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Harcèlement scolaire et en ligne : quand les mots blessent plus que les coups

Harcèlement scolaire et en ligne : quand les mots blessent plus que les coups

- Rédigé par Élodie Barth

Elément illustratif - Psy One Art - Psychopraticienne
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Le harcèlement, qu’il soit à l’école ou sur les réseaux sociaux, n’est pas juste une « mauvaise ambiance » ou une « plaisanterie qui va trop loin ».
C’est une violence répétée, souvent silencieuse, qui détruit l’estime de soi, isole, et peut laisser des blessures invisibles mais profondes.


Qu’est-ce que le harcèlement scolaire ou en ligne ?

C’est un comportement intentionnel, répété, et dirigé contre une personne perçue comme vulnérable.
Cela peut prendre la forme de moqueries, de rumeurs, d’insultes, de menaces, d’exclusion sociale… ou de publications malveillantes, partagées en ligne à une vitesse fulgurante.

Ces formes de harcèlement peuvent être directes (insultes, coups, menaces) ou indirectes (humiliations, rumeurs, isolement, harcèlement numérique).


Les signes les plus fréquents

Sur le plan comportemental :Sur le plan psychologique :Sur le plan social :
Repli sur soi, refus d’aller à l’école
Chute des résultats scolaires
Anxiété avant les cours ou les activités sociales
Hypervigilance, peur constante d’être observé ou jugé
Addiction ou refus total d’utiliser les réseaux sociaux
Perte de confiance en soi, sentiment de honte
Impression d’être « nul », « différent », « de trop »
Anxiété, dépression, idées noires, parfois pensées suicidaires
Troubles du sommeil, cauchemars
Sentiment d’insécurité permanent
Isolement, rejet des relations amicales
Difficulté à parler de ce qu’on vit
Refus d’activités auparavant appréciées
Relation difficile avec les figures d’autorité (parents, enseignants)

Harcèlement : une violence sournoise, souvent invisible

L’enfant ou l’adolescent harcelé n’ose pas toujours parler, par peur de représailles, de ne pas être cru, ou parce qu’il pense que « c’est de sa faute ».
En ligne, les attaques peuvent se produire 24h/24, n’importe où, rendant l’évasion quasi impossible.


Ce que le harcèlement n’est pas :

  • Ce n’est pas une simple dispute entre enfants
  • Ce n’est pas une étape normale de l’adolescence
  • Ce n’est pas à banaliser ou à minimiser
  • Ce n’est jamais la faute de la victime

C’est une violence psychologique, qui peut laisser des traces durables, et doit être prise en charge dès les premiers signes.


Peut-on s’en sortir ?

Oui. Avec de l’écoute, de la reconnaissance et un accompagnement adapté, il est possible de restaurer l’estime de soi, de se reconstruire et de retrouver un sentiment de sécurité.

Cela passe par :

  • La prise de parole, briser le silence
  • Un soutien actif des adultes : parents, enseignants, professionnels
  • Un suivi psychologique pour aider à mettre des mots, à se réparer
  • La prise de conscience collective pour enrayer la culture du silence

En résumé

Harcèlement, c’est…Et pour s’en libérer…
Une violence quotidienne, parfois banaliséeNommer, reconnaître, agir
Une atteinte à la dignitéRestaurer l’estime de soi
Une solitude écrasanteÊtre écouté et entouré
Un mal qui peut tout détruireUne reconstruction possible avec du soutien

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Code de déontologie de la psychopraticienne

Préambule

La psychopraticienne exerce une activité d’accompagnement psychologique fondée sur l’écoute, la relation d’aide et le respect du processus de transformation de la personne.

Son éthique professionnelle s’appuie sur les valeurs humanistes, la reconnaissance de la singularité de chacun, la responsabilité, la confidentialité, ainsi que sur les apports théoriques issus des sciences humaines, de la psychologie et des pratiques psychocorporelles ou relationnelles selon sa formation.

Elle s’engage à exercer son métier avec intégrité, compétence et responsabilité.

l Principes éthiques fondamentaux

1 – Respect de la personne et de sa singularité.

La psychopraticienne considère chaque personne comme un sujet unique, libre et responsable.

