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C’est quoi le droit à la déconnexion ?

C’est quoi le droit à la déconnexion ?

- Rédigé par Élodie Barth

Elément illustratif - Psy One Art - Psychopraticienne
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Dans un contexte où les outils numériques permettent d’être joignable en permanence, la frontière entre vie professionnelle et vie personnelle devient parfois floue.


Le droit à la déconnexion vise précisément à protéger ces moments de repos indispensables en garantissant à chaque salarié la possibilité de s’extraire pleinement de son activité professionnelle en dehors de ses horaires de travail.

Ce droit, inscrit dans le Code du travail, s’appuie sur un principe simple : chacun doit bénéficier de périodes où aucune sollicitation professionnelle ne vient perturber son temps libre, son sommeil ou sa vie familiale.


Pourquoi le droit à la déconnexion est-il essentiel ?

L’hyperconnexion permanente peut entraîner :

  • une fatigue mentale accrue,
  • un empiètement sur la vie privée,
  • un sentiment d’urgence constant,
  • une difficulté à récupérer,
  • voire un risque accru d’épuisement professionnel.

La déconnexion n’est donc pas un confort, mais un enjeu de santé, de performance et d’équilibre personnel.


Que met en place l’entreprise pour faciliter la déconnexion ?

Les organisations peuvent déployer différents dispositifs pour réduire les sollicitations hors temps de travail. Parmi eux :

  • l’activation automatique d’un message d’absence en fin de journée ou pendant les congés,
  • la désactivation des serveurs ou des messageries au-delà d’une certaine heure,
  • la limitation des envois d’e-mails tardifs,
  • des chartes d’usage du numérique clarifiant les bonnes pratiques,
  • des règles de fonctionnement pour les astreintes, lorsque celles-ci existent.

Ces mesures contribuent à créer un cadre protecteur. Cependant, elles ne peuvent être pleinement efficaces que si chacun adopte aussi des réflexes individuels.


Comment exercer son droit à la déconnexion au quotidien ?

La déconnexion demande une démarche active, à la fois personnelle et collective.

Protéger son temps de repos

Cela peut passer par :

  • la décision de couper ses notifications professionnelles après la journée de travail,
  • la mise en place de créneaux de consultation des e-mails,
  • la définition de limites claires entre les moments personnels et les moments professionnels,
  • un rituel pour marquer la fin de la journée (rangement, marche, sport, lecture…).

Déconnecter, c’est offrir au cerveau la possibilité de récupérer, comme un muscle après l’effort.


C’est quoi le droit à la déconnexion ?

Communiquer pour adapter la charge de travail

La déconnexion est aussi affaire de coopération.
Échanger régulièrement avec ses collègues et managers permet :

  • d’exprimer ses priorités,
  • de clarifier ce qui est urgent et ce qui ne l’est pas,
  • d’ajuster les délais,
  • d’organiser les tâches collectives de manière réaliste,
  • de prévenir les surcharges qui empêchent de réellement décrocher.

Ces discussions facilitent une répartition plus équitable du travail et évitent qu’un salarié se retrouve à devoir “finir le soir” faute de temps ou de clarté.


Trouver un équilibre entre contraintes personnelles et exigences professionnelles

Chaque salarié a une réalité personnelle différente : enfants, transports, santé, responsabilités familiales…
Réfléchir à ses propres besoins et les partager au sein de l’équipe permet d’identifier des solutions adaptées :

  • horaires aménagés,
  • télétravail partiel,
  • plages de disponibilité définies,
  • ajustements ponctuels selon les périodes de charge.

Aucun dispositif ne peut fonctionner sans une réflexion individuelle sur sa manière d’organiser son temps et de préserver son bien-être.


Déconnecter pour mieux travailler

Le droit à la déconnexion n’est pas seulement une règle juridique : c’est une clé pour préserver la santé mentale, renforcer la qualité du travail et maintenir une relation équilibrée avec ses responsabilités professionnelles.


En combinant mesures organisationnelles, pratiques individuelles et communication au sein des équipes, chacun peut retrouver des temps de repos pleinement récupérateurs.

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Code de déontologie de la psychopraticienne

Préambule

La psychopraticienne exerce une activité d’accompagnement psychologique fondée sur l’écoute, la relation d’aide et le respect du processus de transformation de la personne.

Son éthique professionnelle s’appuie sur les valeurs humanistes, la reconnaissance de la singularité de chacun, la responsabilité, la confidentialité, ainsi que sur les apports théoriques issus des sciences humaines, de la psychologie et des pratiques psychocorporelles ou relationnelles selon sa formation.

Elle s’engage à exercer son métier avec intégrité, compétence et responsabilité.

l Principes éthiques fondamentaux

1 – Respect de la personne et de sa singularité.

