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Comment se protéger du harcèlement professionnel ?

Comment se protéger du harcèlement professionnel ?

- Rédigé par Élodie Barth

Elément illustratif - Psy One Art - Psychopraticienne
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Les relations au travail jouent un rôle central dans le bien-être et la motivation. Si beaucoup de salariés bénéficient d’un environnement sain, il arrive que certaines interactions deviennent toxiques au point de rendre la vie professionnelle difficile, voire insupportable.
Comprendre ce qu’est le harcèlement moral, savoir reconnaître les signes et connaître les leviers d’action est indispensable pour se protéger et agir à temps.


Qu’appelle-t-on harcèlement moral au travail ?

La loi définit le harcèlement moral comme des agissements répétés, commis par un collègue, un supérieur ou l’employeur, qui entraînent une dégradation des conditions de travail et portent atteinte :

  • Ă  la dignitĂ© de la personne,
  • Ă  ses droits,
  • Ă  sa santĂ© physique ou mentale,
  • ou compromettent son avenir professionnel.

Important : l’intention de nuire n’a pas besoin d’être prouvĂ©e pour que la situation soit reconnue comme du harcèlement. C’est l’effet sur la victime qui est dĂ©terminant.


Des comportements parfois subtils mais destructeurs

Le harcèlement moral ne se manifeste pas toujours de manière brutale. Il peut s’exprimer à travers des gestes, des attitudes ou des stratégies relationnelles répétées, destinées à déstabiliser, isoler ou discréditer une personne.

 Les techniques de dĂ©stabilisation

Elles incluent par exemple :

  • ne plus vous adresser la parole ou vous parler uniquement par Ă©crit,
  • faire comme si vous n’existiez pas lors de rĂ©unions ou d’échanges,
  • adopter des attitudes mĂ©prisantes (soupirs, regards dĂ©tournĂ©s, sarcasmes),
  • poser sur votre bureau des documents de manière agressive.

Les attaques liées au travail

Elles peuvent concerner :

  • la demande de tâches irrĂ©alisables, incohĂ©rentes ou dĂ©pourvues de sens,
  • la critique systĂ©matique de votre travail, mĂŞme sans fondement,
  • la mise en Ă©chec volontaire (dĂ©lais impossibles, injonctions contradictoires).

Les techniques punitives

Il peut s’agir de :

  • pressions destinĂ©es Ă  provoquer l’erreur, puis reproches pour ces mĂŞmes fautes,
  • remarques humiliantes en public,
  • sanctions injustifiĂ©es ou menaces Ă  rĂ©pĂ©tition.

L’isolement social ou professionnel

C’est l’un des signes les plus caractĂ©ristiques :

  • exclusion des rĂ©unions,
  • omission volontaire d’informations essentielles,
  • absence de tâches confiĂ©es (“placardisation”),
  • rupture des collaborations habituelles,
  • interdiction implicite faite aux collègues de vous soutenir.

Les signes qui doivent vous alerter

Certaines manifestations, lorsqu’elles sont répétées, doivent attirer votre attention :

  • rumeurs, insinuations et commĂ©rages Ă  votre Ă©gard,
  • moqueries rĂ©currentes sur vos opinions, votre apparence ou votre personnalitĂ©,
  • critiques continues, mĂŞme lorsque votre travail est correct,
  • sentiment d’être Ă©vitĂ© ou ignorĂ© par certains collègues,
  • tâches humiliantes, dĂ©gradantes ou systĂ©matiquement dĂ©valorisantes,
  • impression d’être “mis de cĂ´té” ou de ne plus exister dans l’organisation,
  • anxiĂ©tĂ©, perte de sommeil, apprĂ©hension Ă  l’idĂ©e d’aller travailler.

Le harcèlement moral se construit sur la rĂ©pĂ©tition, la durĂ©e et l’impact sur la personne.


Quelles démarches pour se protéger ?

