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Comment combattre les addictions ?

Comment combattre les addictions ?

- Rédigé par Élodie Barth

Elément illustratif - Psy One Art - Psychopraticienne
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Les conduites addictives regroupent l’ensemble des dépendances liées à des substances (alcool, tabac, drogues, médicaments…) ou à certains comportements (alimentation compulsive, consommation excessive de produits psychoactifs…).


Ces dépendances peuvent s’installer progressivement, parfois de manière silencieuse, jusqu’à altérer la santé, les capacités professionnelles et la vie personnelle. Comprendre comment elles fonctionnent est la première étape pour agir.


Qu’est-ce qu’une addiction ?

Il est parfois difficile de distinguer une consommation « habituelle » d’une véritable dépendance. Pourtant, plusieurs critères permettent d’identifier une conduite addictive.

 Perte de contrôle

La personne consomme même lorsqu’elle sait que cela lui nuit, et ressent une difficulté croissante à limiter sa prise.

Besoin impérieux et exclusif

La substance devient un moyen unique de ressentir du plaisir ou de faire face à une émotion inconfortable. Elle devient indispensable et non substituable.

Conséquences sur la santé physique ou psychique

Lorsqu’il y a dépendance :

  • le manque peut provoquer des symptômes physiques (tremblements, crampes, anxiété, insomnie, nausées…),
  • ou des symptômes psychiques (envies irrépressibles, agitation, besoin compulsif).

Plus la dépendance s’installe, plus la consommation semble « nécessaire » pour fonctionner.


Pourquoi certaines substances deviennent-elles addictives ?

Les produits psychoactifs — alcool, tabac, cannabis, certains médicaments — agissent directement sur le cerveau.
Ils peuvent :

  • calmer l’anxiété,
  • diminuer le stress,
  • donner une impression d’énergie ou de confiance,
  • réduire temporairement la charge mentale,
  • anesthésier des émotions douloureuses.

C’est précisément ce soulagement rapide qui contribue à installer le cycle de dépendance : plus on en consomme pour faire face à une difficulté, plus l’organisme s’y habitue… et plus il en redemande.


Les conséquences au travail : des risques majeurs

Les effets des substances psychoactives ne se limitent pas à la santé : ils peuvent compromettre la sécurité, la concentration et l’efficacité professionnelle.

Parmi les impacts les plus fréquents :

  • baisse de vigilance,
  • chutes ou accidents,
  • gestes moins précis, perte de coordination,
  • diminution de la force et du temps de réaction,
  • erreurs liées à l’oubli ou à la confusion,
  • comportements désinhibés, parfois dangereux,
  • mauvaise évaluation des risques.

Dans certains métiers — notamment ceux nécessitant une habilitation, la conduite d’engins, des responsabilités techniques ou un haut niveau d’attention — ces conséquences peuvent être dramatiques.


Comment combattre les addictions ?

Les implications professionnelles et disciplinaires

Si un test confirme une consommation d’alcool ou de drogue sur le lieu de travail, l’entreprise peut être amenée à :

  • vous retirer temporairement ou définitivement du poste occupé,
  • suspendre vos habilitations,
  • appliquer une sanction disciplinaire.

Selon la gravité des faits :

  • cela peut aller d’un avertissement à un licenciement.

Mais au-delà de la sanction, il est essentiel de garder en tête que ce type de situation met en danger votre santé, votre avenir professionnel et la sécurité de vos collègues.


Parler, demander de l’aide : un acte de courage, jamais une faute

Signaler une difficulté, alerter sa hiérarchie ou demander un accompagnement ne peut en aucun cas Ãªtre reproché au salarié.
Au contraire : ces démarches témoignent d’une volonté de se protéger et de réduire les risques.


Quelles solutions pour se faire accompagner ?

Plusieurs interlocuteurs peuvent vous aider, dans la confidentialité la plus stricte.

 Le médecin du travail

C’est un partenaire clé.
Il peut :

  • écouter sans jugement,
  • conseiller,
  • orienter vers des structures spécialisées,
  • proposer des aménagements temporaires du poste si nécessaire.

Le secret médical garantit la confidentialité totale de vos échanges.


 Le médecin traitant

Il peut vous accompagner dans le sevrage, adapter les traitements, surveiller les effets des médicaments ou proposer un suivi psychologique.


Les formations et actions de prévention

Certaines entreprises ou services de santé proposent :

  • des ateliers sur les risques liés aux addictions,
  • des interventions de spécialistes,
  • des programmes d’aide et d’écoute,
  • des outils pour mieux gérer stress et émotions.

Comprendre les mécanismes de l’addiction aide à reprendre la main sur des comportements qui semblaient incontrôlables.


Se libérer d’une addiction : un chemin possible pour tous

L’addiction est une maladie, pas un manque de volonté.
Chercher de l’aide, reconnaître sa difficulté, s’informer ou simplement en parler constitue un premier pas important.
Avec un accompagnement adapté, un soutien médical et un environnement non jugeant, il est possible de retrouver une vie plus stable, plus sereine et plus sécurisée.

* Cet article a une visée informative et ne remplace en aucun cas un avis ou un suivi médical.

