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TDAH : un cerveau en mouvement constant

TDAH : un cerveau en mouvement constant

- Rédigé par Élodie Barth

Elément illustratif - Psy One Art - Psychopraticienne
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Le TDAH, ou trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, est un trouble neurodéveloppemental qui touche les enfants, les adolescents, mais aussi les adultes.
Il ne s’agit ni d’un manque d’éducation, ni d’un défaut de volonté.


Qu’est-ce que le TDAH ?

Le TDAH se manifeste par une combinaison de symptômes ou spectre de manifestations qui varient selon les personnes et les situations.
Ce trouble impacte la capacité à se concentrer, à s’organiser ,à se motiver, à gérer ses émotions et à rester en place ou calme, selon les cas.

On distingue 3 formes principales :

  1. Inattentive : difficultés de concentration, distraction, oublis fréquents
  2. Hyperactive/impulsive : agitation motrice excessive, impulsivité, besoin constant de bouger ou de parler
  3. Mixte : association des deux profils

Les signes du TDAH

Chez l’enfant et l’ado :

  • Distraction facile, difficulté à suivre les consignes
  • Impulsivité : parle sans attendre son tour, coupe la parole, agit avant de penser
  • Agitation : se lève en classe, ne tient pas en place
  • Oublis fréquents, perte d’objets, devoirs non terminés
  • Difficulté à gérer la frustration ou à attendre
  • Problème d’initiation (se lancer dans une tâche à réaliser)

Les enfants TDAH ont du mal à réguler leur attention de façon persistante et flexible.

On peut constater des excès d’attention, nommées « hyperfocalisation » lorsque la personne est absorbé par son activité qu’elle en oublie toute tache ou notion du temps.

Pendant l’adolescence l’hyperactivité se manifeste par un sentiment permanent d’agitation interne, bavardage intensif, activité cérébrale incessante et une difficulté a atteindre une sensation de détente complète. D’autre part l’impulsivité peut se manifester par des comportements risqués en recherchant des des sensations fortes ou en se livrant à des comportements compulsifs ex: (boulimie).

Le TDAH sur le plan neurobiologique :

Les études d’imagerie cérébrale prouvent que les enfants et adolescents TDAH présentent des anomalies dans les régions du cerveau qui sont impliquées dans le contrôle de l’inhibition et la régulation motrice (Cortese et al.2012)

Chez l’adulte :

  • Problèmes d’organisation, procrastination
  • Difficulté à rester concentré sur une tâche longue
  • Sensation de « cerveau en surcharge »
  • Emotions intenses, réactions parfois démesurées
  • Instabilité dans les relations ou la vie professionnelle
  • Fatigue liée à la surcompensation mentale constante

Les symptômes du TDAH :

Doivent se manifester de façon persistante sur une période d’au mois 6 mois et poser un problème dans le développement de l’individu.


Ce que le TDAH n’est pas :

  • Ce n’est pas un « caprice d’enfant »
  • Ce n’est pas un « manque de motivation »
  • Ce n’est pas dû à un excès d’écrans ou à une mauvaise éducation
  • Ce n’est pas une excuse pour éviter les efforts

Le TDAH est une réalité neurologique, confirmée par des études scientifiques, et reconnue médicalement.


TDAH : les conséquences possibles

Non pris en charge, le TDAH peut entraîner :

  • Baisse de l’estime de soi (« je suis nul(le) », « je n’y arrive jamais »)
  • Difficultés scolaires ou professionnelles
  • Anxiété, stress chronique, épuisement mental
  • Risque accru de troubles associés (troubles de l’humeur, troubles du sommeil, addictions…)

Avec un accompagnement adapté, ces effets peuvent être largement atténués.


TDAH : un cerveau en mouvement constant

Un diagnostic, pour mieux comprendre

Le diagnostic du TDAH se fait par un professionnel de santé (psychologue, pédopsychiatre ou neurologue), à l’aide d’un bilan clinique et comportemental.
Il peut être posé à tout âge, même à l’âge adulte, parfois après des années d’incompréhension.


Quels accompagnements possibles ?

La prise en charge du TDAH peut inclure :

  • Psychoéducation : comprendre son fonctionnement pour mieux s’adapter
  • Thérapies cognitives et comportementales (TCC)
  • Aménagements scolaires ou professionnels
  • Médication (dans certains cas, et uniquement sur prescription médicale)
  • Coaching TDAH, soutien parental ou accompagnement psycho-affectif

L’objectif : trouver des stratégies concrètes, personnalisées, pour mieux vivre avec son cerveau atypique.


En résumé

Le TDAH, c’est…Et pour avancer…
Un fonctionnement cérébral différentMieux se connaître pour mieux s’organiser
Des difficultés d’attention, d’impulsivité ou d’agitationMettre en place des outils adaptés
Souvent mal compris ou minimiséObtenir un vrai diagnostic peut tout changer
Une souffrance invisibleMais aussi un potentiel, quand on apprend à l’utiliser

* Cet article a une visée informative et ne remplace en aucun cas un avis ou un suivi médical.

