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Comment donner du sens et de l’utilité à son travail ?

Comment donner du sens et de l’utilité à son travail ?

- Rédigé par Élodie Barth

Elément illustratif - Psy One Art - Psychopraticienne
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Le sentiment d’utilité et de cohérence dans son activité professionnelle joue un rôle central dans la motivation, la satisfaction et la santé au travail. Lorsque l’on a l’impression de ne pas pouvoir faire les choses correctement, de manquer de moyens ou de ne pas être entendu, un malaise peut s’installer.
Redonner du sens à son travail, c’est à la fois comprendre ce que l’on fait, pourquoi on le fait, et comment on peut y contribuer de manière authentique.


Quand le travail perd de son sens

Ne pas pouvoir réaliser un travail de qualité constitue l’une des premières sources de frustration. Cela peut être lié à :

  • un manque de ressources ou de temps,
  • une pression excessive sur les chiffres au détriment de la qualité,
  • des consignes éloignées des besoins réels des clients,
  • l’impossibilité de proposer des améliorations ou de défendre ses idées.

Lorsque ces obstacles persistent, ils nourrissent une perte d’engagement et un sentiment de déconnexion vis-à-vis de son rôle.


Le sens du travail : une construction personnelle et collective

Le sens ne se décrète pas : il se construit. Il naît de l’expérience, des échanges, de la coopération et de la connaissance de soi.

Comme le rappelle Yves Clot, professeur en psychologie du travail, la qualité de vie au travail repose sur la qualité du travail lui-même : le travail bien fait, reconnu et partagé, notamment lors de moments d’échanges avec les collègues ou la hiérarchie.

Le sens émerge lorsque chacun peut comprendre la finalité de sa mission, exprimer la réalité de son activité et se sentir acteur dans la manière d’accomplir ses tâches.


Comment donner du sens et de l’utilité à son travail ?

Comment reconstruire du sens dans son quotidien professionnel ?

1. Encourager le dialogue et la compréhension de son rôle

Prendre le temps d’échanger, poser des questions, chercher à clarifier les attentes…
Ces discussions permettent :

  • de mieux comprendre la finalité de son poste,
  • d’identifier les marges de manœuvre disponibles,
  • de trouver des façons de s’approprier son rôle de manière plus personnelle.

Le pouvoir d’agir au travail repose sur la confiance en soi, mais aussi sur la confiance accordée aux autres.


2. Partager la réalité du travail

Pour que le travail ait du sens, la réalité de ce qui se vit doit pouvoir être exprimée, entendue et reconnue.
Cela implique d’échanger sur :

  • les difficultés rencontrées,
  • les contraintes du quotidien,
  • les pressions ressenties,
  • les réussites et les points d’amélioration possibles.

Analyser ensemble ce réel permet de construire des solutions et de redonner de la cohérence à l’activité.


3. Explorer sa place et ses aspirations

Parfois, le malaise ressenti ne vient pas d’un manque de sens, mais d’un décalage entre soi et le poste occupé.

Il peut être utile de se demander :

  • Ce rôle me permet-il d’exprimer mes talents ?
  • Suis-je dans un environnement où je peux apporter ce qui me caractérise ?
  • Mes valeurs sont-elles alignées avec ce que l’on attend de moi ?

Se reconnaît-on dans ce que l’on fait ? Lorsque la réponse est non, il peut être nécessaire d’explorer d’autres pistes ou d’ajuster son périmètre pour retrouver un sentiment d’utilité.


Redonner du sens : un processus vivant

Retrouver du sens dans son travail demande du dialogue, de la réflexion et parfois du courage pour exprimer ses besoins.

C’est en partageant la réalité du terrain, en clarifiant les missions et en retrouvant un pouvoir d’agir que l’on reconstruit une relation plus sereine et satisfaisante à son activité.

* Cet article a une visée informative et ne remplace en aucun cas un avis ou un suivi médical.

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Code de déontologie de la psychopraticienne

Préambule

La psychopraticienne exerce une activité d’accompagnement psychologique fondée sur l’écoute, la relation d’aide et le respect du processus de transformation de la personne.

Son éthique professionnelle s’appuie sur les valeurs humanistes, la reconnaissance de la singularité de chacun, la responsabilité, la confidentialité, ainsi que sur les apports théoriques issus des sciences humaines, de la psychologie et des pratiques psychocorporelles ou relationnelles selon sa formation.