Elle respecte :

  • la dignité, l’intégrité et l’intimité de la personne

  • son rythme et son autonomie

  • ses convictions philosophiques, spirituelles ou religieuses

  • son droit à ne pas tout révéler d’elle-même

  • sa liberté d’interrompre l’accompagnement

  • Elle s’engage à favoriser l’autonomie et la capacité de discernement de la personne accompagnée

2 – Intégrité de l’accompagnement.

La psychopraticienne agit exclusivement dans l’intérêt du processus d’accompagnement.

Elle s’interdit :

  • toute manipulation

  • toute influence idéologique, politique ou religieuse

  • toute exploitation financière, affective ou personnelle

  • toute relation ambiguë ou conflictuelle avec la personne accompagnée

Elle veille à ne jamais utiliser la relation d’accompagnement à des fins personnelles ou tierces.

3 – Compétence professionnelle.

La psychopraticienne fonde sa légitimité sur :

 

  • un travail approfondi sur elle-même

  • une formation théorique et pratique sérieuse

  • une supervision régulière de sa pratique

  • une formation continue tout au long de sa carrière

Elle connaît les limites de ses compétences et oriente vers d’autres professionnels lorsque la situation l’exige.

4 – Responsabilité.

La psychopraticienne assume la responsabilité de ses choix méthodologiques et techniques dans le cadre de sa pratique.

Elle exerce dans le respect :

  • de la législation en vigueur

  • des règles relatives au secret professionnel

  • de la sécurité physique et psychique des personnes

Elle demeure indépendante dans ses décisions professionnelles

 

ll Règles déontologiques

1 – Cadre d’exercice.

La psychopraticienne définit un cadre clair comprenant :

  • la durée et la fréquence des séances

  • le montant des honoraires

  • les modalités d’annulation

  • les règles de confidentialité

Elle veille à maintenir une séparation claire entre sa vie privée et son activité professionnelle.

2 – Confidentialité.

La psychopraticienne est tenue au secret professionnel concernant tout ce qui est confié dans le cadre des séances.

Elle prend toutes les précautions nécessaires pour garantir :

  • la protection des données,

  • l’anonymat,

  • la discrétion des échanges.

Toute transmission d’information à un tiers ne peut se faire qu’avec l’accord explicite de la personne concernée, sauf obligation légale.

3 – Sécurité et non-violence

La psychopraticienne veille à ce que sa pratique :

  • respecte l’intégrité physique et morale des personnes,

  • exclue toute forme de violence,

  • ne mette jamais en danger la personne accompagnée ou un tiers.

4 –Abstinence de relation sexuelle

Toute relation intime ou sexuelle avec une personne accompagnée est strictement interdite.

Cette règle vise à préserver la sécurité psychique et la clarté du cadre thérapeutique.

5 –Relation avec les autres professionnels

La psychopraticienne reconnaît la complémentarité des métiers de la santé et de l’accompagnement.

Elle :

  • n’établit pas de diagnostic médical

  • n’interrompt ni ne modifie un traitement médical

  • invite, si nécessaire, la personne à consulter un professionnel de santé

Elle collabore dans le respect des compétences de chacun

6 –Orientation et limite de compétence

Lorsque la demande dépasse son champ de compétence (troubles psychiatriques sévères, situations d’urgence, dépendances lourdes, etc.), la psychopraticienne oriente vers des professionnels qualifiés (médecins, psychiatres, psychologues, services spécialisés).

7-Conflit d’intérêts:

La psychopraticienne :

  • n’accompagne pas des proches ou des personnes avec lesquelles elle entretient un lien personnel étroit

  • évite les situations de double relation

  • se récuse en cas de conflit d’intérêts

8 –Communication et information du public:

Toute communication (site internet, réseaux sociaux, supports écrits) doit être :

  • honnête,

  • mesurée,

  • sans promesse de résultat,

  • respectueuse de la dignité des personnes.

La psychopraticienne ne peut utiliser les témoignages de personnes accompagnées sans leur accord explicite.

9 –Honoraires:

Les honoraires sont fixés avec clarté et communiqués dès les premiers échanges.

La psychopraticienne s’assure que la personne est informée et en accord avec les modalités financières.

lll Engagement professionnel :

La psychopraticienne s’engage à :

  • exercer avec conscience et humanité

  • maintenir un questionnement éthique permanent

  • actualiser ses connaissances

  • accepter la supervision

  • respecter et faire respecter le présent code de déontologie.

Ce code peut être remis à toute personne qui en fait la demande.