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Code de déontologie de la psychopraticienne

Préambule

La psychopraticienne exerce une activité d’accompagnement psychologique fondée sur l’écoute, la relation d’aide et le respect du processus de transformation de la personne.

Son éthique professionnelle s’appuie sur les valeurs humanistes, la reconnaissance de la singularité de chacun, la responsabilité, la confidentialité, ainsi que sur les apports théoriques issus des sciences humaines, de la psychologie et des pratiques psychocorporelles ou relationnelles selon sa formation.

Elle s’engage à exercer son métier avec intégrité, compétence et responsabilité.

l Principes éthiques fondamentaux

1 – Respect de la personne et de sa singularité.

La psychopraticienne considère chaque personne comme un sujet unique, libre et responsable.

Elle respecte :

  • la dignité, l’intégrité et l’intimité de la personne

  • son rythme et son autonomie

  • ses convictions philosophiques, spirituelles ou religieuses

  • son droit à ne pas tout révéler d’elle-même

  • sa liberté d’interrompre l’accompagnement

  • Elle s’engage à favoriser l’autonomie et la capacité de discernement de la personne accompagnée

2 – Intégrité de l’accompagnement.

La psychopraticienne agit exclusivement dans l’intérêt du processus d’accompagnement.

Elle s’interdit :

  • toute manipulation

  • toute influence idéologique, politique ou religieuse

  • toute exploitation financière, affective ou personnelle

  • toute relation ambiguë ou conflictuelle avec la personne accompagnée

Elle veille à ne jamais utiliser la relation d’accompagnement à des fins personnelles ou tierces.

3 – Compétence professionnelle.

La psychopraticienne fonde sa légitimité sur :

 

  • un travail approfondi sur elle-même

  • une formation théorique et pratique sérieuse

  • une supervision régulière de sa pratique

  • une formation continue tout au long de sa carrière

Elle connaît les limites de ses compétences et oriente vers d’autres professionnels lorsque la situation l’exige.

4 – Responsabilité.

La psychopraticienne assume la responsabilité de ses choix méthodologiques et techniques dans le cadre de sa pratique.

Elle exerce dans le respect :

  • de la législation en vigueur

  • des règles relatives au secret professionnel

  • de la sécurité physique et psychique des personnes

Elle demeure indépendante dans ses décisions professionnelles

 

ll Règles déontologiques

1 – Cadre d’exercice.

La psychopraticienne définit un cadre clair comprenant :

  • la durée et la fréquence des séances

  • le montant des honoraires

  • les modalités d’annulation

  • les règles de confidentialité

Elle veille à maintenir une séparation claire entre sa vie privée et son activité professionnelle.

2 – Confidentialité.

La psychopraticienne est tenue au secret professionnel concernant tout ce qui est confié dans le cadre des séances.

Elle prend toutes les précautions nécessaires pour garantir :

  • la protection des données,

  • l’anonymat,

  • la discrétion des échanges.

Toute transmission d’information à un tiers ne peut se faire qu’avec l’accord explicite de la personne concernée, sauf obligation légale.

3 – Sécurité et non-violence

La psychopraticienne veille à ce que sa pratique :

  • respecte l’intégrité physique et morale des personnes,

  • exclue toute forme de violence,

  • ne mette jamais en danger la personne accompagnée ou un tiers.

4 –Abstinence de relation sexuelle

Toute relation intime ou sexuelle avec une personne accompagnée est strictement interdite.

Cette règle vise à préserver la sécurité psychique et la clarté du cadre thérapeutique.

5 –Relation avec les autres professionnels

La psychopraticienne reconnaît la complémentarité des métiers de la santé et de l’accompagnement.

Elle :

  • n’établit pas de diagnostic médical

  • n’interrompt ni ne modifie un traitement médical

  • invite, si nécessaire, la personne à consulter un professionnel de santé

Elle collabore dans le respect des compétences de chacun

6 –Orientation et limite de compétence

Lorsque la demande dépasse son champ de compétence (troubles psychiatriques sévères, situations d’urgence, dépendances lourdes, etc.), la psychopraticienne oriente vers des professionnels qualifiés (médecins, psychiatres, psychologues, services spécialisés).

7-Conflit d’intérêts:

La psychopraticienne :

  • n’accompagne pas des proches ou des personnes avec lesquelles elle entretient un lien personnel étroit

  • évite les situations de double relation

  • se récuse en cas de conflit d’intérêts

8 –Communication et information du public:

Toute communication (site internet, réseaux sociaux, supports écrits) doit être :

  • honnête,

  • mesurée,

  • sans promesse de résultat,

  • respectueuse de la dignité des personnes.

La psychopraticienne ne peut utiliser les témoignages de personnes accompagnées sans leur accord explicite.

9 –Honoraires:

Les honoraires sont fixés avec clarté et communiqués dès les premiers échanges.

La psychopraticienne s’assure que la personne est informée et en accord avec les modalités financières.

lll Engagement professionnel :

La psychopraticienne s’engage à :

  • exercer avec conscience et humanité

  • maintenir un questionnement éthique permanent

  • actualiser ses connaissances

  • accepter la supervision

  • respecter et faire respecter le présent code de déontologie.

Ce code peut être remis à toute personne qui en fait la demande.