Prendre rendez-vous

Chroniques psy →

Refus scolaire anxieux

Refus scolaire anxieux

- Rédigé par Élodie Barth

Elément illustratif - Psy One Art - Psychopraticienne
Résumez ou partagez cette chronique :

C’est quoi un refus scolaire anxieux (phobie scolaire) ?

Le refus scolaire anxieux, parfois appelé phobie scolaire, n’est ni un caprice ni un manque de volonté.
Il s’agit d’une souffrance psychique réelle qui empêche l’enfant ou l’adolescent de se rendre à l’école malgré son désir – souvent présent – de réussir et d’avoir une scolarité “normale”.

Quelles sont les causes du refus scolaire anxieux ?

Le refus scolaire anxieux est multifactoriel. Il résulte généralement d’une combinaison de facteurs de vulnérabilité :

  • Une pression parentale importante concernant les résultats scolaires
  • Une anxiété sociale marquée
  • Un trouble non diagnostiqué (TDAH, TSA, HPI…)
  • Du harcèlement scolaire
  • Une hypersensibilité émotionnelle
  • Des expériences d’échec répétées

C’est souvent l’association de plusieurs éléments qui fragilise l’enfant.

Lorsqu’il y a souffrance, ce n’est pas un caprice.

Sur le plan neurologique, on observe des mécanismes proches du stress post-traumatique : le cerveau est soumis de manière quasi chronique aux hormones du stress.
L’école devient alors un déclencheur anxiogène intense. Le corps réagit comme face à un danger.

Les signes d’alerte :

• Maux de ventre récurrents les jours d’école
• Peur de vomir
• Incapacité à franchir le portail de l’établissement
• Larmes à l’entrée de la cour

• Migraines
• Troubles du sommeil
• Perte ou augmentation d’appétit
• Idées suicidaires ou scarifications

L’école devient une source de souffrance qui dépasse les ressources psychiques de l’enfant ou de l’adolescent.

Face au refus scolaire anxieux, la première étape est l’observation bienveillante.

Etre à l’écouteTravailler avec l’établissement scolaireNe pas juger

Ouvrir le dialogue sans centrer toutes les discussions sur la scolarité.

Accueillir les émotions sans minimiser ni dramatiser.


Échanger avec la vie scolaire, l’infirmière, le professeur principal.
Mettre en place :

Un emploi du temps aménagé

Une exposition progressive aux cours

Un maintien du lien social

Si nécessaire, certains enseignements à distance (ex : CNED)

La culpabilisation augmente l’anxiété

Elle renforce les blocages

Maintenir un cadre sécurisant avec des repères quotidiens:

• Heures de lever régulières
• Activité physique
• Activités extra-scolaires (musique, arts plastiques…)

Le cadre rassure, même si la scolarité est temporairement interrompue.

Phobie scolaire

Une prise en charge souvent longue

Le refus scolaire anxieux peut durer plusieurs mois, parfois une année.
Une prise en charge précoce et adaptée améliore nettement l’évolution.Le refus scolaire anxieux peut durer plusieurs mois, parfois une année.
Une prise en charge précoce et adaptée améliore nettement l’évolution.

L’apaisement repose sur un partenariat étroit entre la famille, l’établissement scolaire et les professionnels du soin psychique.

Faut-il envisager une pause scolaire ?

Dans certains cas, une pause ou une scolarisation alternative peut être nécessaire dans le processus de reconstruction.

La pédopsychiatre Laelia Benoit, chercheuse à l’Inserm et exerçant à la Maison de Solenn, souligne que la première étape pour les parents peut être d’accepter temporairement la déscolarisation afin que l’enfant retrouve confiance en lui à travers des objectifs progressifs et atteignables.

Ce temps n’est pas un échec.
C’est parfois une étape nécessaire.

“Quand je pense à l’école, j’ai mal au ventre..”

Compréhension, bienveillance et absence de jugement – au sein de la famille, des amis et de l’école – sont essentielles au processus de guérison.

Certains enfants et adolescents ne suivront pas le parcours scolaire classique.
Cela ne signifie pas qu’ils échouent.

Avec un accompagnement adapté, ils peuvent retrouver confiance, équilibre et construire leur propre trajectoire.

* Cet article à une visée informative et ne remplace en aucun cas un avis ou un suivi médical

Ces articles pourraient vous intéresser

A quoi sert un test de QI ? - PsyOneArt

À quoi sert un test de QI ?

Les points de pression en EFT-PsyOneArt

C’est quoi l’EFT ?

Apprentissage scolaire-PsyOneArt

Réinventer l’école : quand l’éducation se rapproche du sur-mesure

Une question
ou envie d’échanger sur votre situation ?

Elément illustratif - Psy One Art - Psychopraticienne
Qui suis-je ? - Psy One Art - Psychopraticienne

Contact

Code de déontologie de la psychopraticienne

Préambule

La psychopraticienne exerce une activité d’accompagnement psychologique fondée sur l’écoute, la relation d’aide et le respect du processus de transformation de la personne.

