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C’est quoi le travail de deuil ?

C’est quoi le travail de deuil ?

- Rédigé par Élodie Barth

Elément illustratif - Psy One Art - Psychopraticienne
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Perdre un être cher, une relation, un projet de vie ou une situation précieuse, c’est traverser un bouleversement émotionnel profond.

Face à cette perte, notre esprit et notre corps entrent dans un processus naturel, appelé travail de deuil.

Ce cheminement permet peu à peu de faire face à l’absence, de donner du sens à la perte, et, avec le temps, de retrouver un équilibre de vie.

Ce processus ne suit pas une ligne droite.

 Il se compose d’étapes qui peuvent se succéder, se chevaucher ou se répéter.

Chacun vit le deuil à sa manière, selon son histoire, ses ressources, ses croyances et son lien avec ce (ou celui) qu’il a perdu.


Les 8 étapes du travail de deuil

Voici les étapes émotionnelles que traversent de nombreuses personnes endeuillées, accompagnées d’exemples de questions que le thérapeute peut poser pour favoriser l’expression et la compréhension du vécu.


ÉtapeDéfinition
ChocC’est la réaction immédiate à l’annonce de la perte. L’individu peut ressentir de l’incrédulité, un engourdissement émotionnel, une paralysie intérieure.
Cette phase permet à la personne de se protéger temporairement de l’intensité de la douleur.
DéniLe déni agit comme un mécanisme de défense.
La personne peut refuser consciemment ou inconsciemment de reconnaître la réalité de la perte. Elle fait comme si rien n’avait changé.
ColèreLorsque la perte devient plus réelle, des sentiments de colère, de frustration ou d’injustice peuvent surgir. La colère peut être dirigée vers soi, les autres, ou même la personne disparue.
TristesseLa tristesse s’installe lorsque la personne commence à mesurer l’ampleur de la perte. Elle peut ressentir du désespoir, de la solitude, un vide profond.
MarchandageÀ ce stade, la personne tente de négocier symboliquement pour « annuler » la perte. Elle peut formuler des « Et si… », revivre des scénarios ou faire des promesses à une entité supérieure.
AcceptationCe n’est pas l’oubli, ni la résignation. C’est une reconnaissance paisible de la réalité, un début d’ouverture vers un futur où la personne ou la situation perdue n’est plus physiquement présente, mais reste intérieurement intégrée.
ReconstructionL’individu commence à réorganiser sa vie. De nouvelles habitudes, projets, relations peuvent émerger. C’est une phase active où la personne se reconnecte progressivement à son environnement.
SérénitéLa douleur n’est plus omniprésente. Le souvenir de la perte reste, mais il est devenu plus doux. L’individu retrouve un sentiment de paix intérieure et une continuité de vie.


Un processus non linéaire et profondément personnel

Il est important de comprendre que ces étapes ne forment pas un schéma rigide.

Certaines personnes reviennent à une étape antérieure, d’autres en vivent plusieurs à la fois.

Le travail de deuil suit le rythme unique de chacun.


Pourquoi se faire accompagner dans un deuil ?

Traverser un deuil peut être une expérience bouleversante, solitaire, parfois incomprise par l’entourage. Être accompagné par un professionnel formé permet :

  • De poser des mots sur des émotions complexes
  • De ne pas rester seul(e) face à la souffrance
  • D’honorer la perte, tout en se reconstruisant pas à pas

Vous n’avez pas à aller mieux tout de suite. Mais vous pouvez avancer, accompagné(e).

* Cet article a une visée informative et ne remplace en aucun cas un avis ou un suivi médical.

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Code de déontologie de la psychopraticienne

Préambule

La psychopraticienne exerce une activité d’accompagnement psychologique fondée sur l’écoute, la relation d’aide et le respect du processus de transformation de la personne.

Son éthique professionnelle s’appuie sur les valeurs humanistes, la reconnaissance de la singularité de chacun, la responsabilité, la confidentialité, ainsi que sur les apports théoriques issus des sciences humaines, de la psychologie et des pratiques psychocorporelles ou relationnelles selon sa formation.

Elle s’engage à exercer son métier avec intégrité, compétence et responsabilité.

l Principes éthiques fondamentaux

1 – Respect de la personne et de sa singularité.

La psychopraticienne considère chaque personne comme un sujet unique, libre et responsable.

