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La dermatillomanie

La dermatillomanie

- Rédigé par Élodie Barth

Elément illustratif - Psy One Art - Psychopraticienne
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C’est quoi la dermatillomanie ?

La dermatillomanie, également appelée « triturage pathologique de la peau » est un trouble encore peu connu, situé à la croisée de la dermatologie et de la santé mentale.

Elle se traduit par un besoin irrépressible de manipuler sa peau, dans le but d’en éliminer les imperfections, qu’elles soient visibles ou simplement ressenties au toucher.

Ce trouble toucherait entre 1 et 2 % de la population, avec une prédominance chez les femmes.

Comment reconnaître la dermatillomanie ?

 La dermatillomanie se manifeste par des comportements rĂ©pĂ©titifs centrĂ©s sur la peau.

Ces gestes, loin d’être anodins, entraînent souvent :

  • Des lĂ©sions cutanĂ©es parfois importantes
  • Des rougeurs ou plaques plus ou moins Ă©tendues
  • La prĂ©sence de squames

La personne va chercher Ă  lisser, gratter ou retirer :

  • Boutons, points noirs
  • Croutes, peaux mortes
  • Poils incarnĂ©s

Avec le temps, ces atteintes peuvent provoquer des saignements et laisser des cicatrices, parfois irréversibles.

Quelles conséquences de la dermatillomanie au quotidien ?

Au-delà de l’aspect cutané, la dermatillomanie a un impact profond sur le vécu psychologique.

La peau devient alors une source de préoccupations constantes, voire de complexes.

Beaucoup de personnes concernées évoquent :

  • une altĂ©ration de l’estime de soi
  • un sentiment de honte
  • une difficultĂ© Ă  se montrer aux autres

Dans certains cas, cela peut conduire Ă  un isolement social.

La dermatillomanie peut être comprise à travers trois dimensions complémentaires : cognitive, émotionnelle et comportementale.

Plan cognitifPlan émotionnelPlan comportemental

Pensées centrées sur les imperfections de la peau (« il faut que ce soit lisse », « ce n’est pas supportable »), focalisation excessive sur les détails, exigences élevées liées au perfectionnisme, association entre apparence physique et valeur personnelle.


Tensions internes, anxiété, angoisses, frustration, parfois sentiment de soulagement temporaire après le passage à l’acte, puis culpabilité ou honte.

Grattage, triturage, vérification tactile ou visuelle de la peau, retrait des imperfections (réelles ou perçues), répétition du geste malgré les conséquences physiques.

Pourquoi ce comportement apparaît il ?

Derrière ces gestes répétitifs se cache souvent une tentative de régulation émotionnelle.

Le fait de manipuler sa peau peut procurer un soulagement temporaire, notamment face Ă  :

  • des tensions internes
  • de l’anxiĂ©tĂ©
  • des Ă©motions difficiles Ă  exprimer
Dermatillomanie : symptĂ´mes du trouble du grattage compulsif de la peau-PsyOneArt
Dermatillomanie

Quelle prise en charge envisager pour la dermatillomanie ?

La prise en charge de la dermatillomanie repose avant tout sur une meilleure compréhension du comportement.

Un accompagnement psychologique permet de :

  • identifier les dĂ©clencheurs
  • comprendre les mĂ©canismes en jeu
  • mettre en place des alternatives aux gestes de grattage

Dans certains cas, une approche pluridisciplinaire peut être proposée, associant dermatologie et psychiatrie.

* Cet article à une visée informative et ne remplace en aucun cas un avis ou un suivi médical

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Code de déontologie de la psychopraticienne

Préambule

La psychopraticienne exerce une activité d’accompagnement psychologique fondée sur l’écoute, la relation d’aide et le respect du processus de transformation de la personne.

Son éthique professionnelle s’appuie sur les valeurs humanistes, la reconnaissance de la singularité de chacun, la responsabilité, la confidentialité, ainsi que sur les apports théoriques issus des sciences humaines, de la psychologie et des pratiques psychocorporelles ou relationnelles selon sa formation.

Elle s’engage à exercer son métier avec intégrité, compétence et responsabilité.

l Principes éthiques fondamentaux

1 – Respect de la personne et de sa singularité.

La psychopraticienne considère chaque personne comme un sujet unique, libre et responsable.

Elle respecte :

  • la dignitĂ©, l’intĂ©gritĂ© et l’intimitĂ© de la personne

  • son rythme et son autonomie

  • ses convictions philosophiques, spirituelles ou religieuses

  • son droit Ă  ne pas tout rĂ©vĂ©ler d’elle-mĂŞme

  • sa libertĂ© d’interrompre l’accompagnement

  • Elle s’engage Ă  favoriser l’autonomie et la capacitĂ© de discernement de la personne accompagnĂ©e

2 – IntĂ©gritĂ© de l’accompagnement.

