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C’est quoi un trouble anxieux ?

C’est quoi un trouble anxieux ?

- Rédigé par Élodie Barth

Elément illustratif - Psy One Art - Psychopraticienne
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Dans le cours d’une vie, il est tout à fait naturel de ressentir de l’anxiété.

Elle se manifeste souvent face Ă  un danger, un changement, ou une situation stressante.

Elle peut être bénéfique : un signal d’alarme qui nous pousse à réagir, à éviter un danger ou à résoudre un problème. Mais que se passe-t-il lorsque cette anxiété devient trop envahissante ?

 C’est lĂ  qu’on parle de trouble anxieux.

Quand l’anxiété devient un trouble

De nombreuses personnes décrivent leur état anxieux par des expressions comme :

« Je suis à cran », « stressé(e) », « tendu(e) », « inquiet(e) », ou encore « épuisé(e) émotionnellement ».

Ces ressentis, bien qu’inconfortables, sont souvent passagers.

 En revanche, les troubles anxieux se caractĂ©risent par une anxiĂ©tĂ© intense, persistante, et difficile Ă  contrĂ´ler.

Ils ne sont pas simplement liés à un stress ponctuel : ils s’installent dans le quotidien et peuvent impacter profondément la qualité de vie.

Trois éléments permettent de distinguer un trouble anxieux d’une anxiété « normale » :

  • La gravitĂ© des symptĂ´mes
  • Leur durĂ©e dans le temps
  • Leur impact sur la vie professionnelle, sociale ou personnelle

Les effets de l’anxiĂ©tĂ© sur le mental et le comportement :

Un trouble anxieux ne se manifeste pas uniquement par des pensées inquiètes.

 Il peut altĂ©rer plusieurs sphères du fonctionnement psychique :

Sur le plan cognitif :Sur le plan émotionnel :Sur le plan comportemental :
Ruminations mentales
Pensées envahissantes ou obsédantes
Difficultés de concentration
Troubles de la mémoire
Indécision, confusion
Rêves intenses ou dérangeants
Peurs irrationnelles ou excessives (parfois en lien avec des événements passés ou anticipés)
Irritabilité, impatience, colère soudaine
Hypervigilance, sentiment d’insécurité permanent
Évitement de certaines situations ou lieux
Comportements compulsifs ou obsessionnels
Détresse marquée dans les contextes sociaux
Troubles du sommeil
Consommation accrue d’alcool ou d’autres substances pour apaiser l’anxiété

Quels sont les symptĂ´mes physiques ?

L’anxiété peut aussi se traduire corporellement, parfois de façon impressionnante. Les symptômes physiques les plus courants incluent :

  • Fatigue persistante, mĂŞme au rĂ©veil
  • AccĂ©lĂ©ration du rythme cardiaque, douleurs thoraciques
  • Sensation d’étouffement, respiration courte ou rapide
  • Vertiges, maux de tĂŞte
  • Transpiration excessive, picotements, engourdissements

Ces manifestations peuvent être très déstabilisantes pour la personne qui les vit, surtout lorsqu’elles surviennent sans raison apparente ou dans un contexte qui ne semble pas menaçant.


Trouble anxieux : en parler, c’est déjà avancer

Si vous vous reconnaissez dans ces descriptions, ou si vous sentez que votre anxiété prend trop de place dans votre vie, sachez que vous n’êtes pas seul(e). Les troubles anxieux sont fréquents et peuvent être accompagnés efficacement.

Prendre soin de votre santé mentale, c’est aussi prendre soin de votre vie.

* Cet article a une visée informative et ne remplace en aucun cas un avis ou un suivi médical.

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Code de déontologie de la psychopraticienne

Préambule

La psychopraticienne exerce une activité d’accompagnement psychologique fondée sur l’écoute, la relation d’aide et le respect du processus de transformation de la personne.

Son éthique professionnelle s’appuie sur les valeurs humanistes, la reconnaissance de la singularité de chacun, la responsabilité, la confidentialité, ainsi que sur les apports théoriques issus des sciences humaines, de la psychologie et des pratiques psychocorporelles ou relationnelles selon sa formation.

Elle s’engage à exercer son métier avec intégrité, compétence et responsabilité.

l Principes éthiques fondamentaux

1 – Respect de la personne et de sa singularité.

La psychopraticienne considère chaque personne comme un sujet unique, libre et responsable.

Elle respecte :

  • la dignitĂ©, l’intĂ©gritĂ© et l’intimitĂ© de la personne

  • son rythme et son autonomie

  • ses convictions philosophiques, spirituelles ou religieuses

  • son droit Ă  ne pas tout rĂ©vĂ©ler d’elle-mĂŞme

  • sa libertĂ© d’interrompre l’accompagnement

  • Elle s’engage Ă  favoriser l’autonomie et la capacitĂ© de discernement de la personne accompagnĂ©e

2 – IntĂ©gritĂ© de l’accompagnement.

