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L’approche corporelle et somatique
L’approche corporelle et somatique s’appuie sur la théorie polyvagale, développée par le neuroscientifique Stephen Porges. Elle aide à comprendre comment notre système nerveux réagit face à la sécurité ou au danger, et pourquoi certaines émotions ou réactions semblent surgir “malgré nous”.
Notre histoire personnelle et émotionnelle influence la manière dont notre corps répond au stress. Certaines expériences – parfois anciennes, voire oubliées – peuvent laisser des empreintes dans le corps, qui se manifestent plus tard sous forme de tensions, d’anxiété, ou d’un sentiment d’insécurité.
L’esprit et le corps sont intimement liés : comprendre nos réactions corporelles, c’est accéder à une autre forme de connaissance de soi.
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Selon la théorie polyvagale, notre système nerveux autonome (SNA) dispose de trois modes de fonctionnement, que nous activons inconsciemment selon la situation :
(ensemble de règles, jugements, valeurs, appris dans l’enfance)on se sent calme, ouvert, disponible à l’échange.
on se met en alerte, prêt à fuir ou à combattre.
quand le danger semble insurmontable, le corps se fige, se coupe du ressenti (sidération).
Ces trois réponses sont naturelles et visent notre survie. Le travail corporel consiste à reconnaître ces états, à les réguler et à revenir progressivement vers la sécurité.
Camille, 34 ans, explique qu’elle « panique » dès qu’elle sent une dispute arriver avec son conjoint. Elle sent son cœur s’emballer, sa gorge se serrer et son esprit “se vider”.
En séance, elle découvre que son corps ne réagit pas à la discussion actuelle, mais à une mémoire ancienne : dans son enfance, les disputes familiales se terminaient souvent dans la peur et la fuite. Aujourd’hui encore, son système nerveux identifie la voix forte comme un danger, et la met automatiquement en mode protection.
Grâce à des exercices de respiration et de mouvement, Camille apprend à ressentir qu’elle est en sécurité ici et maintenant. Petit à petit, son corps cesse de sur-réagir, et elle peut communiquer plus sereinement.
Ces outils activent le nerf vague, réduisent le cortisol (hormone du stress) et stimulent la libération d’ocytocine, l’hormone du lien et du bien-être.
Le système nerveux est profondément relationnel : il s’apaise dans la présence d’autrui. C’est ce qu’on appelle la co-régulation : lorsque nous sommes entourés d’une personne calme, à l’écoute, notre propre système nerveux capte ce signal de sécurité et se détend à son tour.
La sécurité ne se pense pas : elle se ressent.
En accompagnement somatique, la qualité de présence de l’accompagnant – ton de voix, regard, rythme de parole – aide la personne à se reconnecter à un état de sécurité intérieure.
L’efficacité de cette approche réside dans sa simplicité et sa profondeur : elle passe par le corps pour apaiser l’esprit. En rétablissant la connexion entre sensations, émotions et conscience, elle permet de sortir des schémas de stress ancrés depuis longtemps.
Plutôt que de “contrôler” ses réactions, la personne apprend à écouter et dialoguer avec son corps, retrouvant ainsi un sentiment durable de sécurité et de stabilité intérieure.
Stephen W. Porges, fondateur de l’approche corporelle et somatique.
Pour retrouver un équilibre, il est possible de stimuler le nerf vague, véritable “fil conducteur du calme” entre le cerveau et le corps.
Voici quelques pratiques simples et efficaces :
• Respiration lente ou cohérence cardiaque
• Chant, fredonnement, sons doux
• Mouvements lents ou balancements du corps
• Contact corporel apaisant ou douches froides
• Utilisation d’un ballon de yoga pour ressentir l’ancrage.
Ces exercices activent le système parasympathique, favorisent la libération d’ocytocine (hormone du lien) et diminuent la production de cortisol (hormone du stress).
Contact
La psychopraticienne exerce une activité d’accompagnement psychologique fondée sur l’écoute, la relation d’aide et le respect du processus de transformation de la personne.
Son éthique professionnelle s’appuie sur les valeurs humanistes, la reconnaissance de la singularité de chacun, la responsabilité, la confidentialité, ainsi que sur les apports théoriques issus des sciences humaines, de la psychologie et des pratiques psychocorporelles ou relationnelles selon sa formation.
