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Estime de soi et confiance en soi : quelle différence ?

Estime de soi et confiance en soi : quelle différence ?

- Rédigé par Élodie Barth

Elément illustratif - Psy One Art - Psychopraticienne
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On confond souvent estime de soi et confiance en soi. Pourtant, ces deux notions, bien que liées, sont distinctes et jouent des rôles différents dans notre équilibre psychologique.

C’est quoi l’estime de soi ?

L’estime de soi, c’est le regard global que l’on porte sur soi-même.
Se sentir digne d’amour, de respect, de réussite, indépendamment de ses performances ou de ce que les autres pensent.

Avoir une bonne estime de soi, c’est :

  • Se sentir valable en tant que personne
  • Reconnaître ses forces et ses faiblesses sans se dévaloriser
  • Se donner le droit d’exister, d’avoir des besoins, des opinions

À l’inverse, une faible estime de soi se traduit souvent par :

  • Un jugement intérieur très critique
  • Le sentiment de ne jamais être “assez” (bien, compétent, intéressant…)
  • Une tendance à se comparer négativement aux autres

Et la confiance en soi, alors ?

La confiance en soi, c’est croire en ses capacités à agir, à réussir une tâche, à faire face à une situation.
Elle varie en fonction des domaines : on peut avoir confiance en soi dans son travail, mais pas du tout dans ses relations sociales, par exemple.

 Avoir confiance en soi, c’est :

  • Oser passer à l’action malgré l’incertitude
  • Se dire “je peux y arriver” ou “je vais essayer quand même”
  • Être capable de se relever en cas d’échec

Quand la confiance est fragile, on doute, on hésite, on n’ose pas… même si, au fond, on se sait capable.


Estime de soi et confiance en soi : les différences clés

Estime de soiConfiance en soi
Ce que je pense de moi-même, dans l’ensembleCe que je pense de mes capacités dans une situation précise
Stable et profondeVariable selon les contextes
Peut être bonne même si on échoueSe construit en réussissant ou en osant
Fondée sur la valeur personnelleFondée sur l’expérience et la compétence

Estime de soi et confiance en soi : quelle différence ?

Pourquoi c’est important de distinguer les deux ?

Parce qu’il est possible de se surestimer dans un domaine (avoir trop confiance) tout en ayant une faible estime de soi en profondeur.
Ou au contraire, d’avoir une bonne estime de soi mais peu d’assurance dans certaines situations nouvelles.

 Travailler sur son estime de soi, c’est renforcer ses fondations.
 Développer sa confiance en soi, c’est construire petit à petit des preuves de sa capacité à agir.


Quelques signes à repérer

 Faible estime de soi :

  • Auto-dénigrement fréquent
  • Difficulté à recevoir des compliments
  • Besoin de validation constante

 Manque de confiance en soi :

  • Peur de l’échec ou du jugement
  • Évitement de nouvelles expériences
  • Procrastination ou paralysie face à l’action

Bonne nouvelle : ça se travaille !

L’estime de soi et la confiance en soi ne sont pas figées. Elles se construisent, s’entretiennent et peuvent évoluer tout au long de la vie.
Accepter ses imperfections, se féliciter de ses réussites, sortir petit à petit de sa zone de confort : ce sont des petits pas qui font une grande différence.

Vous n’avez pas besoin d’être parfait pour croire en vous.
Vous avez juste besoin d’apprendre à vous reconnaître, vous respecter… et oser avancer.

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Code de déontologie de la psychopraticienne

Préambule

La psychopraticienne exerce une activité d’accompagnement psychologique fondée sur l’écoute, la relation d’aide et le respect du processus de transformation de la personne.

Son éthique professionnelle s’appuie sur les valeurs humanistes, la reconnaissance de la singularité de chacun, la responsabilité, la confidentialité, ainsi que sur les apports théoriques issus des sciences humaines, de la psychologie et des pratiques psychocorporelles ou relationnelles selon sa formation.

Elle s’engage à exercer son métier avec intégrité, compétence et responsabilité.

l Principes éthiques fondamentaux

1 – Respect de la personne et de sa singularité.

La psychopraticienne considère chaque personne comme un sujet unique, libre et responsable.

