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C’est quoi un trouble panique (ou attaque de panique) ?

C’est quoi un trouble panique (ou attaque de panique) ?

- Rédigé par Élodie Barth

Elément illustratif - Psy One Art - Psychopraticienne
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Une montée soudaine d’angoisse, le cœur qui s’emballe, la sensation d’étouffer ou de perdre le contrôle…

Voilà ce que vivent les personnes qui subissent une attaque de panique.

Ces crises peuvent survenir de manière totalement imprévisible, parfois même au repos, sans raison apparente. Quand elles deviennent fréquentes ou obsédantes, on parle alors de trouble panique.

Quand l’attaque devient un trouble

Tout le monde peut vivre une attaque de panique ponctuelle, notamment dans une situation de stress intense.

Mais certaines personnes en développent de manière répétée, sans déclencheur identifiable.

Cela entraîne une peur constante de revivre une nouvelle crise : c’est ce qu’on appelle l’anticipation anxieuse, un cercle vicieux qui peut perturber profondément la vie quotidienne.

Le trouble panique se caractérise par :

  • Des attaques de panique récurrentes
  • Une peur persistante d’en refaire une
  • Des modifications comportementales pour éviter certaines situations (transports, lieux publics, isolement, etc.)

Les effets du trouble panique sur le mental et le comportement

Une attaque de panique est une expérience marquante, souvent vécue comme un danger vital imminent, même si elle est bénigne sur le plan médical.

Sur le plan cognitif :Sur le plan émotionnel :Sur le plan comportemental :
Peur de devenir fou/folle
Impression de perdre le contrôle ou de « déconnecter »
Pensées catastrophiques (« je vais mourir », « je vais m’évanouir », « je fais une crise cardiaque »)
Terreur soudaine, sans déclencheur clair
Anxiété anticipatoire (peur d’avoir peur)
Sentiment d’insécurité permanent, parfois confusion
Évitement de certains lieux ou contextes (centre commercial, transports, réunions…)
Besoin d’être toujours accompagné(e)
Isolement progressif
Hypervigilance vis-à-vis des sensations corporelles

Quels sont les symptômes physiques d’une attaque de panique ?

Une crise de panique atteint son pic en quelques minutes, avec des signes physiques souvent impressionnants :

  • Accélération du rythme cardiaque (tachycardie), palpitations
  • Sensation d’étouffement, respiration rapide (hyperventilation)
  • Oppression thoracique ou douleur dans la poitrine
  • Sueurs, tremblements, frissons
  • Vertiges, sensation de tête vide, impression de chute imminente
  • Nausées, troubles digestifs
  • Engourdissements, picotements
  • Sensation de dépersonnalisation ou déréalisation (comme si tout devenait irréel)

C’est quoi un trouble panique (ou attaque de panique) ?

Attaque de panique ou crise cardiaque ? Comment faire la différence ?

Il est fréquent que les personnes vivant leur première attaque de panique pensent qu’elles font une crise cardiaque. Voici quelques distinctions utiles, bien que seul un avis médical puisse trancher :

SymptômesAttaque de paniqueCrise cardiaque
ApparitionSoudain, souvent au repos ou sans déclencheurSouvent après un effort ou en lien avec un stress physique/émotionnel intense
Douleur thoraciquePoids, brûlure, oppression diffuseDouleur intense, comme un étau, irradiant vers le bras gauche, la mâchoire ou le dos
DuréePic rapide (quelques minutes à 30 minutes max)Peut durer plus longtemps, s’aggraver progressivement
RespirationHyperventilation, sensation d’étouffementParfois courte, mais moins marquée qu’en attaque de panique
PalpitationsTrès fréquentesPossibles, mais accompagnées d’autres signes cardiovasculaires
Autres signesEngourdissements, sueurs froides, peur de mourir, tremblements, sensation d’irréalitéNausées, vomissements, fatigue soudaine, peau moite, douleur persistante

⚠️ En cas de doute, surtout si la douleur thoracique est nouvelle, persistante ou inhabituelle, il est essentiel de consulter un médecin immédiatement. Il vaut mieux une fausse alerte qu’un risque ignoré.


Sortir du trouble panique, c’est possible

Le trouble panique peut donner le sentiment d’être piégé dans un corps ou un esprit incontrôlable. Pourtant, il existe des approches thérapeutiques très efficaces pour en sortir. Apprendre à reconnaître les signaux, comprendre les mécanismes de l’anxiété et réapprendre à respirer, à se détendre, à se faire confiance : tout cela fait partie du chemin de guérison.

Vous n’êtes pas vos crises. Vous pouvez reprendre le contrôle.

* Cet article a une visée informative et ne remplace en aucun cas un avis ou un suivi médical.

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Code de déontologie de la psychopraticienne

Préambule

La psychopraticienne exerce une activité d’accompagnement psychologique fondée sur l’écoute, la relation d’aide et le respect du processus de transformation de la personne.