Elle s’engage à exercer son métier avec intégrité, compétence et responsabilité.
1 – Respect de la personne et de sa singularité.
La psychopraticienne considère chaque personne comme un sujet unique, libre et responsable.
Elle respecte :
la dignité, l’intégrité et l’intimité de la personne
son rythme et son autonomie
ses convictions philosophiques, spirituelles ou religieuses
son droit à ne pas tout révéler d’elle-même
sa liberté d’interrompre l’accompagnement
2 – Intégrité de l’accompagnement.
La psychopraticienne agit exclusivement dans l’intérêt du processus d’accompagnement.
Elle s’interdit :
toute manipulation
toute influence idéologique, politique ou religieuse
toute exploitation financière, affective ou personnelle
toute relation ambiguë ou conflictuelle avec la personne accompagnée
Elle veille à ne jamais utiliser la relation d’accompagnement à des fins personnelles ou tierces.
3 – Compétence professionnelle.
La psychopraticienne fonde sa légitimité sur :
un travail approfondi sur elle-même
une formation théorique et pratique sérieuse
une supervision régulière de sa pratique
une formation continue tout au long de sa carrière
Elle connaît les limites de ses compétences et oriente vers d’autres professionnels lorsque la situation l’exige.
4 – Responsabilité.
La psychopraticienne assume la responsabilité de ses choix méthodologiques et techniques dans le cadre de sa pratique.
Elle exerce dans le respect :
de la législation en vigueur
des règles relatives au secret professionnel
de la sécurité physique et psychique des personnes
Elle demeure indépendante dans ses décisions professionnelles
1 – Cadre d’exercice.
La psychopraticienne définit un cadre clair comprenant :
la durée et la fréquence des séances
le montant des honoraires
les modalités d’annulation
les règles de confidentialité
Elle veille à maintenir une séparation claire entre sa vie privée et son activité professionnelle.
2 – Confidentialité.
La psychopraticienne est tenue au secret professionnel concernant tout ce qui est confié dans le cadre des séances.
Elle prend toutes les précautions nécessaires pour garantir :
la protection des données,
l’anonymat,
la discrétion des échanges.
Toute transmission d’information à un tiers ne peut se faire qu’avec l’accord explicite de la personne concernée, sauf obligation légale.
3 – Sécurité et non-violence
La psychopraticienne veille à ce que sa pratique :
respecte l’intégrité physique et morale des personnes,
exclue toute forme de violence,
ne mette jamais en danger la personne accompagnée ou un tiers.
4 –Abstinence de relation sexuelle
Toute relation intime ou sexuelle avec une personne accompagnée est strictement interdite.
Cette règle vise à préserver la sécurité psychique et la clarté du cadre thérapeutique.
5 –Relation avec les autres professionnels
La psychopraticienne reconnaît la complémentarité des métiers de la santé et de l’accompagnement.
Elle :
n’établit pas de diagnostic médical
n’interrompt ni ne modifie un traitement médical
invite, si nécessaire, la personne à consulter un professionnel de santé
Elle collabore dans le respect des compétences de chacun
6 –Orientation et limite de compétence
Lorsque la demande dépasse son champ de compétence (troubles psychiatriques sévères, situations d’urgence, dépendances lourdes, etc.), la psychopraticienne oriente vers des professionnels qualifiés (médecins, psychiatres, psychologues, services spécialisés).
7-Conflit d’intérêts:
La psychopraticienne :
n’accompagne pas des proches ou des personnes avec lesquelles elle entretient un lien personnel étroit
évite les situations de double relation
se récuse en cas de conflit d’intérêts
8 –Communication et information du public:
Toute communication (site internet, réseaux sociaux, supports écrits) doit être :
honnête,
mesurée,
sans promesse de résultat,
respectueuse de la dignité des personnes.
La psychopraticienne ne peut utiliser les témoignages de personnes accompagnées sans leur accord explicite.
9 –Honoraires:
Les honoraires sont fixés avec clarté et communiqués dès les premiers échanges.
La psychopraticienne s’assure que la personne est informée et en accord avec les modalités financières.
lll Engagement professionnel :
La psychopraticienne s’engage à :
exercer avec conscience et humanité
maintenir un questionnement éthique permanent
actualiser ses connaissances
accepter la supervision
respecter et faire respecter le présent code de déontologie.
Ce code peut être remis à toute personne qui en fait la demande.