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Comment gérer les interruptions incessantes au travail pour réduire l’anxiété et le stress ?

Comment gérer les interruptions incessantes au travail pour réduire l’anxiété et le stress ?

- Rédigé par Élodie Barth

Elément illustratif - Psy One Art - Psychopraticienne
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Les interruptions font désormais partie du quotidien professionnel : notifications, messages instantanés, appels, sollicitations des collègues… Elles fragmentent notre attention, augmentent la charge mentale et peuvent devenir une source importante de stress.
Apprendre à limiter ces intrusions et à mieux y réagir permet de préserver sa concentration et de retrouver un rythme de travail plus serein.


Pourquoi les interruptions posent problème ?

Une coupure, même de quelques secondes, oblige le cerveau à se « réancrer » dans la tâche en cours. Plus ces interruptions sont fréquentes, plus elles ralentissent l’exécution du travail, augmentent la fatigue mentale et génèrent un sentiment de perte de contrôle.

Lorsque ces situations deviennent répétitives, elles peuvent provoquer :

  • Stress et irritabilité
  • Difficultés à se concentrer
  • Impression d’être toujours en retard
  • Anxiété liée à la surcharge cognitive

Gérer les interruptions est donc essentiel pour protéger son efficacité… et son bien-être.


Deux leviers pour limiter l’impact des interruptions

Il existe deux stratégies complémentaires : réduire les sources d’interruption et atténuer leurs effets lorsqu’elles sont inévitables.


1. Réduire le nombre de sources d’interruption

Pour les tâches demandant une attention soutenue, il est important de créer des conditions favorables à la concentration.

Quelques actions simples mais efficaces :

  • Mettre en silencieux le téléphone, la messagerie interne et les notifications
  • Fermer toutes les pages web inutiles, en particulier la boîte mail
  • Bloquer un créneau dédié à la tâche prioritaire
  • Informer ses collègues de son indisponibilité temporaire, notamment pour éviter les sollicitations non urgentes

Ces ajustements permettent au cerveau de travailler sans surcharge ni distraction continue.


2. Réduire l’effet des interruptions inévitables

Il arrive que certaines coupures ne puissent pas être évitées. Dans ce cas, l’objectif est d’en limiter l’impact sur la concentration.

Pour cela :

  • Mettre en pause les activités secondaires pour rester centré(e) sur l’essentiel
  • Entraîner progressivement ses capacités attentionnelles : rester concentré(e) de plus en plus longtemps sur une tâche précise
  • Travailler son inhibition mentale, c’est-à-dire la capacité à ignorer les stimuli non pertinents

Développer ces compétences permet de revenir plus facilement à la tâche après une interruption.


Comment gérer les interruptions incessantes au travail pour réduire l’anxiété et le stress ?

Gérer les interruptions en télétravail

Le télétravail n’épargne pas les coupures – parfois même, il en génère davantage : enfants, bruits domestiques, allées et venues, absence d’espace dédié…

Pour préserver une concentration durable, quelques aménagements sont utiles :

  • Prévoir des solutions de garde ou d’organisation pour réduire les interruptions familiales
  • Créer un espace de travail identifiable, même modeste, pour ancrer un cadre professionnel
  • Définir des plages horaires claires et les communiquer à son entourage

Une bonne organisation domestique contribue autant que l’organisation professionnelle à réduire le stress lié aux interruptions.


Reprendre la main sur son attention

Maîtriser les interruptions n’est pas qu’une question de technique : c’est aussi un moyen de retrouver une sensation de contrôle et de réduire la pression quotidienne.
En agissant à la fois sur l’environnement et sur ses propres capacités attentionnelles, il devient possible de travailler plus sereinement, avec moins d’anxiété et plus d’efficacité.

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Code de déontologie de la psychopraticienne

Préambule

La psychopraticienne exerce une activité d’accompagnement psychologique fondée sur l’écoute, la relation d’aide et le respect du processus de transformation de la personne.

Son éthique professionnelle s’appuie sur les valeurs humanistes, la reconnaissance de la singularité de chacun, la responsabilité, la confidentialité, ainsi que sur les apports théoriques issus des sciences humaines, de la psychologie et des pratiques psychocorporelles ou relationnelles selon sa formation.

Elle s’engage à exercer son métier avec intégrité, compétence et responsabilité.

l Principes éthiques fondamentaux

1 – Respect de la personne et de sa singularité.

La psychopraticienne considère chaque personne comme un sujet unique, libre et responsable.

