Approches thérapeutiques →
La médiation artistique
L’art-thérapie, ou médiation artistique à visée psychologique, est une approche qui utilise la création artistique comme outil d’expression et de transformation intérieure.
Elle ne nécessite aucun talent particulier : ce n’est pas l’esthétique qui compte, mais le processus. À travers le dessin, la peinture, la sculpture, le collage ou encore le modelage, la personne explore son monde intérieur de manière sensible, souvent là où les mots ne suffisent plus.
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Lorsque les émotions sont floues ou trop intenses, il peut être difficile de les verbaliser.
L’art-thérapie permet de donner une forme visible à l’invisible, de déposer ses tensions ou ses vécus enfouis dans un espace symbolique, sécurisé et bienveillant.
Ce cadre de création offre un moyen d’expression libre, sans jugement, qui favorise la reconnexion à soi, l’apaisement, et parfois même des prises de conscience inattendues.
Clara, 34 ans, consulte après une rupture douloureuse. Elle dit se sentir « vide », « coupée d’elle-même », sans savoir par où commencer pour aller mieux. En art-thérapie, elle choisit spontanément des couleurs sombres et trace des lignes très contenues.
Au fil des séances, son geste devient plus fluide, les couleurs s’ouvrent. Un jour, en observant son travail, elle réalise qu’elle exprime enfin une colère qu’elle n’avait jamais osé ressentir jusque-là.
Dans ce cas, l’art devient un langage alternatif, capable d’accueillir des émotions longtemps contenues, et de permettre à Clara de reprendre contact avec elle-même.
L’art-thérapie est particulièrement indiquée dans les contextes où la parole est difficile (trauma, enfants, personnes en situation de handicap, anxiété, deuil…). Elle peut également convenir aux personnes très cérébrales ou hypersensibles, qui ont besoin d’un accès plus sensoriel et intuitif à leurs émotions.
Samy, 10 ans, refuse de parler de l’intimidation qu’il subit à l’école. En modelant de petits personnages d’argile, il met en scène une situation très proche de la sienne.
L’accompagnant peut alors nommer avec lui ce qu’il vit, tout en respectant son rythme.
L’art-thérapie agit là où les mots manquent : elle permet d’exprimer, de transformer et de comprendre autrement ce qui se vit à l’intérieur. En engageant le corps, les sens et l’imaginaire, elle rétablit un dialogue profond entre émotions et conscience.
Cette approche douce mais profonde favorise un mieux-être durable, en redonnant à la personne la liberté d’exister et de se raconter autrement.
Philippe Pinel et Jean-Etienne Esquirol,
précurseurs de l’art-thérapie.
Le dispositif artistique crée un cadre structurant, où ce qui se joue dans l’image ou la matière peut être observé, transformé, compris. L’intervenant n’interprète pas l’œuvre comme un test, mais soutient l’exploration du vécu et le lien entre ce qui est créé et ce qui est ressenti.
Cette démarche offre un chemin de réparation psychique, en douceur, par le biais de l’imaginaire, de la créativité et de l’expérimentation.
Contact
La psychopraticienne exerce une activité d’accompagnement psychologique fondée sur l’écoute, la relation d’aide et le respect du processus de transformation de la personne.
Son éthique professionnelle s’appuie sur les valeurs humanistes, la reconnaissance de la singularité de chacun, la responsabilité, la confidentialité, ainsi que sur les apports théoriques issus des sciences humaines, de la psychologie et des pratiques psychocorporelles ou relationnelles selon sa formation.
Elle s’engage à exercer son métier avec intégrité, compétence et responsabilité.
1 – Respect de la personne et de sa singularité.
La psychopraticienne considère chaque personne comme un sujet unique, libre et responsable.
Elle respecte :
la dignité, l’intégrité et l’intimité de la personne
son rythme et son autonomie
ses convictions philosophiques, spirituelles ou religieuses
son droit à ne pas tout révéler d’elle-même
sa liberté d’interrompre l’accompagnement
2 – Intégrité de l’accompagnement.