La psychopraticienne considère chaque personne comme un sujet unique, libre et responsable.

Elle respecte :

  • la dignité, l’intégrité et l’intimité de la personne

  • son rythme et son autonomie

  • ses convictions philosophiques, spirituelles ou religieuses

  • son droit à ne pas tout révéler d’elle-même

  • sa liberté d’interrompre l’accompagnement

  • Elle s’engage à favoriser l’autonomie et la capacité de discernement de la personne accompagnée

2 – Intégrité de l’accompagnement.

La psychopraticienne agit exclusivement dans l’intérêt du processus d’accompagnement.

Elle s’interdit :

  • toute manipulation

  • toute influence idéologique, politique ou religieuse

  • toute exploitation financière, affective ou personnelle

  • toute relation ambiguë ou conflictuelle avec la personne accompagnée

Elle veille à ne jamais utiliser la relation d’accompagnement à des fins personnelles ou tierces.

3 – Compétence professionnelle.

La psychopraticienne fonde sa légitimité sur :

 

  • un travail approfondi sur elle-même

  • une formation théorique et pratique sérieuse

  • une supervision régulière de sa pratique

  • une formation continue tout au long de sa carrière

Elle connaît les limites de ses compétences et oriente vers d’autres professionnels lorsque la situation l’exige.

4 – Responsabilité.

La psychopraticienne assume la responsabilité de ses choix méthodologiques et techniques dans le cadre de sa pratique.

Elle exerce dans le respect :

  • de la législation en vigueur

  • des règles relatives au secret professionnel

  • de la sécurité physique et psychique des personnes

Elle demeure indépendante dans ses décisions professionnelles

 

ll Règles déontologiques

1 – Cadre d’exercice.

La psychopraticienne définit un cadre clair comprenant :

  • la durée et la fréquence des séances

  • le montant des honoraires

  • les modalités d’annulation

  • les règles de confidentialité

Elle veille à maintenir une séparation claire entre sa vie privée et son activité professionnelle.

2 – Confidentialité.

La psychopraticienne est tenue au secret professionnel concernant tout ce qui est confié dans le cadre des séances.

Elle prend toutes les précautions nécessaires pour garantir :

  • la protection des données,

  • l’anonymat,

  • la discrétion des échanges.

Toute transmission d’information à un tiers ne peut se faire qu’avec l’accord explicite de la personne concernée, sauf obligation légale.

3 – Sécurité et non-violence

La psychopraticienne veille à ce que sa pratique :

  • respecte l’intégrité physique et morale des personnes,

  • exclue toute forme de violence,

  • ne mette jamais en danger la personne accompagnée ou un tiers.

4 –Abstinence de relation sexuelle

Toute relation intime ou sexuelle avec une personne accompagnée est strictement interdite.

Cette règle vise à préserver la sécurité psychique et la clarté du cadre thérapeutique.

5 –Relation avec les autres professionnels

La psychopraticienne reconnaît la complémentarité des métiers de la santé et de l’accompagnement.

Elle :

  • n’établit pas de diagnostic médical

  • n’interrompt ni ne modifie un traitement médical

  • invite, si nécessaire, la personne à consulter un professionnel de santé

Elle collabore dans le respect des compétences de chacun

6 –Orientation et limite de compétence

Lorsque la demande dépasse son champ de compétence (troubles psychiatriques sévères, situations d’urgence, dépendances lourdes, etc.), la psychopraticienne oriente vers des professionnels qualifiés (médecins, psychiatres, psychologues, services spécialisés).

7-Conflit d’intérêts:

La psychopraticienne :

  • n’accompagne pas des proches ou des personnes avec lesquelles elle entretient un lien personnel étroit

  • évite les situations de double relation

  • se récuse en cas de conflit d’intérêts

8 –Communication et information du public:

Toute communication (site internet, réseaux sociaux, supports écrits) doit être :

  • honnête,

  • mesurée,

  • sans promesse de résultat,

  • respectueuse de la dignité des personnes.

La psychopraticienne ne peut utiliser les témoignages de personnes accompagnées sans leur accord explicite.

9 –Honoraires:

Les honoraires sont fixés avec clarté et communiqués dès les premiers échanges.

La psychopraticienne s’assure que la personne est informée et en accord avec les modalités financières.

lll Engagement professionnel :

La psychopraticienne s’engage à :

  • exercer avec conscience et humanité

  • maintenir un questionnement éthique permanent

  • actualiser ses connaissances

  • accepter la supervision

  • respecter et faire respecter le présent code de déontologie.

Ce code peut être remis à toute personne qui en fait la demande.