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Burn-out ou bore-out : deux souffrances, un même mal-être

Burn-out ou bore-out : deux souffrances, un même mal-être

- Rédigé par Élodie Barth

Elément illustratif - Psy One Art - Psychopraticienne
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Fatigue extrême, perte de motivation, sentiment d’épuisement ou d’inutilité…
Le burn-out et le bore-out sont deux troubles professionnels bien différents, mais qui peuvent conduire au même résultat : un effondrement psychique et émotionnel.

C’est quoi un burn-out ?

Le burn-out, ou syndrome d’épuisement professionnel, survient lorsqu’on donne trop, pendant trop longtemps, sans récupération suffisante.

 Il est généralement causé par :

  • Une charge de travail excessive
  • Un stress chronique
  • Un sentiment de pression ou d’urgence constant

Les signes typiques du burn-out :

Plan physiquePlan émotionnelPlan comportemental
Fatigue intense, troubles du sommeil, maux de tête, douleursIrritabilité, anxiété, sentiment d’être dépassé(e), pleurs fréquentsDésengagement, absentéisme, baisse de performance, repli sur soi

 Le burn-out n’est pas de la faiblesse : c’est une réaction à une surcharge prolongée dans un contexte de travail déséquilibré.

C’est quoi un bore-out ?

Le bore-out, c’est l’ennui professionnel poussé à l’extrême, au point de devenir source de souffrance psychique.

 Il survient quand :

  • Le travail est vide de sens ou trop répétitif
  • On est sous-utilisé(e) ou mis(e) à l’écart
  • On manque de stimulation intellectuelle ou de reconnaissance

Les signes typiques du bore-out :

Plan physiquePlan émotionnelPlan comportemental
Fatigue, somnolence, douleurs liées à l’inactivitéDévalorisation, culpabilité, perte d’estime de soiDésengagement, procrastination, comportements d’évitement

Le bore-out peut passer inaperçu, car il ne s’accompagne pas de surmenage… mais de vide, ce qui peut être tout aussi destructeur.


Burn-out vs Bore-out : quelles différences ?

Burn-outBore-out
Trop de travailPas assez de travail ou tâches inintéressantes
Surstimulation et pressionEnnui chronique et sous-stimulation
Épuisement physique et mentalVide existentiel, démotivation
Hyperactivité jusqu’au craquageInactivité jusqu’au mal-être
Se sent débordé(e)Se sent inutile

Un point commun : la perte de sens

Que l’on soit trop sollicité(e) ou complètement oublié(e), le ressenti final est souvent le même :

“Je ne me reconnais plus.”

“Je n’ai plus envie de me lever.”

“Mon travail me détruit.”

Reconnaître sa souffrance est la première étape pour en sortir. Ni le burn-out, ni le bore-out ne sont une fatalité.
Ils nécessitent écoute, accompagnement, parfois un repositionnement professionnel… et toujours, de la bienveillance envers soi-même.

Burn-out ou bore-out : deux souffrances, un même mal-être - Psy One Art

* Cet article a une visée informative et ne remplace en aucun cas un avis ou un suivi médical.

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Code de déontologie de la psychopraticienne

Préambule

La psychopraticienne exerce une activité d’accompagnement psychologique fondée sur l’écoute, la relation d’aide et le respect du processus de transformation de la personne.

Son éthique professionnelle s’appuie sur les valeurs humanistes, la reconnaissance de la singularité de chacun, la responsabilité, la confidentialité, ainsi que sur les apports théoriques issus des sciences humaines, de la psychologie et des pratiques psychocorporelles ou relationnelles selon sa formation.

Elle s’engage à exercer son métier avec intégrité, compétence et responsabilité.

l Principes éthiques fondamentaux

1 – Respect de la personne et de sa singularité.

La psychopraticienne considère chaque personne comme un sujet unique, libre et responsable.

Elle respecte :

  • la dignité, l’intégrité et l’intimité de la personne

  • son rythme et son autonomie

  • ses convictions philosophiques, spirituelles ou religieuses

  • son droit à ne pas tout révéler d’elle-même

  • sa liberté d’interrompre l’accompagnement

  • Elle s’engage à favoriser l’autonomie et la capacité de discernement de la personne accompagnée

2 – Intégrité de l’accompagnement.