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Contact

Code de déontologie de la psychopraticienne

Préambule

La psychopraticienne exerce une activité d’accompagnement psychologique fondée sur l’écoute, la relation d’aide et le respect du processus de transformation de la personne.

Son éthique professionnelle s’appuie sur les valeurs humanistes, la reconnaissance de la singularité de chacun, la responsabilité, la confidentialité, ainsi que sur les apports théoriques issus des sciences humaines, de la psychologie et des pratiques psychocorporelles ou relationnelles selon sa formation.

Elle s’engage à exercer son métier avec intégrité, compétence et responsabilité.

l Principes éthiques fondamentaux

1 – Respect de la personne et de sa singularité.

La psychopraticienne considère chaque personne comme un sujet unique, libre et responsable.

Elle respecte :

  • la dignité, l’intégrité et l’intimité de la personne

  • son rythme et son autonomie

  • ses convictions philosophiques, spirituelles ou religieuses

  • son droit à ne pas tout révéler d’elle-même

  • sa liberté d’interrompre l’accompagnement

  • Elle s’engage à favoriser l’autonomie et la capacité de discernement de la personne accompagnée

2 – Intégrité de l’accompagnement.

La psychopraticienne agit exclusivement dans l’intérêt du processus d’accompagnement.

Elle s’interdit :

  • toute manipulation

  • toute influence idéologique, politique ou religieuse

  • toute exploitation financière, affective ou personnelle

  • toute relation ambiguë ou conflictuelle avec la personne accompagnée

Elle veille à ne jamais utiliser la relation d’accompagnement à des fins personnelles ou tierces.

3 – Compétence professionnelle.

La psychopraticienne fonde sa légitimité sur :

 

  • un travail approfondi sur elle-même

  • une formation théorique et pratique sérieuse

  • une supervision régulière de sa pratique

  • une formation continue tout au long de sa carrière

Elle connaît les limites de ses compétences et oriente vers d’autres professionnels lorsque la situation l’exige.

4 – Responsabilité.

La psychopraticienne assume la responsabilité de ses choix méthodologiques et techniques dans le cadre de sa pratique.

Elle exerce dans le respect :

  • de la législation en vigueur

  • des règles relatives au secret professionnel

  • de la sécurité physique et psychique des personnes

Elle demeure indépendante dans ses décisions professionnelles

 

ll Règles déontologiques

1 – Cadre d’exercice.

La psychopraticienne définit un cadre clair comprenant :

  • la durée et la fréquence des séances

  • le montant des honoraires

  • les modalités d’annulation

  • les règles de confidentialité

Elle veille à maintenir une séparation claire entre sa vie privée et son activité professionnelle.

2 – Confidentialité.

La psychopraticienne est tenue au secret professionnel concernant tout ce qui est confié dans le cadre des séances.

Elle prend toutes les précautions nécessaires pour garantir :

  • la protection des données,

  • l’anonymat,

  • la discrétion des échanges.

Toute transmission d’information à un tiers ne peut se faire qu’avec l’accord explicite de la personne concernée, sauf obligation légale.

3 – Sécurité et non-violence

La psychopraticienne veille à ce que sa pratique :

  • respecte l’intégrité physique et morale des personnes,

  • exclue toute forme de violence,

  • ne mette jamais en danger la personne accompagnée ou un tiers.

4 –Abstinence de relation sexuelle

Toute relation intime ou sexuelle avec une personne accompagnée est strictement interdite.

Cette règle vise à préserver la sécurité psychique et la clarté du cadre thérapeutique.

5 –Relation avec les autres professionnels

La psychopraticienne reconnaît la complémentarité des métiers de la santé et de l’accompagnement.

Elle :

  • n’établit pas de diagnostic médical

  • n’interrompt ni ne modifie un traitement médical

  • invite, si nécessaire, la personne à consulter un professionnel de santé

Elle collabore dans le respect des compétences de chacun

6 –Orientation et limite de compétence

Lorsque la demande dépasse son champ de compétence (troubles psychiatriques sévères, situations d’urgence, dépendances lourdes, etc.), la psychopraticienne oriente vers des professionnels qualifiés (médecins, psychiatres, psychologues, services spécialisés).

7-Conflit d’intérêts:

La psychopraticienne :

  • n’accompagne pas des proches ou des personnes avec lesquelles elle entretient un lien personnel étroit

  • évite les situations de double relation

  • se récuse en cas de conflit d’intérêts

8 –Communication et information du public:

Toute communication (site internet, réseaux sociaux, supports écrits) doit être :

  • honnête,

  • mesurée,

  • sans promesse de résultat,

  • respectueuse de la dignité des personnes.

La psychopraticienne ne peut utiliser les témoignages de personnes accompagnées sans leur accord explicite.

9 –Honoraires:

Les honoraires sont fixés avec clarté et communiqués dès les premiers échanges.

La psychopraticienne s’assure que la personne est informée et en accord avec les modalités financières.

lll Engagement professionnel :

La psychopraticienne s’engage à :

  • exercer avec conscience et humanité

  • maintenir un questionnement éthique permanent

  • actualiser ses connaissances

  • accepter la supervision

  • respecter et faire respecter le présent code de déontologie.

Ce code peut être remis à toute personne qui en fait la demande.