Même si cela peut sembler difficile, plusieurs actions peuvent vous aider à sortir de l’isolement et à reprendre le contrôle.

1. Documenter ce que vous vivez

Notez dans un carnet :

  • les faits prĂ©cis,
  • les dates,
  • les tĂ©moins,
  • les consĂ©quences sur votre santĂ©.
    Ces éléments seront utiles en cas de démarche officielle.

2. En parler Ă  une personne de confiance

Cela peut ĂŞtre :

  • un collègue,
  • un reprĂ©sentant du personnel,
  • un membre du CSE,
  • un mĂ©decin du travail,
  • un supĂ©rieur hiĂ©rarchique autre que la personne concernĂ©e.

Le simple fait de ne plus rester seul(e) avec cette situation est déjà un premier pas.

3. Faire appel aux acteurs internes de prévention

Selon les entreprises, vous pouvez contacter :

  • les RH,
  • le service de santĂ© au travail,
  • la cellule de mĂ©diation,
  • le rĂ©fĂ©rent harcèlement et violences.

Ils ont l’obligation de vous écouter et d’évaluer la situation.

4. Connaître ses droits

En cas de harcèlement avéré, le salarié peut :

  • demander une enquĂŞte interne,
  • solliciter une mĂ©diation,
  • saisir l’inspection du travail,
  • engager un recours devant le conseil des prud’hommes.

Vous n’avez pas à prouver l’intention de nuire, seulement la réalité des faits.


Personne ne doit affronter cela seul

Le harcèlement professionnel n’est jamais anodin.
Il fragilise, isole et détruit progressivement la confiance en soi. Mais des solutions existent, et il est possible d’être accompagné, soutenu et protégé.

Se protéger, c’est :

  • reconnaĂ®tre les comportements inacceptables,
  • en parler,
  • demander de l’aide,
  • mobiliser les ressources internes et externes.

Vous avez le droit à un environnement de travail respectueux, digne et sécurisé.

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Code de déontologie de la psychopraticienne

Préambule

La psychopraticienne exerce une activité d’accompagnement psychologique fondée sur l’écoute, la relation d’aide et le respect du processus de transformation de la personne.

Son éthique professionnelle s’appuie sur les valeurs humanistes, la reconnaissance de la singularité de chacun, la responsabilité, la confidentialité, ainsi que sur les apports théoriques issus des sciences humaines, de la psychologie et des pratiques psychocorporelles ou relationnelles selon sa formation.

Elle s’engage à exercer son métier avec intégrité, compétence et responsabilité.

l Principes éthiques fondamentaux

1 – Respect de la personne et de sa singularité.

La psychopraticienne considère chaque personne comme un sujet unique, libre et responsable.

Elle respecte :

  • la dignitĂ©, l’intĂ©gritĂ© et l’intimitĂ© de la personne

  • son rythme et son autonomie

  • ses convictions philosophiques, spirituelles ou religieuses

  • son droit Ă  ne pas tout rĂ©vĂ©ler d’elle-mĂŞme

  • sa libertĂ© d’interrompre l’accompagnement

  • Elle s’engage Ă  favoriser l’autonomie et la capacitĂ© de discernement de la personne accompagnĂ©e

2 – IntĂ©gritĂ© de l’accompagnement.

La psychopraticienne agit exclusivement dans l’intérêt du processus d’accompagnement.

Elle s’interdit :

  • toute manipulation

  • toute influence idĂ©ologique, politique ou religieuse

  • toute exploitation financière, affective ou personnelle

  • toute relation ambiguĂ« ou conflictuelle avec la personne accompagnĂ©e

Elle veille à ne jamais utiliser la relation d’accompagnement à des fins personnelles ou tierces.

3 – Compétence professionnelle.