Elle respecte :

  • la dignité, l’intégrité et l’intimité de la personne

  • son rythme et son autonomie

  • ses convictions philosophiques, spirituelles ou religieuses

  • son droit à ne pas tout révéler d’elle-même

  • sa liberté d’interrompre l’accompagnement

  • Elle s’engage à favoriser l’autonomie et la capacité de discernement de la personne accompagnée

2 – Intégrité de l’accompagnement.

La psychopraticienne agit exclusivement dans l’intérêt du processus d’accompagnement.

Elle s’interdit :

  • toute manipulation

  • toute influence idéologique, politique ou religieuse

  • toute exploitation financière, affective ou personnelle

  • toute relation ambiguë ou conflictuelle avec la personne accompagnée

Elle veille à ne jamais utiliser la relation d’accompagnement à des fins personnelles ou tierces.

3 – Compétence professionnelle.

La psychopraticienne fonde sa légitimité sur :

 

  • un travail approfondi sur elle-même

  • une formation théorique et pratique sérieuse

  • une supervision régulière de sa pratique

  • une formation continue tout au long de sa carrière

Elle connaît les limites de ses compétences et oriente vers d’autres professionnels lorsque la situation l’exige.

4 – Responsabilité.

La psychopraticienne assume la responsabilité de ses choix méthodologiques et techniques dans le cadre de sa pratique.

Elle exerce dans le respect :

  • de la législation en vigueur

  • des règles relatives au secret professionnel

  • de la sécurité physique et psychique des personnes

Elle demeure indépendante dans ses décisions professionnelles

 

ll Règles déontologiques

1 – Cadre d’exercice.

La psychopraticienne définit un cadre clair comprenant :

  • la durée et la fréquence des séances

  • le montant des honoraires

  • les modalités d’annulation

  • les règles de confidentialité

Elle veille à maintenir une séparation claire entre sa vie privée et son activité professionnelle.

2 – Confidentialité.

La psychopraticienne est tenue au secret professionnel concernant tout ce qui est confié dans le cadre des séances.

Elle prend toutes les précautions nécessaires pour garantir :

  • la protection des données,

  • l’anonymat,

  • la discrétion des échanges.

Toute transmission d’information à un tiers ne peut se faire qu’avec l’accord explicite de la personne concernée, sauf obligation légale.

3 – Sécurité et non-violence

La psychopraticienne veille à ce que sa pratique :

  • respecte l’intégrité physique et morale des personnes,

  • exclue toute forme de violence,

  • ne mette jamais en danger la personne accompagnée ou un tiers.

4 –Abstinence de relation sexuelle

Toute relation intime ou sexuelle avec une personne accompagnée est strictement interdite.

Cette règle vise à préserver la sécurité psychique et la clarté du cadre thérapeutique.

5 –Relation avec les autres professionnels

La psychopraticienne reconnaît la complémentarité des métiers de la santé et de l’accompagnement.

Elle :

  • n’établit pas de diagnostic médical

  • n’interrompt ni ne modifie un traitement médical

  • invite, si nécessaire, la personne à consulter un professionnel de santé

Elle collabore dans le respect des compétences de chacun

6 –Orientation et limite de compétence

Lorsque la demande dépasse son champ de compétence (troubles psychiatriques sévères, situations d’urgence, dépendances lourdes, etc.), la psychopraticienne oriente vers des professionnels qualifiés (médecins, psychiatres, psychologues, services spécialisés).

7-Conflit d’intérêts:

La psychopraticienne :

  • n’accompagne pas des proches ou des personnes avec lesquelles elle entretient un lien personnel étroit

  • évite les situations de double relation

  • se récuse en cas de conflit d’intérêts

8 –Communication et information du public:

Toute communication (site internet, réseaux sociaux, supports écrits) doit être :

  • honnête,

  • mesurée,

  • sans promesse de résultat,

  • respectueuse de la dignité des personnes.

La psychopraticienne ne peut utiliser les témoignages de personnes accompagnées sans leur accord explicite.

9 –Honoraires:

Les honoraires sont fixés avec clarté et communiqués dès les premiers échanges.

La psychopraticienne s’assure que la personne est informée et en accord avec les modalités financières.

lll Engagement professionnel :

La psychopraticienne s’engage à :

  • exercer avec conscience et humanité

  • maintenir un questionnement éthique permanent

  • actualiser ses connaissances

  • accepter la supervision

  • respecter et faire respecter le présent code de déontologie.

Ce code peut être remis à toute personne qui en fait la demande.