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Hyperphagie : quand manger devient un refuge

Hyperphagie : quand manger devient un refuge

- Rédigé par Élodie Barth

Elément illustratif - Psy One Art - Psychopraticienne
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Tout le monde peut avoir envie de manger un peu plus que de raison, surtout en période de stress, d’ennui ou de fatigue. Mais lorsqu’une personne perd régulièrement le contrôle de son alimentation, au point d’en souffrir psychologiquement, il peut s’agir d’hyperphagie.


Qu’est-ce que l’hyperphagie boulimique ?

L’hyperphagie, ou trouble d’hyperphagie boulimique, est un trouble du comportement alimentaire (TCA) caractérisé par des épisodes de prises alimentaires excessives, en grande quantité et dans un temps réduit, sans comportements compensatoires (comme le vomissement, le sport excessif ou le jeûne).

Contrairement à la boulimie, la personne ne cherche pas à « annuler » ce qu’elle a mangé. Elle garde tout pour elle… ainsi que la culpabilité et la souffrance qui suivent.


Les signes de l’hyperphagie

Les crises d’hyperphagie surviennent souvent de manière impulsive ou incontrôlable. Voici les signes les plus fréquents :

  • Ingestion rapide et excessive de nourriture, souvent jusqu’à l’inconfort physique
  • Sensation de perte de contrôle pendant la crise (« je n’arrive pas à m’arrêter »)
  • Absence de faim réelle au moment de manger
  • Crises souvent déclenchées par une émotion : stress, anxiété, solitude, vide intérieur
  • Sentiment de honte, de culpabilité ou de tristesse après la crise
  • Tendance à cacher son comportement alimentaire ou à manger seul(e)

Hyperphagie : quand manger devient un refuge

Conséquences sur la santé et le mental

L’hyperphagie peut avoir un impact important, tant sur le corps que sur le bien-être psychologique :

  • Prise de poids parfois rapide ou importante
  • Troubles digestifs, fatigue, douleurs
  • Estime de soi dégradée, image corporelle très négative
  • Anxiété, dépression, isolement social
  • Cercle vicieux : plus on mange pour calmer une émotion, plus on se sent mal ensuite… ce qui déclenche une nouvelle crise

Ce que l’hyperphagie n’est pas

  • Ce n’est pas un manque de volonté
  • Ce n’est pas “juste” de la gourmandise
  • Ce n’est pas une phase passagère pour ceux qui en souffrent au quotidien

C’est un trouble réel, profond, souvent lié à des émotions refoulées, des traumas, ou une difficulté à gérer l’angoisse autrement que par la nourriture.


Peut-on s’en sortir ?

Oui. L’hyperphagie n’est pas une fatalité.

Un accompagnement thérapeutique adapté (psychologue, psychopraticien, nutritionniste spécialisé TCA…) peut aider à :

  • Identifier les émotions sous-jacentes aux crises
  • Travailler sur l’estime de soi et la relation au corps
  • Trouver des stratégies alternatives à la gestion du stress et des émotions
  • Revenir à une alimentation plus intuitive, sans culpabilité

En résumé

Hyperphagie, c’est…Et pour avancer…
Manger sans faim, par besoin émotionnelApprendre à décoder ses émotions
Une souffrance souvent cachéeSe faire accompagner sans jugement
Un trouble courant, mais peu connuSe reconnecter à son corps avec bienveillance

* Cet article a une visée informative et ne remplace en aucun cas un avis ou un suivi médical.

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Code de déontologie de la psychopraticienne

Préambule

La psychopraticienne exerce une activité d’accompagnement psychologique fondée sur l’écoute, la relation d’aide et le respect du processus de transformation de la personne.

Son éthique professionnelle s’appuie sur les valeurs humanistes, la reconnaissance de la singularité de chacun, la responsabilité, la confidentialité, ainsi que sur les apports théoriques issus des sciences humaines, de la psychologie et des pratiques psychocorporelles ou relationnelles selon sa formation.

Elle s’engage à exercer son métier avec intégrité, compétence et responsabilité.

l Principes éthiques fondamentaux

1 – Respect de la personne et de sa singularité.

La psychopraticienne considère chaque personne comme un sujet unique, libre et responsable.