Son éthique professionnelle s’appuie sur les valeurs humanistes, la reconnaissance de la singularité de chacun, la responsabilité, la confidentialité, ainsi que sur les apports théoriques issus des sciences humaines, de la psychologie et des pratiques psychocorporelles ou relationnelles selon sa formation.

Elle s’engage à exercer son métier avec intégrité, compétence et responsabilité.

l Principes éthiques fondamentaux

1 – Respect de la personne et de sa singularité.

La psychopraticienne considère chaque personne comme un sujet unique, libre et responsable.

Elle respecte :

  • la dignité, l’intégrité et l’intimité de la personne

  • son rythme et son autonomie

  • ses convictions philosophiques, spirituelles ou religieuses

  • son droit à ne pas tout révéler d’elle-même

  • sa liberté d’interrompre l’accompagnement

  • Elle s’engage à favoriser l’autonomie et la capacité de discernement de la personne accompagnée

2 – Intégrité de l’accompagnement.

La psychopraticienne agit exclusivement dans l’intérêt du processus d’accompagnement.

Elle s’interdit :

  • toute manipulation

  • toute influence idéologique, politique ou religieuse

  • toute exploitation financière, affective ou personnelle

  • toute relation ambiguë ou conflictuelle avec la personne accompagnée

Elle veille à ne jamais utiliser la relation d’accompagnement à des fins personnelles ou tierces.

3 – Compétence professionnelle.

La psychopraticienne fonde sa légitimité sur :

 

  • un travail approfondi sur elle-même

  • une formation théorique et pratique sérieuse

  • une supervision régulière de sa pratique

  • une formation continue tout au long de sa carrière

Elle connaît les limites de ses compétences et oriente vers d’autres professionnels lorsque la situation l’exige.

4 – Responsabilité.

La psychopraticienne assume la responsabilité de ses choix méthodologiques et techniques dans le cadre de sa pratique.

Elle exerce dans le respect :

  • de la législation en vigueur

  • des règles relatives au secret professionnel

  • de la sécurité physique et psychique des personnes

Elle demeure indépendante dans ses décisions professionnelles

 

ll Règles déontologiques

1 – Cadre d’exercice.

La psychopraticienne définit un cadre clair comprenant :

  • la durée et la fréquence des séances

  • le montant des honoraires

  • les modalités d’annulation

  • les règles de confidentialité

Elle veille à maintenir une séparation claire entre sa vie privée et son activité professionnelle.

2 – Confidentialité.

La psychopraticienne est tenue au secret professionnel concernant tout ce qui est confié dans le cadre des séances.

Elle prend toutes les précautions nécessaires pour garantir :

  • la protection des données,

  • l’anonymat,

  • la discrétion des échanges.

Toute transmission d’information à un tiers ne peut se faire qu’avec l’accord explicite de la personne concernée, sauf obligation légale.

3 – Sécurité et non-violence

La psychopraticienne veille à ce que sa pratique :

  • respecte l’intégrité physique et morale des personnes,

  • exclue toute forme de violence,

  • ne mette jamais en danger la personne accompagnée ou un tiers.

4 –Abstinence de relation sexuelle

Toute relation intime ou sexuelle avec une personne accompagnée est strictement interdite.

Cette règle vise à préserver la sécurité psychique et la clarté du cadre thérapeutique.

5 –Relation avec les autres professionnels

La psychopraticienne reconnaît la complémentarité des métiers de la santé et de l’accompagnement.

Elle :

  • n’établit pas de diagnostic médical

  • n’interrompt ni ne modifie un traitement médical

  • invite, si nécessaire, la personne à consulter un professionnel de santé

Elle collabore dans le respect des compétences de chacun

6 –Orientation et limite de compétence

Lorsque la demande dépasse son champ de compétence (troubles psychiatriques sévères, situations d’urgence, dépendances lourdes, etc.), la psychopraticienne oriente vers des professionnels qualifiés (médecins, psychiatres, psychologues, services spécialisés).

7-Conflit d’intérêts:

La psychopraticienne :

  • n’accompagne pas des proches ou des personnes avec lesquelles elle entretient un lien personnel étroit

  • évite les situations de double relation

  • se récuse en cas de conflit d’intérêts

8 –Communication et information du public:

Toute communication (site internet, réseaux sociaux, supports écrits) doit être :

  • honnête,

  • mesurée,

  • sans promesse de résultat,

  • respectueuse de la dignité des personnes.

La psychopraticienne ne peut utiliser les témoignages de personnes accompagnées sans leur accord explicite.

9 –Honoraires:

Les honoraires sont fixés avec clarté et communiqués dès les premiers échanges.

La psychopraticienne s’assure que la personne est informée et en accord avec les modalités financières.

lll Engagement professionnel :

La psychopraticienne s’engage à :

  • exercer avec conscience et humanité

  • maintenir un questionnement éthique permanent

  • actualiser ses connaissances

  • accepter la supervision

  • respecter et faire respecter le présent code de déontologie.

Ce code peut être remis à toute personne qui en fait la demande.