La psychopraticienne fonde sa légitimité sur :

 

  • un travail approfondi sur elle-mĂŞme

  • une formation thĂ©orique et pratique sĂ©rieuse

  • une supervision rĂ©gulière de sa pratique

  • une formation continue tout au long de sa carrière

Elle connaît les limites de ses compétences et oriente vers d’autres professionnels lorsque la situation l’exige.

4 – Responsabilité.

La psychopraticienne assume la responsabilité de ses choix méthodologiques et techniques dans le cadre de sa pratique.

Elle exerce dans le respect :

  • de la lĂ©gislation en vigueur

  • des règles relatives au secret professionnel

  • de la sĂ©curitĂ© physique et psychique des personnes

Elle demeure indépendante dans ses décisions professionnelles

 

ll Règles déontologiques

1 – Cadre d’exercice.

La psychopraticienne définit un cadre clair comprenant :

  • la durĂ©e et la frĂ©quence des sĂ©ances

  • le montant des honoraires

  • les modalitĂ©s d’annulation

  • les règles de confidentialitĂ©

Elle veille à maintenir une séparation claire entre sa vie privée et son activité professionnelle.

2 – Confidentialité.

La psychopraticienne est tenue au secret professionnel concernant tout ce qui est confié dans le cadre des séances.

Elle prend toutes les précautions nécessaires pour garantir :

  • la protection des donnĂ©es,

  • l’anonymat,

  • la discrĂ©tion des Ă©changes.

Toute transmission d’information à un tiers ne peut se faire qu’avec l’accord explicite de la personne concernée, sauf obligation légale.

3 – Sécurité et non-violence

La psychopraticienne veille Ă  ce que sa pratique :

  • respecte l’intĂ©gritĂ© physique et morale des personnes,

  • exclue toute forme de violence,

  • ne mette jamais en danger la personne accompagnĂ©e ou un tiers.

4 –Abstinence de relation sexuelle

Toute relation intime ou sexuelle avec une personne accompagnée est strictement interdite.

Cette règle vise à préserver la sécurité psychique et la clarté du cadre thérapeutique.

5 –Relation avec les autres professionnels

La psychopraticienne reconnaît la complémentarité des métiers de la santé et de l’accompagnement.

Elle :

  • n’établit pas de diagnostic mĂ©dical

  • n’interrompt ni ne modifie un traitement mĂ©dical

  • invite, si nĂ©cessaire, la personne Ă  consulter un professionnel de santĂ©

Elle collabore dans le respect des compétences de chacun

6 –Orientation et limite de compétence

Lorsque la demande dépasse son champ de compétence (troubles psychiatriques sévères, situations d’urgence, dépendances lourdes, etc.), la psychopraticienne oriente vers des professionnels qualifiés (médecins, psychiatres, psychologues, services spécialisés).

7-Conflit d’intĂ©rĂŞts:

La psychopraticienne :

  • n’accompagne pas des proches ou des personnes avec lesquelles elle entretient un lien personnel Ă©troit

  • Ă©vite les situations de double relation

  • se rĂ©cuse en cas de conflit d’intĂ©rĂŞts

8 –Communication et information du public:

Toute communication (site internet, réseaux sociaux, supports écrits) doit être :

  • honnĂŞte,

  • mesurĂ©e,

  • sans promesse de rĂ©sultat,

  • respectueuse de la dignitĂ© des personnes.

La psychopraticienne ne peut utiliser les témoignages de personnes accompagnées sans leur accord explicite.

9 –Honoraires:

Les honoraires sont fixés avec clarté et communiqués dès les premiers échanges.

La psychopraticienne s’assure que la personne est informée et en accord avec les modalités financières.

lll Engagement professionnel :

La psychopraticienne s’engage à :

  • exercer avec conscience et humanitĂ©

  • maintenir un questionnement Ă©thique permanent

  • actualiser ses connaissances

  • accepter la supervision

  • respecter et faire respecter le prĂ©sent code de dĂ©ontologie.

Ce code peut ĂŞtre remis Ă  toute personne qui en fait la demande.