Elle respecte :

  • la dignité, l’intégrité et l’intimité de la personne

  • son rythme et son autonomie

  • ses convictions philosophiques, spirituelles ou religieuses

  • son droit à ne pas tout révéler d’elle-même

  • sa liberté d’interrompre l’accompagnement

  • Elle s’engage à favoriser l’autonomie et la capacité de discernement de la personne accompagnée

2 – Intégrité de l’accompagnement.

La psychopraticienne agit exclusivement dans l’intérêt du processus d’accompagnement.

Elle s’interdit :

  • toute manipulation

  • toute influence idéologique, politique ou religieuse

  • toute exploitation financière, affective ou personnelle

  • toute relation ambiguë ou conflictuelle avec la personne accompagnée

Elle veille à ne jamais utiliser la relation d’accompagnement à des fins personnelles ou tierces.

3 – Compétence professionnelle.

La psychopraticienne fonde sa légitimité sur :

 

  • un travail approfondi sur elle-même

  • une formation théorique et pratique sérieuse

  • une supervision régulière de sa pratique

  • une formation continue tout au long de sa carrière

Elle connaît les limites de ses compétences et oriente vers d’autres professionnels lorsque la situation l’exige.

4 – Responsabilité.

La psychopraticienne assume la responsabilité de ses choix méthodologiques et techniques dans le cadre de sa pratique.

Elle exerce dans le respect :

  • de la législation en vigueur

  • des règles relatives au secret professionnel

  • de la sécurité physique et psychique des personnes

Elle demeure indépendante dans ses décisions professionnelles

 

ll Règles déontologiques

1 – Cadre d’exercice.

La psychopraticienne définit un cadre clair comprenant :

  • la durée et la fréquence des séances

  • le montant des honoraires

  • les modalités d’annulation

  • les règles de confidentialité

Elle veille à maintenir une séparation claire entre sa vie privée et son activité professionnelle.

2 – Confidentialité.

La psychopraticienne est tenue au secret professionnel concernant tout ce qui est confié dans le cadre des séances.

Elle prend toutes les précautions nécessaires pour garantir :

  • la protection des données,

  • l’anonymat,

  • la discrétion des échanges.

Toute transmission d’information à un tiers ne peut se faire qu’avec l’accord explicite de la personne concernée, sauf obligation légale.

3 – Sécurité et non-violence

La psychopraticienne veille à ce que sa pratique :

  • respecte l’intégrité physique et morale des personnes,

  • exclue toute forme de violence,

  • ne mette jamais en danger la personne accompagnée ou un tiers.

4 –Abstinence de relation sexuelle

Toute relation intime ou sexuelle avec une personne accompagnée est strictement interdite.

Cette règle vise à préserver la sécurité psychique et la clarté du cadre thérapeutique.

5 –Relation avec les autres professionnels

La psychopraticienne reconnaît la complémentarité des métiers de la santé et de l’accompagnement.

Elle :

  • n’établit pas de diagnostic médical

  • n’interrompt ni ne modifie un traitement médical

  • invite, si nécessaire, la personne à consulter un professionnel de santé

Elle collabore dans le respect des compétences de chacun

6 –Orientation et limite de compétence

Lorsque la demande dépasse son champ de compétence (troubles psychiatriques sévères, situations d’urgence, dépendances lourdes, etc.), la psychopraticienne oriente vers des professionnels qualifiés (médecins, psychiatres, psychologues, services spécialisés).

7-Conflit d’intérêts:

La psychopraticienne :

  • n’accompagne pas des proches ou des personnes avec lesquelles elle entretient un lien personnel étroit

  • évite les situations de double relation

  • se récuse en cas de conflit d’intérêts

8 –Communication et information du public:

Toute communication (site internet, réseaux sociaux, supports écrits) doit être :

  • honnête,

  • mesurée,

  • sans promesse de résultat,

  • respectueuse de la dignité des personnes.

La psychopraticienne ne peut utiliser les témoignages de personnes accompagnées sans leur accord explicite.

9 –Honoraires:

Les honoraires sont fixés avec clarté et communiqués dès les premiers échanges.

La psychopraticienne s’assure que la personne est informée et en accord avec les modalités financières.

lll Engagement professionnel :

La psychopraticienne s’engage à :

  • exercer avec conscience et humanité

  • maintenir un questionnement éthique permanent

  • actualiser ses connaissances

  • accepter la supervision

  • respecter et faire respecter le présent code de déontologie.

Ce code peut être remis à toute personne qui en fait la demande.