La psychopraticienne agit exclusivement dans l’intérêt du processus d’accompagnement.

Elle s’interdit :

  • toute manipulation

  • toute influence idĂ©ologique, politique ou religieuse

  • toute exploitation financière, affective ou personnelle

  • toute relation ambiguĂ« ou conflictuelle avec la personne accompagnĂ©e

Elle veille à ne jamais utiliser la relation d’accompagnement à des fins personnelles ou tierces.

3 – Compétence professionnelle.

La psychopraticienne fonde sa légitimité sur :

 

  • un travail approfondi sur elle-mĂŞme

  • une formation thĂ©orique et pratique sĂ©rieuse

  • une supervision rĂ©gulière de sa pratique

  • une formation continue tout au long de sa carrière

Elle connaît les limites de ses compétences et oriente vers d’autres professionnels lorsque la situation l’exige.

4 – Responsabilité.

La psychopraticienne assume la responsabilité de ses choix méthodologiques et techniques dans le cadre de sa pratique.

Elle exerce dans le respect :

  • de la lĂ©gislation en vigueur

  • des règles relatives au secret professionnel

  • de la sĂ©curitĂ© physique et psychique des personnes

Elle demeure indépendante dans ses décisions professionnelles

 

ll Règles déontologiques

1 – Cadre d’exercice.

La psychopraticienne définit un cadre clair comprenant :

  • la durĂ©e et la frĂ©quence des sĂ©ances

  • le montant des honoraires

  • les modalitĂ©s d’annulation

  • les règles de confidentialitĂ©

Elle veille à maintenir une séparation claire entre sa vie privée et son activité professionnelle.

2 – Confidentialité.

La psychopraticienne est tenue au secret professionnel concernant tout ce qui est confié dans le cadre des séances.

Elle prend toutes les précautions nécessaires pour garantir :

  • la protection des donnĂ©es,

  • l’anonymat,

  • la discrĂ©tion des Ă©changes.

Toute transmission d’information à un tiers ne peut se faire qu’avec l’accord explicite de la personne concernée, sauf obligation légale.

3 – Sécurité et non-violence

La psychopraticienne veille Ă  ce que sa pratique :

  • respecte l’intĂ©gritĂ© physique et morale des personnes,

  • exclue toute forme de violence,

  • ne mette jamais en danger la personne accompagnĂ©e ou un tiers.

4 –Abstinence de relation sexuelle

Toute relation intime ou sexuelle avec une personne accompagnée est strictement interdite.

Cette règle vise à préserver la sécurité psychique et la clarté du cadre thérapeutique.

5 –Relation avec les autres professionnels

La psychopraticienne reconnaît la complémentarité des métiers de la santé et de l’accompagnement.

Elle :

  • n’établit pas de diagnostic mĂ©dical

  • n’interrompt ni ne modifie un traitement mĂ©dical

  • invite, si nĂ©cessaire, la personne Ă  consulter un professionnel de santĂ©

Elle collabore dans le respect des compétences de chacun

6 –Orientation et limite de compétence

Lorsque la demande dépasse son champ de compétence (troubles psychiatriques sévères, situations d’urgence, dépendances lourdes, etc.), la psychopraticienne oriente vers des professionnels qualifiés (médecins, psychiatres, psychologues, services spécialisés).

7-Conflit d’intĂ©rĂŞts:

La psychopraticienne :

  • n’accompagne pas des proches ou des personnes avec lesquelles elle entretient un lien personnel Ă©troit

  • Ă©vite les situations de double relation

  • se rĂ©cuse en cas de conflit d’intĂ©rĂŞts

8 –Communication et information du public:

Toute communication (site internet, réseaux sociaux, supports écrits) doit être :

  • honnĂŞte,

  • mesurĂ©e,

  • sans promesse de rĂ©sultat,

  • respectueuse de la dignitĂ© des personnes.

La psychopraticienne ne peut utiliser les témoignages de personnes accompagnées sans leur accord explicite.

9 –Honoraires:

Les honoraires sont fixés avec clarté et communiqués dès les premiers échanges.

La psychopraticienne s’assure que la personne est informée et en accord avec les modalités financières.

lll Engagement professionnel :

La psychopraticienne s’engage à :

  • exercer avec conscience et humanitĂ©

  • maintenir un questionnement Ă©thique permanent

  • actualiser ses connaissances

  • accepter la supervision

  • respecter et faire respecter le prĂ©sent code de dĂ©ontologie.

Ce code peut ĂŞtre remis Ă  toute personne qui en fait la demande.