La psychopraticienne agit exclusivement dans l’intérêt du processus d’accompagnement.

Elle s’interdit :

  • toute manipulation

  • toute influence idéologique, politique ou religieuse

  • toute exploitation financière, affective ou personnelle

  • toute relation ambiguë ou conflictuelle avec la personne accompagnée

Elle veille à ne jamais utiliser la relation d’accompagnement à des fins personnelles ou tierces.

3 – Compétence professionnelle.

La psychopraticienne fonde sa légitimité sur :

 

  • un travail approfondi sur elle-même

  • une formation théorique et pratique sérieuse

  • une supervision régulière de sa pratique

  • une formation continue tout au long de sa carrière

Elle connaît les limites de ses compétences et oriente vers d’autres professionnels lorsque la situation l’exige.

4 – Responsabilité.

La psychopraticienne assume la responsabilité de ses choix méthodologiques et techniques dans le cadre de sa pratique.

Elle exerce dans le respect :

  • de la législation en vigueur

  • des règles relatives au secret professionnel

  • de la sécurité physique et psychique des personnes

Elle demeure indépendante dans ses décisions professionnelles

 

ll Règles déontologiques

1 – Cadre d’exercice.

La psychopraticienne définit un cadre clair comprenant :

  • la durée et la fréquence des séances

  • le montant des honoraires

  • les modalités d’annulation

  • les règles de confidentialité

Elle veille à maintenir une séparation claire entre sa vie privée et son activité professionnelle.

2 – Confidentialité.

La psychopraticienne est tenue au secret professionnel concernant tout ce qui est confié dans le cadre des séances.

Elle prend toutes les précautions nécessaires pour garantir :

  • la protection des données,

  • l’anonymat,

  • la discrétion des échanges.

Toute transmission d’information à un tiers ne peut se faire qu’avec l’accord explicite de la personne concernée, sauf obligation légale.

3 – Sécurité et non-violence

La psychopraticienne veille à ce que sa pratique :

  • respecte l’intégrité physique et morale des personnes,

  • exclue toute forme de violence,

  • ne mette jamais en danger la personne accompagnée ou un tiers.

4 –Abstinence de relation sexuelle

Toute relation intime ou sexuelle avec une personne accompagnée est strictement interdite.

Cette règle vise à préserver la sécurité psychique et la clarté du cadre thérapeutique.

5 –Relation avec les autres professionnels

La psychopraticienne reconnaît la complémentarité des métiers de la santé et de l’accompagnement.

Elle :

  • n’établit pas de diagnostic médical

  • n’interrompt ni ne modifie un traitement médical

  • invite, si nécessaire, la personne à consulter un professionnel de santé

Elle collabore dans le respect des compétences de chacun

6 –Orientation et limite de compétence

Lorsque la demande dépasse son champ de compétence (troubles psychiatriques sévères, situations d’urgence, dépendances lourdes, etc.), la psychopraticienne oriente vers des professionnels qualifiés (médecins, psychiatres, psychologues, services spécialisés).

7-Conflit d’intérêts:

La psychopraticienne :

  • n’accompagne pas des proches ou des personnes avec lesquelles elle entretient un lien personnel étroit

  • évite les situations de double relation

  • se récuse en cas de conflit d’intérêts

8 –Communication et information du public:

Toute communication (site internet, réseaux sociaux, supports écrits) doit être :

  • honnête,

  • mesurée,

  • sans promesse de résultat,

  • respectueuse de la dignité des personnes.

La psychopraticienne ne peut utiliser les témoignages de personnes accompagnées sans leur accord explicite.

9 –Honoraires:

Les honoraires sont fixés avec clarté et communiqués dès les premiers échanges.

La psychopraticienne s’assure que la personne est informée et en accord avec les modalités financières.

lll Engagement professionnel :

La psychopraticienne s’engage à :

  • exercer avec conscience et humanité

  • maintenir un questionnement éthique permanent

  • actualiser ses connaissances

  • accepter la supervision

  • respecter et faire respecter le présent code de déontologie.

Ce code peut être remis à toute personne qui en fait la demande.