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Troubles dépressifs : bien plus qu’un simple coup de blues

Troubles dépressifs : bien plus qu’un simple coup de blues

- Rédigé par Élodie Barth

Elément illustratif - Psy One Art - Psychopraticienne
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On parle souvent de « dépression » à tort et à travers. Il est courant de dire qu’on est « déprimé » après une mauvaise journée, une rupture ou une période difficile. Pourtant, ce type de tristesse passagère ne correspond pas à un trouble dépressif au sens clinique du terme.

La véritable dépression, aussi appelée trouble dépressif caractérisé, est un état de souffrance mentale profonde, qui persiste au moins deux semaines et qui impacte significativement la vie quotidienne : travail, relations sociales, vie familiale, capacités de concentration et estime de soi.


Ce qu’est (vraiment) un trouble dépressif

Il ne s’agit pas seulement d’un état d’âme ou d’un passage à vide. La dépression peut toucher tout le monde, indépendamment de l’âge ou de la situation de vie. Elle s’accompagne souvent d’autres difficultés psychiques, comme des troubles anxieux ou des conduites addictives (alcool, substances…).


Symptômes les plus fréquents

Les signes de la dépression peuvent varier d’une personne à l’autre, mais plusieurs symptômes sont fréquemment présents :

  • Tristesse persistante ou sentiment de vide
  • Perte d’intérêt ou de plaisir pour les activités habituelles
  • Fatigue constante, sensation d’épuisement
  • Dévalorisation, culpabilité excessive ou injustifiée
  • Pensées sombres, idées suicidaires
  • Difficultés de concentration, troubles de la mémoire
  • Mouvements ralentis ou au contraire agitation
  • Troubles du sommeil (insomnie ou hypersomnie)
  • Perturbations de l’appétit (perte ou excès), pouvant entraîner des variations de poids

Ces manifestations provoquent une souffrance importante et nuisent fortement à la qualité de vie.


Dépression : comment elle se manifeste

Sur le plan mental :Sur le plan émotionnel :Sur le plan comportemental :Sur le plan physique :
Ruminations, pensées négatives répétitives
Auto-jugement sévère : « je ne vaux rien », « je suis un fardeau »
Pessimisme, difficulté à prendre des décisions
Confusion, perte de mémoire, pensées morbides
Tristesse profonde, parfois inexprimable
Anxiété, irritabilité, colère
Sentiment de vide ou d’impuissance
Hypersensibilité ou, à l’inverse, absence de réaction émotionnelle
Isolement, évitement social
Négligence de l’hygiène personnelle
Diminution de la motivation
Automutilation (non suicidaire dans certains cas)
Usage abusif de substances (alcool, drogue, nourriture…)
Fatigue intense et chronique
Troubles digestifs, douleurs inexpliquées
Perte de libido, troubles menstruels
Céphalées, tensions musculaires

Des signes visibles… ou bien cachés

Chez certaines personnes, surtout dans les formes sévères, la souffrance est perceptible : visage fermé, ralentissement des gestes, voix monotone, repli sur soi.
Mais dans les cas de dépression plus « légère », les signes peuvent être masqués. La personne continue de fonctionner en apparence, tout en se sentant brisée de l’intérieur.

Dans les formes les plus graves, l’émotion peut sembler absente. La personne ne parvient plus à pleurer, ne ressent plus rien. Elle parle d’elle-même avec des mots durs : « Je suis inutile », « Je ne sers à rien », « Je ne mérite pas d’exister ».


Et après ? Comment réagir ?

Le rôle d’un proche ou d’un professionnel non spécialiste n’est pas de poser un diagnostic, mais de reconnaître les signes d’alerte et de favoriser l’accès à un accompagnement.


À retenir :

Ce que la dépression n’est pas       Ce qu’elle est vraiment
Une simple tristesse passagère       Une souffrance mentale durable
Un manque de volonté       Un trouble psychologique reconnu
Visible dans tous les cas       Parfois silencieuse ou masquée
Une fatalité       Une situation dont on peut sortir

* Cet article a une visée informative et ne remplace en aucun cas un avis ou un suivi médical.

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Code de déontologie de la psychopraticienne

Préambule

La psychopraticienne exerce une activité d’accompagnement psychologique fondée sur l’écoute, la relation d’aide et le respect du processus de transformation de la personne.

Son éthique professionnelle s’appuie sur les valeurs humanistes, la reconnaissance de la singularité de chacun, la responsabilité, la confidentialité, ainsi que sur les apports théoriques issus des sciences humaines, de la psychologie et des pratiques psychocorporelles ou relationnelles selon sa formation.

