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Anorexie mentale : quand contrôler son corps devient une obsession

Anorexie mentale : quand contrôler son corps devient une obsession

- Rédigé par Élodie Barth

Elément illustratif - Psy One Art - Psychopraticienne
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L’anorexie mentale ne se résume pas à « vouloir être mince ».
C’est un trouble du comportement alimentaire (TCA) grave et complexe, marqué par une restriction alimentaire volontaire et intense, souvent associée à une peur irrationnelle de grossir, malgré un poids parfois déjà très bas.


Qu’est-ce que l’anorexie mentale ?

L’anorexie mentale est un trouble psychique qui touche surtout les adolescentes et les jeunes femmes, mais peut concerner toutes les tranches d’âge, et aussi les hommes.
Elle se manifeste par une perte de poids importante, une altération de l’image corporelle et une recherche excessive de contrôle sur l’alimentation et le corps.

Ce trouble ne concerne pas seulement la nourriture : il parle de souffrance, de perte de confiance en soi, de besoin de maîtriser, dans un monde perçu comme chaotique ou insécurisant.


Les signes les plus fréquents de l’anorexie mentale

Sur le plan comportemental :Sur le plan psychologique :Sur le plan physique :
Restriction alimentaire sévère, régime permanent
Évitement des repas ou stratégies pour ne pas manger
Calcul obsessionnel des calories
Excès de sport, même en cas de fatigue
Isolement social, évitement des repas en groupe
Mensonges ou dissimulation autour de l’alimentation
Peur intense de grossir, même en étant en sous-poids
Image corporelle déformée (« je suis trop grosse » alors que la personne est très mince)
Culpabilité après avoir mangé
Perfectionnisme, contrôle excessif, rigidité mentale
Dévalorisation, manque d’estime de soi
Amaigrissement rapide ou progressif
Fatigue intense, frilosité, vertiges
Troubles hormonaux (absence de règles chez les femmes)
Peau sèche, chute de cheveux, ongles cassants
Ralentissement du rythme cardiaque, complications digestives

L’anorexie : une maladie silencieuse

La personne souffrant d’anorexie ne « cherche pas l’attention », elle tente de gérer une angoisse profonde.
Souvent, elle nie la gravité de sa situation ou affirme aller bien, même en cas de malnutrition sévère.
L’entourage peut se sentir démuni face à un refus de s’alimenter qui semble irrationnel.


Ce que l’anorexie n’est pas :

  • Ce n’est pas un caprice
  • Ce n’est pas un choix esthétique
  • Ce n’est pas une phase adolescente
  • Ce n’est pas une simple perte d’appétit

C’est une maladie mentale grave, qui nécessite une prise en charge globale : médicale, nutritionnelle et psychologique.


Peut-on s’en sortir ?

Oui. La guérison est possible, même si elle peut être longue, progressive, et jalonnée de rechutes.
Un suivi adapté peut aider à :

  • Restaurer une relation plus saine à la nourriture
  • Travailler sur l’image corporelle et l’estime de soi
  • Comprendre les causes profondes du trouble
  • Reprendre contact avec ses besoins, ses émotions, son corps

La clé du rétablissement repose souvent sur une alliance thérapeutique solide, un soutien bienveillant de l’entourage, et la patience, face à une maladie qui avance à petits pas.


En résumé

Anorexie mentale, c’est…Et pour s’en libérer…
Un besoin extrême de contrôleTravailler la sécurité intérieure
Une image du corps déforméeRéapprendre à habiter son corps
Une peur irrationnelle de grossirComprendre les mécanismes psychiques
Un trouble grave, pas une lubieÊtre accompagné(e) sans jugement

* Cet article a une visée informative et ne remplace en aucun cas un avis ou un suivi médical.

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Code de déontologie de la psychopraticienne

Préambule

La psychopraticienne exerce une activité d’accompagnement psychologique fondée sur l’écoute, la relation d’aide et le respect du processus de transformation de la personne.

Son éthique professionnelle s’appuie sur les valeurs humanistes, la reconnaissance de la singularité de chacun, la responsabilité, la confidentialité, ainsi que sur les apports théoriques issus des sciences humaines, de la psychologie et des pratiques psychocorporelles ou relationnelles selon sa formation.

Elle s’engage à exercer son métier avec intégrité, compétence et responsabilité.

l Principes éthiques fondamentaux

1 – Respect de la personne et de sa singularité.

La psychopraticienne considère chaque personne comme un sujet unique, libre et responsable.