Elle respecte :

  • la dignité, l’intégrité et l’intimité de la personne

  • son rythme et son autonomie

  • ses convictions philosophiques, spirituelles ou religieuses

  • son droit à ne pas tout révéler d’elle-même

  • sa liberté d’interrompre l’accompagnement

  • Elle s’engage à favoriser l’autonomie et la capacité de discernement de la personne accompagnée

2 – Intégrité de l’accompagnement.

La psychopraticienne agit exclusivement dans l’intérêt du processus d’accompagnement.

Elle s’interdit :

  • toute manipulation

  • toute influence idéologique, politique ou religieuse

  • toute exploitation financière, affective ou personnelle

  • toute relation ambiguë ou conflictuelle avec la personne accompagnée

Elle veille à ne jamais utiliser la relation d’accompagnement à des fins personnelles ou tierces.

3 – Compétence professionnelle.

La psychopraticienne fonde sa légitimité sur :

 

  • un travail approfondi sur elle-même

  • une formation théorique et pratique sérieuse

  • une supervision régulière de sa pratique

  • une formation continue tout au long de sa carrière

Elle connaît les limites de ses compétences et oriente vers d’autres professionnels lorsque la situation l’exige.

4 – Responsabilité.

La psychopraticienne assume la responsabilité de ses choix méthodologiques et techniques dans le cadre de sa pratique.

Elle exerce dans le respect :

  • de la législation en vigueur

  • des règles relatives au secret professionnel

  • de la sécurité physique et psychique des personnes

Elle demeure indépendante dans ses décisions professionnelles

 

ll Règles déontologiques

1 – Cadre d’exercice.

La psychopraticienne définit un cadre clair comprenant :

  • la durée et la fréquence des séances

  • le montant des honoraires

  • les modalités d’annulation

  • les règles de confidentialité

Elle veille à maintenir une séparation claire entre sa vie privée et son activité professionnelle.

2 – Confidentialité.

La psychopraticienne est tenue au secret professionnel concernant tout ce qui est confié dans le cadre des séances.

Elle prend toutes les précautions nécessaires pour garantir :

  • la protection des données,

  • l’anonymat,

  • la discrétion des échanges.

Toute transmission d’information à un tiers ne peut se faire qu’avec l’accord explicite de la personne concernée, sauf obligation légale.

3 – Sécurité et non-violence

La psychopraticienne veille à ce que sa pratique :

  • respecte l’intégrité physique et morale des personnes,

  • exclue toute forme de violence,

  • ne mette jamais en danger la personne accompagnée ou un tiers.

4 –Abstinence de relation sexuelle

Toute relation intime ou sexuelle avec une personne accompagnée est strictement interdite.

Cette règle vise à préserver la sécurité psychique et la clarté du cadre thérapeutique.

5 –Relation avec les autres professionnels

La psychopraticienne reconnaît la complémentarité des métiers de la santé et de l’accompagnement.

Elle :

  • n’établit pas de diagnostic médical

  • n’interrompt ni ne modifie un traitement médical

  • invite, si nécessaire, la personne à consulter un professionnel de santé

Elle collabore dans le respect des compétences de chacun

6 –Orientation et limite de compétence

Lorsque la demande dépasse son champ de compétence (troubles psychiatriques sévères, situations d’urgence, dépendances lourdes, etc.), la psychopraticienne oriente vers des professionnels qualifiés (médecins, psychiatres, psychologues, services spécialisés).

7-Conflit d’intérêts:

La psychopraticienne :

  • n’accompagne pas des proches ou des personnes avec lesquelles elle entretient un lien personnel étroit

  • évite les situations de double relation

  • se récuse en cas de conflit d’intérêts

8 –Communication et information du public:

Toute communication (site internet, réseaux sociaux, supports écrits) doit être :

  • honnête,

  • mesurée,

  • sans promesse de résultat,

  • respectueuse de la dignité des personnes.

La psychopraticienne ne peut utiliser les témoignages de personnes accompagnées sans leur accord explicite.

9 –Honoraires:

Les honoraires sont fixés avec clarté et communiqués dès les premiers échanges.

La psychopraticienne s’assure que la personne est informée et en accord avec les modalités financières.

lll Engagement professionnel :

La psychopraticienne s’engage à :

  • exercer avec conscience et humanité

  • maintenir un questionnement éthique permanent

  • actualiser ses connaissances

  • accepter la supervision

  • respecter et faire respecter le présent code de déontologie.

Ce code peut être remis à toute personne qui en fait la demande.