Elle s’engage à exercer son métier avec intégrité, compétence et responsabilité.

l Principes éthiques fondamentaux

1 – Respect de la personne et de sa singularité.

La psychopraticienne considère chaque personne comme un sujet unique, libre et responsable.

Elle respecte :

  • la dignité, l’intégrité et l’intimité de la personne

  • son rythme et son autonomie

  • ses convictions philosophiques, spirituelles ou religieuses

  • son droit à ne pas tout révéler d’elle-même

  • sa liberté d’interrompre l’accompagnement

  • Elle s’engage à favoriser l’autonomie et la capacité de discernement de la personne accompagnée

2 – Intégrité de l’accompagnement.

La psychopraticienne agit exclusivement dans l’intérêt du processus d’accompagnement.

Elle s’interdit :

  • toute manipulation

  • toute influence idéologique, politique ou religieuse

  • toute exploitation financière, affective ou personnelle

  • toute relation ambiguë ou conflictuelle avec la personne accompagnée

Elle veille à ne jamais utiliser la relation d’accompagnement à des fins personnelles ou tierces.

3 – Compétence professionnelle.

La psychopraticienne fonde sa légitimité sur :

 

  • un travail approfondi sur elle-même

  • une formation théorique et pratique sérieuse

  • une supervision régulière de sa pratique

  • une formation continue tout au long de sa carrière

Elle connaît les limites de ses compétences et oriente vers d’autres professionnels lorsque la situation l’exige.

4 – Responsabilité.

La psychopraticienne assume la responsabilité de ses choix méthodologiques et techniques dans le cadre de sa pratique.

Elle exerce dans le respect :

  • de la législation en vigueur

  • des règles relatives au secret professionnel

  • de la sécurité physique et psychique des personnes

Elle demeure indépendante dans ses décisions professionnelles

 

ll Règles déontologiques

1 – Cadre d’exercice.

La psychopraticienne définit un cadre clair comprenant :

  • la durée et la fréquence des séances

  • le montant des honoraires

  • les modalités d’annulation

  • les règles de confidentialité

Elle veille à maintenir une séparation claire entre sa vie privée et son activité professionnelle.

2 – Confidentialité.

La psychopraticienne est tenue au secret professionnel concernant tout ce qui est confié dans le cadre des séances.

Elle prend toutes les précautions nécessaires pour garantir :

  • la protection des données,

  • l’anonymat,

  • la discrétion des échanges.

Toute transmission d’information à un tiers ne peut se faire qu’avec l’accord explicite de la personne concernée, sauf obligation légale.

3 – Sécurité et non-violence

La psychopraticienne veille à ce que sa pratique :

  • respecte l’intégrité physique et morale des personnes,

  • exclue toute forme de violence,

  • ne mette jamais en danger la personne accompagnée ou un tiers.

4 –Abstinence de relation sexuelle

Toute relation intime ou sexuelle avec une personne accompagnée est strictement interdite.

Cette règle vise à préserver la sécurité psychique et la clarté du cadre thérapeutique.

5 –Relation avec les autres professionnels

La psychopraticienne reconnaît la complémentarité des métiers de la santé et de l’accompagnement.

Elle :

  • n’établit pas de diagnostic médical

  • n’interrompt ni ne modifie un traitement médical

  • invite, si nécessaire, la personne à consulter un professionnel de santé

Elle collabore dans le respect des compétences de chacun

6 –Orientation et limite de compétence

Lorsque la demande dépasse son champ de compétence (troubles psychiatriques sévères, situations d’urgence, dépendances lourdes, etc.), la psychopraticienne oriente vers des professionnels qualifiés (médecins, psychiatres, psychologues, services spécialisés).

7-Conflit d’intérêts:

La psychopraticienne :

  • n’accompagne pas des proches ou des personnes avec lesquelles elle entretient un lien personnel étroit

  • évite les situations de double relation

  • se récuse en cas de conflit d’intérêts

8 –Communication et information du public:

Toute communication (site internet, réseaux sociaux, supports écrits) doit être :

  • honnête,

  • mesurée,

  • sans promesse de résultat,

  • respectueuse de la dignité des personnes.

La psychopraticienne ne peut utiliser les témoignages de personnes accompagnées sans leur accord explicite.

9 –Honoraires:

Les honoraires sont fixés avec clarté et communiqués dès les premiers échanges.

La psychopraticienne s’assure que la personne est informée et en accord avec les modalités financières.

lll Engagement professionnel :

La psychopraticienne s’engage à :

  • exercer avec conscience et humanité

  • maintenir un questionnement éthique permanent

  • actualiser ses connaissances

  • accepter la supervision

  • respecter et faire respecter le présent code de déontologie.

Ce code peut être remis à toute personne qui en fait la demande.