Elle respecte :

  • la dignité, l’intégrité et l’intimité de la personne

  • son rythme et son autonomie

  • ses convictions philosophiques, spirituelles ou religieuses

  • son droit à ne pas tout révéler d’elle-même

  • sa liberté d’interrompre l’accompagnement

  • Elle s’engage à favoriser l’autonomie et la capacité de discernement de la personne accompagnée

2 – Intégrité de l’accompagnement.

La psychopraticienne agit exclusivement dans l’intérêt du processus d’accompagnement.

Elle s’interdit :

  • toute manipulation

  • toute influence idéologique, politique ou religieuse

  • toute exploitation financière, affective ou personnelle

  • toute relation ambiguë ou conflictuelle avec la personne accompagnée

Elle veille à ne jamais utiliser la relation d’accompagnement à des fins personnelles ou tierces.

3 – Compétence professionnelle.

La psychopraticienne fonde sa légitimité sur :

 

  • un travail approfondi sur elle-même

  • une formation théorique et pratique sérieuse

  • une supervision régulière de sa pratique

  • une formation continue tout au long de sa carrière

Elle connaît les limites de ses compétences et oriente vers d’autres professionnels lorsque la situation l’exige.

4 – Responsabilité.

La psychopraticienne assume la responsabilité de ses choix méthodologiques et techniques dans le cadre de sa pratique.

Elle exerce dans le respect :

  • de la législation en vigueur

  • des règles relatives au secret professionnel

  • de la sécurité physique et psychique des personnes

Elle demeure indépendante dans ses décisions professionnelles

 

ll Règles déontologiques

1 – Cadre d’exercice.

La psychopraticienne définit un cadre clair comprenant :

  • la durée et la fréquence des séances

  • le montant des honoraires

  • les modalités d’annulation

  • les règles de confidentialité

Elle veille à maintenir une séparation claire entre sa vie privée et son activité professionnelle.

2 – Confidentialité.

La psychopraticienne est tenue au secret professionnel concernant tout ce qui est confié dans le cadre des séances.

Elle prend toutes les précautions nécessaires pour garantir :

  • la protection des données,

  • l’anonymat,

  • la discrétion des échanges.

Toute transmission d’information à un tiers ne peut se faire qu’avec l’accord explicite de la personne concernée, sauf obligation légale.

3 – Sécurité et non-violence

La psychopraticienne veille à ce que sa pratique :

  • respecte l’intégrité physique et morale des personnes,

  • exclue toute forme de violence,

  • ne mette jamais en danger la personne accompagnée ou un tiers.

4 –Abstinence de relation sexuelle

Toute relation intime ou sexuelle avec une personne accompagnée est strictement interdite.

Cette règle vise à préserver la sécurité psychique et la clarté du cadre thérapeutique.

5 –Relation avec les autres professionnels

La psychopraticienne reconnaît la complémentarité des métiers de la santé et de l’accompagnement.

Elle :

  • n’établit pas de diagnostic médical

  • n’interrompt ni ne modifie un traitement médical

  • invite, si nécessaire, la personne à consulter un professionnel de santé

Elle collabore dans le respect des compétences de chacun

6 –Orientation et limite de compétence

Lorsque la demande dépasse son champ de compétence (troubles psychiatriques sévères, situations d’urgence, dépendances lourdes, etc.), la psychopraticienne oriente vers des professionnels qualifiés (médecins, psychiatres, psychologues, services spécialisés).

7-Conflit d’intérêts:

La psychopraticienne :

  • n’accompagne pas des proches ou des personnes avec lesquelles elle entretient un lien personnel étroit

  • évite les situations de double relation

  • se récuse en cas de conflit d’intérêts

8 –Communication et information du public:

Toute communication (site internet, réseaux sociaux, supports écrits) doit être :

  • honnête,

  • mesurée,

  • sans promesse de résultat,

  • respectueuse de la dignité des personnes.

La psychopraticienne ne peut utiliser les témoignages de personnes accompagnées sans leur accord explicite.

9 –Honoraires:

Les honoraires sont fixés avec clarté et communiqués dès les premiers échanges.

La psychopraticienne s’assure que la personne est informée et en accord avec les modalités financières.

lll Engagement professionnel :

La psychopraticienne s’engage à :

  • exercer avec conscience et humanité

  • maintenir un questionnement éthique permanent

  • actualiser ses connaissances

  • accepter la supervision

  • respecter et faire respecter le présent code de déontologie.

Ce code peut être remis à toute personne qui en fait la demande.