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À quoi sert un test de QI ?

À quoi sert un test de QI ?

- Rédigé par Élodie Barth

Elément illustratif - Psy One Art - Psychopraticienne
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QI (quotient intellectuel)

Le test de quotient intellectuel (QI) est un outil d’évaluation conçu pour mieux comprendre le fonctionnement cognitif d’une personne à un moment donné.

Mis au point initialement par David Weschler en 1939, ce test a depuis été régulièrement actualisé — environ tous les dix ans — afin de s’adapter aux évolutions socioculturelles de la population.

Le test de QI: Son objectif principal est de dresser un profil des capacités intellectuelles, plutôt qu’un simple score global figé.

Selon l’âge, différents tests sont utilisés :

  • WPPSI : pour les enfants de 2 à 7 ans
  • WISC : pour les enfants et adolescents de 6 à 16 ans
  • WAIS : pour les plus de 16 ans et les adultes

Les grands domaines évalués : L’intérêt de ce test est de mettre en évidence l’homogénéité de 4 indices

Raisonnement verbal (Indice de compréhension verbale (ICV)Raisonnement perceptif (Indice de raisonnement perceptif (IRP)Mémoire de travail
Indice de mémoire de travail (IMT)
Vitesse de traitement
Indice de vitesse de traitement (IVT)
Ce domaine tend principalement à mesurer l’expression de capacités sur la base de stimuli verbaux. Les trois subtests évaluent la formation de concepts verbaux, la capacité à établir des liens logiques et la quantité de connaissances acquises des mots et de leur sens. Cela implique la compréhension auditive, l’expression verbale, le développement du langage, l’habileté d’apprentissage et celle a évaluer et utiliser les expériences passées. Cela demande, également, la connaissance des conventions sociales, le jugement social, la maturité et le sens commun.

Cet indice reflète notamment la capacité à comprendre, raisonner avec les mots et mobiliser ses connaissances.
Ces épreuves sont destinées à la mesure des capacités de raisonnement fluide et de traitement visuospatial de l’information. Ces subtests mesurent l’organisation, la catégorisation perceptuelle et évaluent l’habilité à analyser et à synthétiser des stimuli visuels abstraits. Cela implique la perception et l’organisation visuelle, la coordination visuomotrice, la visualisation spatiale, le traitement simultané et la perception visuelle figure-fond.

Ici, on évalue la manière dont une personne analyse et organise les informations visuelles.
Ce domaine comprend des subtests sollicitant la mémoire immédiate ainsi que la mémoire de travail. Les subtests évaluent l’encodage, la mémoire auditive à court-terme, la mémoire de travail qui implique le traitement auditif, les habiletés séquentielles et la manipulation mentale. La mémoire de travail implique l’attention, la concentration, le contrôle mental et le raisonnement.
Les tests d’intelligence mesurent la mémoire à court terme, nommée mémoire de travail, en proposant au sujet de retenir une liste de chiffres (par exemple) et de la restituer.
Une bonne mémoire de travail est un bon indicateur pour la réussite des apprentissages complexes. La capacité de stockage de la mémoire de travail est autour de sept données mémorisées.

C’est une fonction essentielle pour apprendre, réfléchir et résoudre des problèmes.
La vitesse de traitement: Indice de vitesse de traitement (IVT):
Les épreuves constituant ce domaine évaluent la vitesse de traitement au niveau intellectuel et grapho-moteur. L’indice révèle l’efficacité de la mémoire de travail, la mémoire visuelle à court terme, la coordination motrice, le repérage visuel, le rapport entre vitesse et précision.

Cet indice renseigne sur la rapidité et l’efficacité d’exécution face à une tâche.
Les grands domaines évalués dans un test de QI

L’Indice d’Aptitude Générale (IAG)

L’Indice d’Aptitude Générale correspond à une estimation de l’intelligence globale basée principalement sur les capacités de raisonnement (verbal et perceptif). Il offre ainsi une vision plus stable du potentiel intellectuel, moins influencée par des facteurs comme la fatigue, le stress ou l’attention.

 Contrairement au QI total, il exclut généralement :

  • la mémoire de travail
  • la vitesse de traitement

Les limites du test de QI:le test de QI ne mesure pas toutes les formes d’intelligence

La créativitéL’intelligence emotionnelle Les compétences sociales ou artistiques
Capacité à imaginer, inventer et penser autrementFaculté de reconnaître, comprendre et gérer ses propres émotions, mais aussi celles des autresEnsemble d’aptitudes : savoir interagir avec les autres, coopérer, s’adapter à différents contextes sociaux, mais aussi s’exprimer à travers la musique, le dessin, le mouvement ou d’autres formes de création

De plus, passer un test peut être une expérience émotionnellement engageante, parfois génératrice d’anxiété.


Un score qui évolue ? Le QI n’est pas figé dans le temps. Il peut varier en fonction

De l’âge
De l’état émotionnel
Du niveau de stress
De la capacité d’attention

Par ailleurs, le niveau moyen de QI dans la population augmente d’environ 3 points par décennie.

Les repères de scores:

85 à 115 : moyenne (environ 70 % de la population)

115 à 129 : intelligence supérieure (environ 13 %)

130 à 144 : haut potentiel modéré (2,1 %)

145 à 159 : haut potentiel élevé (0,13 %)

Supérieur à 160 : très haut potentiel

On parle généralement de HPI (haut potentiel intellectuel) à partir de 130.

