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Les thérapies cognitives, comportementales et émotionnelles (TCCE)
Les thérapies comportementales, cognitives et émotionnelles (TCCE) sont des méthodes brèves, qui permettent d’agir efficacement face à certaines difficultés psychologiques.
Elles s’appuient sur l’idée que nos comportements, nos pensées et nos émotions sont interconnectés.
Prendre rendez-vous
Dans une situation donnée, nos réactions sont souvent influencées par notre manière de l’interpréter. Les TCCE interviennent précisément sur ces mécanismes internes pour permettre des changements durables.
Elles ciblent trois axes :
(nos actions, nos habitudes)
(nos interprétations, croyances, jugements)
(ce que l’on ressent face à une situation)
Lucas n’a pas reçu de réponse à son message envoyé à un ami (situation). Il se dit aussitôt que cet ami lui en veut ou ne l’apprécie plus (pensée). Cette idée le rend triste et anxieux (émotion). Il décide alors de couper temporairement le contact avec cette personne (comportement).
Dans ce cas, l’intervention ne porte pas uniquement sur l’action finale (l’évitement), mais aussi sur la pensée automatique et les émotions associées. Le but est d’apprendre à identifier ces enchaînements et à les modifier progressivement.
Dans le cadre des accompagnements proposés, je peux utiliser ponctuellement des outils issus des TCCE lorsque cela correspond à la demande de la personne.
Ces outils ne sont jamais imposés, mais présentés comme des propositions concrètes à expérimenter dans la vie quotidienne.
Samira vient consulter car elle redoute de prendre la parole en public, au point d’éviter certaines situations professionnelles. En séance, nous travaillons sur l’origine de cette peur, identifions les pensées qui la bloquent, et si elle le souhaite, je lui propose des exercices issus des TCCE pour renforcer sa confiance et l’aider à se confronter progressivement à cette situation, dans un cadre sécurisé.
Les TCCE s’inscrivent dans une logique orientée vers le présent et la résolution de problème.
Plutôt que d’explorer longuement le passé, elles s’intéressent au « comment changer ici et maintenant« . Elles proposent des stratégies concrètes et directement applicables, même si leur mise en œuvre demande parfois du temps et de la persévérance.
Elles sont aujourd’hui largement utilisées dans le traitement de nombreux troubles psychologiques comme les phobies, les troubles anxieux, les conduites addictives, la dépression, etc.
Aaron Beck est souvent considéré comme le fondateur principal des TCC modernes, grâce à son travail sur la dépression et les distorsions cognitives.
L’un des objectifs essentiels des TCCE est d’aider la personne à devenir plus autonome dans la gestion de ses difficultés. En comprenant ses propres schémas de fonctionnement, elle apprend à les transformer et à faire face plus sereinement aux défis du quotidien.
Contact
La psychopraticienne exerce une activité d’accompagnement psychologique fondée sur l’écoute, la relation d’aide et le respect du processus de transformation de la personne.
Son éthique professionnelle s’appuie sur les valeurs humanistes, la reconnaissance de la singularité de chacun, la responsabilité, la confidentialité, ainsi que sur les apports théoriques issus des sciences humaines, de la psychologie et des pratiques psychocorporelles ou relationnelles selon sa formation.
Elle s’engage à exercer son métier avec intégrité, compétence et responsabilité.
1 – Respect de la personne et de sa singularité.
La psychopraticienne considère chaque personne comme un sujet unique, libre et responsable.
Elle respecte :
la dignité, l’intégrité et l’intimité de la personne
son rythme et son autonomie
ses convictions philosophiques, spirituelles ou religieuses
son droit à ne pas tout révéler d’elle-même
sa liberté d’interrompre l’accompagnement
2 – Intégrité de l’accompagnement.
La psychopraticienne agit exclusivement dans l’intérêt du processus d’accompagnement.
Elle s’interdit :
toute manipulation
toute influence idéologique, politique ou religieuse
toute exploitation financière, affective ou personnelle
toute relation ambiguë ou conflictuelle avec la personne accompagnée
Elle veille à ne jamais utiliser la relation d’accompagnement à des fins personnelles ou tierces.
3 – Compétence professionnelle.
La psychopraticienne fonde sa légitimité sur :
un travail approfondi sur elle-même
une formation théorique et pratique sérieuse
une supervision régulière de sa pratique
une formation continue tout au long de sa carrière
Elle connaît les limites de ses compétences et oriente vers d’autres professionnels lorsque la situation l’exige.
4 – Responsabilité.
La psychopraticienne assume la responsabilité de ses choix méthodologiques et techniques dans le cadre de sa pratique.
Elle exerce dans le respect :
de la législation en vigueur
des règles relatives au secret professionnel
de la sécurité physique et psychique des personnes
Elle demeure indépendante dans ses décisions professionnelles
1 – Cadre d’exercice.
La psychopraticienne définit un cadre clair comprenant :
la durée et la fréquence des séances
le montant des honoraires
les modalités d’annulation
les règles de confidentialité
Elle veille à maintenir une séparation claire entre sa vie privée et son activité professionnelle.
2 – Confidentialité.
La psychopraticienne est tenue au secret professionnel concernant tout ce qui est confié dans le cadre des séances.
Elle prend toutes les précautions nécessaires pour garantir :
la protection des données,
l’anonymat,
la discrétion des échanges.
Toute transmission d’information à un tiers ne peut se faire qu’avec l’accord explicite de la personne concernée, sauf obligation légale.
3 – Sécurité et non-violence
La psychopraticienne veille à ce que sa pratique :
respecte l’intégrité physique et morale des personnes,
exclue toute forme de violence,
ne mette jamais en danger la personne accompagnée ou un tiers.
4 –Abstinence de relation sexuelle
Toute relation intime ou sexuelle avec une personne accompagnée est strictement interdite.
Cette règle vise à préserver la sécurité psychique et la clarté du cadre thérapeutique.
5 –Relation avec les autres professionnels
La psychopraticienne reconnaît la complémentarité des métiers de la santé et de l’accompagnement.
Elle :
n’établit pas de diagnostic médical
n’interrompt ni ne modifie un traitement médical
invite, si nécessaire, la personne à consulter un professionnel de santé
Elle collabore dans le respect des compétences de chacun
6 –Orientation et limite de compétence
Lorsque la demande dépasse son champ de compétence (troubles psychiatriques sévères, situations d’urgence, dépendances lourdes, etc.), la psychopraticienne oriente vers des professionnels qualifiés (médecins, psychiatres, psychologues, services spécialisés).
7-Conflit d’intérêts:
La psychopraticienne :
n’accompagne pas des proches ou des personnes avec lesquelles elle entretient un lien personnel étroit
évite les situations de double relation
se récuse en cas de conflit d’intérêts
8 –Communication et information du public:
Toute communication (site internet, réseaux sociaux, supports écrits) doit être :
honnête,
mesurée,
sans promesse de résultat,
respectueuse de la dignité des personnes.
La psychopraticienne ne peut utiliser les témoignages de personnes accompagnées sans leur accord explicite.
9 –Honoraires:
Les honoraires sont fixés avec clarté et communiqués dès les premiers échanges.
La psychopraticienne s’assure que la personne est informée et en accord avec les modalités financières.
lll Engagement professionnel :
La psychopraticienne s’engage à :
exercer avec conscience et humanité
maintenir un questionnement éthique permanent
actualiser ses connaissances
accepter la supervision
respecter et faire respecter le présent code de déontologie.
Ce code peut être remis à toute personne qui en fait la demande.