Elle respecte :

  • la dignité, l’intégrité et l’intimité de la personne

  • son rythme et son autonomie

  • ses convictions philosophiques, spirituelles ou religieuses

  • son droit à ne pas tout révéler d’elle-même

  • sa liberté d’interrompre l’accompagnement

  • Elle s’engage à favoriser l’autonomie et la capacité de discernement de la personne accompagnée

2 – Intégrité de l’accompagnement.

La psychopraticienne agit exclusivement dans l’intérêt du processus d’accompagnement.

Elle s’interdit :

  • toute manipulation

  • toute influence idéologique, politique ou religieuse

  • toute exploitation financière, affective ou personnelle

  • toute relation ambiguë ou conflictuelle avec la personne accompagnée

Elle veille à ne jamais utiliser la relation d’accompagnement à des fins personnelles ou tierces.

3 – Compétence professionnelle.

La psychopraticienne fonde sa légitimité sur :

 

  • un travail approfondi sur elle-même

  • une formation théorique et pratique sérieuse

  • une supervision régulière de sa pratique

  • une formation continue tout au long de sa carrière

Elle connaît les limites de ses compétences et oriente vers d’autres professionnels lorsque la situation l’exige.

4 – Responsabilité.

La psychopraticienne assume la responsabilité de ses choix méthodologiques et techniques dans le cadre de sa pratique.

Elle exerce dans le respect :

  • de la législation en vigueur

  • des règles relatives au secret professionnel

  • de la sécurité physique et psychique des personnes

Elle demeure indépendante dans ses décisions professionnelles

 

ll Règles déontologiques

1 – Cadre d’exercice.

La psychopraticienne définit un cadre clair comprenant :

  • la durée et la fréquence des séances

  • le montant des honoraires

  • les modalités d’annulation

  • les règles de confidentialité

Elle veille à maintenir une séparation claire entre sa vie privée et son activité professionnelle.

2 – Confidentialité.

La psychopraticienne est tenue au secret professionnel concernant tout ce qui est confié dans le cadre des séances.

Elle prend toutes les précautions nécessaires pour garantir :

  • la protection des données,

  • l’anonymat,

  • la discrétion des échanges.

Toute transmission d’information à un tiers ne peut se faire qu’avec l’accord explicite de la personne concernée, sauf obligation légale.

3 – Sécurité et non-violence

La psychopraticienne veille à ce que sa pratique :

  • respecte l’intégrité physique et morale des personnes,

  • exclue toute forme de violence,

  • ne mette jamais en danger la personne accompagnée ou un tiers.

4 –Abstinence de relation sexuelle

Toute relation intime ou sexuelle avec une personne accompagnée est strictement interdite.

Cette règle vise à préserver la sécurité psychique et la clarté du cadre thérapeutique.

5 –Relation avec les autres professionnels

La psychopraticienne reconnaît la complémentarité des métiers de la santé et de l’accompagnement.

Elle :

  • n’établit pas de diagnostic médical

  • n’interrompt ni ne modifie un traitement médical

  • invite, si nécessaire, la personne à consulter un professionnel de santé

Elle collabore dans le respect des compétences de chacun

6 –Orientation et limite de compétence

Lorsque la demande dépasse son champ de compétence (troubles psychiatriques sévères, situations d’urgence, dépendances lourdes, etc.), la psychopraticienne oriente vers des professionnels qualifiés (médecins, psychiatres, psychologues, services spécialisés).

7-Conflit d’intérêts:

La psychopraticienne :

  • n’accompagne pas des proches ou des personnes avec lesquelles elle entretient un lien personnel étroit

  • évite les situations de double relation

  • se récuse en cas de conflit d’intérêts

8 –Communication et information du public:

Toute communication (site internet, réseaux sociaux, supports écrits) doit être :

  • honnête,

  • mesurée,

  • sans promesse de résultat,

  • respectueuse de la dignité des personnes.

La psychopraticienne ne peut utiliser les témoignages de personnes accompagnées sans leur accord explicite.

9 –Honoraires:

Les honoraires sont fixés avec clarté et communiqués dès les premiers échanges.

La psychopraticienne s’assure que la personne est informée et en accord avec les modalités financières.

lll Engagement professionnel :

La psychopraticienne s’engage à :

  • exercer avec conscience et humanité

  • maintenir un questionnement éthique permanent

  • actualiser ses connaissances

  • accepter la supervision

  • respecter et faire respecter le présent code de déontologie.

Ce code peut être remis à toute personne qui en fait la demande.