Seule une évaluation psychométrique réalisée par un psychologue ou neuropsychologue permet d’évaluer ce potentiel.

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Code de déontologie de la psychopraticienne

Préambule

La psychopraticienne exerce une activité d’accompagnement psychologique fondée sur l’écoute, la relation d’aide et le respect du processus de transformation de la personne.

Son éthique professionnelle s’appuie sur les valeurs humanistes, la reconnaissance de la singularité de chacun, la responsabilité, la confidentialité, ainsi que sur les apports théoriques issus des sciences humaines, de la psychologie et des pratiques psychocorporelles ou relationnelles selon sa formation.

Elle s’engage à exercer son métier avec intégrité, compétence et responsabilité.

l Principes éthiques fondamentaux

1 – Respect de la personne et de sa singularité.

La psychopraticienne considère chaque personne comme un sujet unique, libre et responsable.

Elle respecte :

  • la dignité, l’intégrité et l’intimité de la personne

  • son rythme et son autonomie

  • ses convictions philosophiques, spirituelles ou religieuses

  • son droit à ne pas tout révéler d’elle-même

  • sa liberté d’interrompre l’accompagnement

  • Elle s’engage à favoriser l’autonomie et la capacité de discernement de la personne accompagnée

2 – Intégrité de l’accompagnement.

La psychopraticienne agit exclusivement dans l’intérêt du processus d’accompagnement.

Elle s’interdit :

  • toute manipulation

  • toute influence idéologique, politique ou religieuse

  • toute exploitation financière, affective ou personnelle

  • toute relation ambiguë ou conflictuelle avec la personne accompagnée

Elle veille à ne jamais utiliser la relation d’accompagnement à des fins personnelles ou tierces.

3 – Compétence professionnelle.

La psychopraticienne fonde sa légitimité sur :

 

  • un travail approfondi sur elle-même

  • une formation théorique et pratique sérieuse

  • une supervision régulière de sa pratique

  • une formation continue tout au long de sa carrière

Elle connaît les limites de ses compétences et oriente vers d’autres professionnels lorsque la situation l’exige.

4 – Responsabilité.

La psychopraticienne assume la responsabilité de ses choix méthodologiques et techniques dans le cadre de sa pratique.

Elle exerce dans le respect :

  • de la législation en vigueur

  • des règles relatives au secret professionnel

  • de la sécurité physique et psychique des personnes

Elle demeure indépendante dans ses décisions professionnelles

 

ll Règles déontologiques

1 – Cadre d’exercice.

La psychopraticienne définit un cadre clair comprenant :

  • la durée et la fréquence des séances

  • le montant des honoraires

  • les modalités d’annulation

  • les règles de confidentialité

Elle veille à maintenir une séparation claire entre sa vie privée et son activité professionnelle.

2 – Confidentialité.

La psychopraticienne est tenue au secret professionnel concernant tout ce qui est confié dans le cadre des séances.

Elle prend toutes les précautions nécessaires pour garantir :

  • la protection des données,

  • l’anonymat,

  • la discrétion des échanges.

Toute transmission d’information à un tiers ne peut se faire qu’avec l’accord explicite de la personne concernée, sauf obligation légale.

3 – Sécurité et non-violence

La psychopraticienne veille à ce que sa pratique :

  • respecte l’intégrité physique et morale des personnes,

  • exclue toute forme de violence,

  • ne mette jamais en danger la personne accompagnée ou un tiers.

4 –Abstinence de relation sexuelle

Toute relation intime ou sexuelle avec une personne accompagnée est strictement interdite.

Cette règle vise à préserver la sécurité psychique et la clarté du cadre thérapeutique.

5 –Relation avec les autres professionnels

La psychopraticienne reconnaît la complémentarité des métiers de la santé et de l’accompagnement.

Elle :

  • n’établit pas de diagnostic médical

  • n’interrompt ni ne modifie un traitement médical

  • invite, si nécessaire, la personne à consulter un professionnel de santé

Elle collabore dans le respect des compétences de chacun

6 –Orientation et limite de compétence

Lorsque la demande dépasse son champ de compétence (troubles psychiatriques sévères, situations d’urgence, dépendances lourdes, etc.), la psychopraticienne oriente vers des professionnels qualifiés (médecins, psychiatres, psychologues, services spécialisés).

7-Conflit d’intérêts:

La psychopraticienne :

  • n’accompagne pas des proches ou des personnes avec lesquelles elle entretient un lien personnel étroit

  • évite les situations de double relation

  • se récuse en cas de conflit d’intérêts

8 –Communication et information du public:

Toute communication (site internet, réseaux sociaux, supports écrits) doit être :

  • honnête,

  • mesurée,

  • sans promesse de résultat,

  • respectueuse de la dignité des personnes.

La psychopraticienne ne peut utiliser les témoignages de personnes accompagnées sans leur accord explicite.

9 –Honoraires:

Les honoraires sont fixés avec clarté et communiqués dès les premiers échanges.

La psychopraticienne s’assure que la personne est informée et en accord avec les modalités financières.

lll Engagement professionnel :

La psychopraticienne s’engage à :

  • exercer avec conscience et humanité

  • maintenir un questionnement éthique permanent

  • actualiser ses connaissances

  • accepter la supervision

  • respecter et faire respecter le présent code de déontologie.

Ce code peut être remis à toute personne qui en fait la demande.