La psychopraticienne agit exclusivement dans l’intérêt du processus d’accompagnement.

Elle s’interdit :

  • toute manipulation

  • toute influence idĂ©ologique, politique ou religieuse

  • toute exploitation financière, affective ou personnelle

  • toute relation ambiguĂ« ou conflictuelle avec la personne accompagnĂ©e

Elle veille à ne jamais utiliser la relation d’accompagnement à des fins personnelles ou tierces.

3 – Compétence professionnelle.

La psychopraticienne fonde sa légitimité sur :

 

  • un travail approfondi sur elle-mĂŞme

  • une formation thĂ©orique et pratique sĂ©rieuse

  • une supervision rĂ©gulière de sa pratique

  • une formation continue tout au long de sa carrière

Elle connaît les limites de ses compétences et oriente vers d’autres professionnels lorsque la situation l’exige.

4 – Responsabilité.

La psychopraticienne assume la responsabilité de ses choix méthodologiques et techniques dans le cadre de sa pratique.

Elle exerce dans le respect :

  • de la lĂ©gislation en vigueur

  • des règles relatives au secret professionnel

  • de la sĂ©curitĂ© physique et psychique des personnes

Elle demeure indépendante dans ses décisions professionnelles

 

ll Règles déontologiques

1 – Cadre d’exercice.

La psychopraticienne définit un cadre clair comprenant :

  • la durĂ©e et la frĂ©quence des sĂ©ances

  • le montant des honoraires

  • les modalitĂ©s d’annulation

  • les règles de confidentialitĂ©

Elle veille à maintenir une séparation claire entre sa vie privée et son activité professionnelle.

2 – Confidentialité.

La psychopraticienne est tenue au secret professionnel concernant tout ce qui est confié dans le cadre des séances.

Elle prend toutes les précautions nécessaires pour garantir :

  • la protection des donnĂ©es,

  • l’anonymat,

  • la discrĂ©tion des Ă©changes.

Toute transmission d’information à un tiers ne peut se faire qu’avec l’accord explicite de la personne concernée, sauf obligation légale.

3 – Sécurité et non-violence

La psychopraticienne veille Ă  ce que sa pratique :

  • respecte l’intĂ©gritĂ© physique et morale des personnes,

  • exclue toute forme de violence,

  • ne mette jamais en danger la personne accompagnĂ©e ou un tiers.

4 –Abstinence de relation sexuelle

Toute relation intime ou sexuelle avec une personne accompagnée est strictement interdite.

Cette règle vise à préserver la sécurité psychique et la clarté du cadre thérapeutique.

5 –Relation avec les autres professionnels

La psychopraticienne reconnaît la complémentarité des métiers de la santé et de l’accompagnement.

Elle :

  • n’établit pas de diagnostic mĂ©dical

  • n’interrompt ni ne modifie un traitement mĂ©dical

  • invite, si nĂ©cessaire, la personne Ă  consulter un professionnel de santĂ©

Elle collabore dans le respect des compétences de chacun

6 –Orientation et limite de compétence

Lorsque la demande dépasse son champ de compétence (troubles psychiatriques sévères, situations d’urgence, dépendances lourdes, etc.), la psychopraticienne oriente vers des professionnels qualifiés (médecins, psychiatres, psychologues, services spécialisés).

7-Conflit d’intĂ©rĂŞts:

La psychopraticienne :

  • n’accompagne pas des proches ou des personnes avec lesquelles elle entretient un lien personnel Ă©troit

  • Ă©vite les situations de double relation

  • se rĂ©cuse en cas de conflit d’intĂ©rĂŞts

8 –Communication et information du public:

Toute communication (site internet, réseaux sociaux, supports écrits) doit être :

  • honnĂŞte,

  • mesurĂ©e,

  • sans promesse de rĂ©sultat,

  • respectueuse de la dignitĂ© des personnes.

La psychopraticienne ne peut utiliser les témoignages de personnes accompagnées sans leur accord explicite.

9 –Honoraires:

Les honoraires sont fixés avec clarté et communiqués dès les premiers échanges.

La psychopraticienne s’assure que la personne est informée et en accord avec les modalités financières.

lll Engagement professionnel :

La psychopraticienne s’engage à :

  • exercer avec conscience et humanitĂ©

  • maintenir un questionnement Ă©thique permanent

  • actualiser ses connaissances

  • accepter la supervision

  • respecter et faire respecter le prĂ©sent code de dĂ©ontologie.

Ce code peut ĂŞtre remis Ă  toute personne qui en fait la demande.