Son éthique professionnelle s’appuie sur les valeurs humanistes, la reconnaissance de la singularité de chacun, la responsabilité, la confidentialité, ainsi que sur les apports théoriques issus des sciences humaines, de la psychologie et des pratiques psychocorporelles ou relationnelles selon sa formation.

Elle s’engage à exercer son métier avec intégrité, compétence et responsabilité.

l Principes éthiques fondamentaux

1 – Respect de la personne et de sa singularité.

La psychopraticienne considère chaque personne comme un sujet unique, libre et responsable.

Elle respecte :

  • la dignité, l’intégrité et l’intimité de la personne

  • son rythme et son autonomie

  • ses convictions philosophiques, spirituelles ou religieuses

  • son droit à ne pas tout révéler d’elle-même

  • sa liberté d’interrompre l’accompagnement

  • Elle s’engage à favoriser l’autonomie et la capacité de discernement de la personne accompagnée

2 – Intégrité de l’accompagnement.

La psychopraticienne agit exclusivement dans l’intérêt du processus d’accompagnement.

Elle s’interdit :

  • toute manipulation

  • toute influence idéologique, politique ou religieuse

  • toute exploitation financière, affective ou personnelle

  • toute relation ambiguë ou conflictuelle avec la personne accompagnée

Elle veille à ne jamais utiliser la relation d’accompagnement à des fins personnelles ou tierces.

3 – Compétence professionnelle.

La psychopraticienne fonde sa légitimité sur :

 

  • un travail approfondi sur elle-même

  • une formation théorique et pratique sérieuse

  • une supervision régulière de sa pratique

  • une formation continue tout au long de sa carrière

Elle connaît les limites de ses compétences et oriente vers d’autres professionnels lorsque la situation l’exige.

4 – Responsabilité.

La psychopraticienne assume la responsabilité de ses choix méthodologiques et techniques dans le cadre de sa pratique.

Elle exerce dans le respect :

  • de la législation en vigueur

  • des règles relatives au secret professionnel

  • de la sécurité physique et psychique des personnes

Elle demeure indépendante dans ses décisions professionnelles

 

ll Règles déontologiques

1 – Cadre d’exercice.

La psychopraticienne définit un cadre clair comprenant :

  • la durée et la fréquence des séances

  • le montant des honoraires

  • les modalités d’annulation

  • les règles de confidentialité

Elle veille à maintenir une séparation claire entre sa vie privée et son activité professionnelle.

2 – Confidentialité.

La psychopraticienne est tenue au secret professionnel concernant tout ce qui est confié dans le cadre des séances.

Elle prend toutes les précautions nécessaires pour garantir :

  • la protection des données,

  • l’anonymat,

  • la discrétion des échanges.

Toute transmission d’information à un tiers ne peut se faire qu’avec l’accord explicite de la personne concernée, sauf obligation légale.

3 – Sécurité et non-violence

La psychopraticienne veille à ce que sa pratique :

  • respecte l’intégrité physique et morale des personnes,

  • exclue toute forme de violence,

  • ne mette jamais en danger la personne accompagnée ou un tiers.

4 –Abstinence de relation sexuelle

Toute relation intime ou sexuelle avec une personne accompagnée est strictement interdite.

Cette règle vise à préserver la sécurité psychique et la clarté du cadre thérapeutique.

5 –Relation avec les autres professionnels

La psychopraticienne reconnaît la complémentarité des métiers de la santé et de l’accompagnement.

Elle :

  • n’établit pas de diagnostic médical

  • n’interrompt ni ne modifie un traitement médical

  • invite, si nécessaire, la personne à consulter un professionnel de santé

Elle collabore dans le respect des compétences de chacun

6 –Orientation et limite de compétence

Lorsque la demande dépasse son champ de compétence (troubles psychiatriques sévères, situations d’urgence, dépendances lourdes, etc.), la psychopraticienne oriente vers des professionnels qualifiés (médecins, psychiatres, psychologues, services spécialisés).

7-Conflit d’intérêts:

La psychopraticienne :

  • n’accompagne pas des proches ou des personnes avec lesquelles elle entretient un lien personnel étroit

  • évite les situations de double relation

  • se récuse en cas de conflit d’intérêts

8 –Communication et information du public:

Toute communication (site internet, réseaux sociaux, supports écrits) doit être :

  • honnête,

  • mesurée,

  • sans promesse de résultat,

  • respectueuse de la dignité des personnes.

La psychopraticienne ne peut utiliser les témoignages de personnes accompagnées sans leur accord explicite.

9 –Honoraires:

Les honoraires sont fixés avec clarté et communiqués dès les premiers échanges.

La psychopraticienne s’assure que la personne est informée et en accord avec les modalités financières.

lll Engagement professionnel :

La psychopraticienne s’engage à :

  • exercer avec conscience et humanité

  • maintenir un questionnement éthique permanent

  • actualiser ses connaissances

  • accepter la supervision

  • respecter et faire respecter le présent code de déontologie.

Ce code peut être remis à toute personne qui en fait la demande.