou religieuse
toute exploitation financière, affective ou personnelle
toute relation ambiguë ou conflictuelle avec la personne accompagnée
Elle veille à ne jamais utiliser la relation d’accompagnement à des fins personnelles ou tierces.
3 – Compétence professionnelle.
La psychopraticienne fonde sa légitimité sur :
un travail approfondi sur elle-même
une formation théorique et pratique sérieuse
une supervision régulière de sa pratique
une formation continue tout au long de sa carrière
Elle connaît les limites de ses compétences et oriente vers d’autres professionnels lorsque la situation l’exige.
4 – Responsabilité.
La psychopraticienne assume la responsabilité de ses choix méthodologiques et techniques dans le cadre de sa pratique.
Elle exerce dans le respect :
de la législation en vigueur
des règles relatives au secret professionnel
de la sécurité physique et psychique des personnes
Elle demeure indépendante dans ses décisions professionnelles
1 – Cadre d’exercice.
La psychopraticienne définit un cadre clair comprenant :
la durée et la fréquence des séances
le montant des honoraires
les modalités d’annulation
les règles de confidentialité
Elle veille à maintenir une séparation claire entre sa vie privée et son activité professionnelle.
2 – Confidentialité.
La psychopraticienne est tenue au secret professionnel concernant tout ce qui est confié dans le cadre des séances.
Elle prend toutes les précautions nécessaires pour garantir :
la protection des données,
l’anonymat,
la discrétion des échanges.
Toute transmission d’information à un tiers ne peut se faire qu’avec l’accord explicite de la personne concernée, sauf obligation légale.
3 – Sécurité et non-violence
La psychopraticienne veille à ce que sa pratique :
respecte l’intégrité physique et morale des personnes,
exclue toute forme de violence,
ne mette jamais en danger la personne accompagnée ou un tiers.
4 –Abstinence de relation sexuelle
Toute relation intime ou sexuelle avec une personne accompagnée est strictement interdite.
Cette règle vise à préserver la sécurité psychique et la clarté du cadre thérapeutique.
5 –Relation avec les autres professionnels
La psychopraticienne reconnaît la complémentarité des métiers de la santé et de l’accompagnement.
Elle :
n’établit pas de diagnostic médical
n’interrompt ni ne modifie un traitement médical
invite, si nécessaire, la personne à consulter un professionnel de santé
Elle collabore dans le respect des compétences de chacun
6 –Orientation et limite de compétence
Lorsque la demande dépasse son champ de compétence (troubles psychiatriques sévères, situations d’urgence, dépendances lourdes, etc.), la psychopraticienne oriente vers des professionnels qualifiés (médecins, psychiatres, psychologues, services spécialisés).
7-Conflit d’intérêts:
La psychopraticienne :
n’accompagne pas des proches ou des personnes avec lesquelles elle entretient un lien personnel étroit
évite les situations de double relation
se récuse en cas de conflit d’intérêts
8 –Communication et information du public:
Toute communication (site internet, réseaux sociaux, supports écrits) doit être :
honnête,
mesurée,
sans promesse de résultat,
respectueuse de la dignité des personnes.
La psychopraticienne ne peut utiliser les témoignages de personnes accompagnées sans leur accord explicite.
9 –Honoraires:
Les honoraires sont fixés avec clarté et communiqués dès les premiers échanges.
La psychopraticienne s’assure que la personne est informée et en accord avec les modalités financières.
lll Engagement professionnel :
La psychopraticienne s’engage à :
exercer avec conscience et humanité
maintenir un questionnement éthique permanent
actualiser ses connaissances
accepter la supervision
respecter et faire respecter le présent code de déontologie.
Ce code peut être remis à toute personne qui en fait la demande.