La psychopraticienne agit exclusivement dans l’intérêt du processus d’accompagnement.
Elle s’interdit :
toute manipulation
toute influence idéologique, politique ou religieuse
toute exploitation financière, affective ou personnelle
toute relation ambiguë ou conflictuelle avec la personne accompagnée
Elle veille à ne jamais utiliser la relation d’accompagnement à des fins personnelles ou tierces.
3 – Compétence professionnelle.
La psychopraticienne fonde sa légitimité sur :
un travail approfondi sur elle-même
une formation théorique et pratique sérieuse
une supervision régulière de sa pratique
une formation continue tout au long de sa carrière
Elle connaît les limites de ses compétences et oriente vers d’autres professionnels lorsque la situation l’exige.
4 – Responsabilité.
La psychopraticienne assume la responsabilité de ses choix méthodologiques et techniques dans le cadre de sa pratique.
Elle exerce dans le respect :
de la législation en vigueur
des règles relatives au secret professionnel
de la sécurité physique et psychique des personnes
Elle demeure indépendante dans ses décisions professionnelles
1 – Cadre d’exercice.
La psychopraticienne définit un cadre clair comprenant :
la durée et la fréquence des séances
le montant des honoraires
les modalités d’annulation
les règles de confidentialité
Elle veille à maintenir une séparation claire entre sa vie privée et son activité professionnelle.
2 – Confidentialité.
La psychopraticienne est tenue au secret professionnel concernant tout ce qui est confié dans le cadre des séances.
Elle prend toutes les précautions nécessaires pour garantir :
la protection des données,
l’anonymat,
la discrétion des échanges.
Toute transmission d’information à un tiers ne peut se faire qu’avec l’accord explicite de la personne concernée, sauf obligation légale.
3 – Sécurité et non-violence
La psychopraticienne veille à ce que sa pratique :
respecte l’intégrité physique et morale des personnes,
exclue toute forme de violence,
ne mette jamais en danger la personne accompagnée ou un tiers.
4 –Abstinence de relation sexuelle
Toute relation intime ou sexuelle avec une personne accompagnée est strictement interdite.
Cette règle vise à préserver la sécurité psychique et la clarté du cadre thérapeutique.
5 –Relation avec les autres professionnels
La psychopraticienne reconnaît la complémentarité des métiers de la santé et de l’accompagnement.
Elle :
n’établit pas de diagnostic médical
n’interrompt ni ne modifie un traitement médical
invite, si nécessaire, la personne à consulter un professionnel de santé
Elle collabore dans le respect des compétences de chacun
6 –Orientation et limite de compétence
Lorsque la demande dépasse son champ de compétence (troubles psychiatriques sévères, situations d’urgence, dépendances lourdes, etc.), la psychopraticienne oriente vers des professionnels qualifiés (médecins, psychiatres, psychologues, services spécialisés).
7-Conflit d’intérêts:
La psychopraticienne :
n’accompagne pas des proches ou des personnes avec lesquelles elle entretient un lien personnel étroit
évite les situations de double relation
se récuse en cas de conflit d’intérêts
8 –Communication et information du public:
Toute communication (site internet, réseaux sociaux, supports écrits) doit être :
honnête,
mesurée,
sans promesse de résultat,
respectueuse de la dignité des personnes.
La psychopraticienne ne peut utiliser les témoignages de personnes accompagnées sans leur accord explicite.
9 –Honoraires:
Les honoraires sont fixés avec clarté et communiqués dès les premiers échanges.
La psychopraticienne s’assure que la personne est informée et en accord avec les modalités financières.
lll Engagement professionnel :
La psychopraticienne s’engage à :
exercer avec conscience et humanité
maintenir un questionnement éthique permanent
actualiser ses connaissances
accepter la supervision
respecter et faire respecter le présent code de déontologie.
Ce code peut être remis à toute personne qui en fait la demande.