Elle s’engage à exercer son métier avec intégrité, compétence et responsabilité.

l Principes éthiques fondamentaux

1 – Respect de la personne et de sa singularité.

La psychopraticienne considère chaque personne comme un sujet unique, libre et responsable.

Elle respecte :

  • la dignité, l’intégrité et l’intimité de la personne

  • son rythme et son autonomie

  • ses convictions philosophiques, spirituelles ou religieuses

  • son droit à ne pas tout révéler d’elle-même

  • sa liberté d’interrompre l’accompagnement

  • Elle s’engage à favoriser l’autonomie et la capacité de discernement de la personne accompagnée

2 – Intégrité de l’accompagnement.

La psychopraticienne agit exclusivement dans l’intérêt du processus d’accompagnement.

Elle s’interdit :

  • toute manipulation

  • toute influence idéologique, politique ou religieuse

  • toute exploitation financière, affective ou personnelle

  • toute relation ambiguë ou conflictuelle avec la personne accompagnée

Elle veille à ne jamais utiliser la relation d’accompagnement à des fins personnelles ou tierces.

3 – Compétence professionnelle.

La psychopraticienne fonde sa légitimité sur :

 

  • un travail approfondi sur elle-même

  • une formation théorique et pratique sérieuse

  • une supervision régulière de sa pratique

  • une formation continue tout au long de sa carrière

Elle connaît les limites de ses compétences et oriente vers d’autres professionnels lorsque la situation l’exige.

4 – Responsabilité.

La psychopraticienne assume la responsabilité de ses choix méthodologiques et techniques dans le cadre de sa pratique.

Elle exerce dans le respect :

  • de la législation en vigueur

  • des règles relatives au secret professionnel

  • de la sécurité physique et psychique des personnes

Elle demeure indépendante dans ses décisions professionnelles

 

ll Règles déontologiques

1 – Cadre d’exercice.

La psychopraticienne définit un cadre clair comprenant :

  • la durée et la fréquence des séances

  • le montant des honoraires

  • les modalités d’annulation

  • les règles de confidentialité

Elle veille à maintenir une séparation claire entre sa vie privée et son activité professionnelle.

2 – Confidentialité.

La psychopraticienne est tenue au secret professionnel concernant tout ce qui est confié dans le cadre des séances.

Elle prend toutes les précautions nécessaires pour garantir :

  • la protection des données,

  • l’anonymat,

  • la discrétion des échanges.

Toute transmission d’information à un tiers ne peut se faire qu’avec l’accord explicite de la personne concernée, sauf obligation légale.

3 – Sécurité et non-violence

La psychopraticienne veille à ce que sa pratique :

  • respecte l’intégrité physique et morale des personnes,

  • exclue toute forme de violence,

  • ne mette jamais en danger la personne accompagnée ou un tiers.

4 –Abstinence de relation sexuelle

Toute relation intime ou sexuelle avec une personne accompagnée est strictement interdite.

Cette règle vise à préserver la sécurité psychique et la clarté du cadre thérapeutique.

5 –Relation avec les autres professionnels

La psychopraticienne reconnaît la complémentarité des métiers de la santé et de l’accompagnement.

Elle :

  • n’établit pas de diagnostic médical

  • n’interrompt ni ne modifie un traitement médical

  • invite, si nécessaire, la personne à consulter un professionnel de santé

Elle collabore dans le respect des compétences de chacun

6 –Orientation et limite de compétence

Lorsque la demande dépasse son champ de compétence (troubles psychiatriques sévères, situations d’urgence, dépendances lourdes, etc.), la psychopraticienne oriente vers des professionnels qualifiés (médecins, psychiatres, psychologues, services spécialisés).

7-Conflit d’intérêts:

La psychopraticienne :

  • n’accompagne pas des proches ou des personnes avec lesquelles elle entretient un lien personnel étroit

  • évite les situations de double relation

  • se récuse en cas de conflit d’intérêts

8 –Communication et information du public:

Toute communication (site internet, réseaux sociaux, supports écrits) doit être :

  • honnête,

  • mesurée,

  • sans promesse de résultat,

  • respectueuse de la dignité des personnes.

La psychopraticienne ne peut utiliser les témoignages de personnes accompagnées sans leur accord explicite.

9 –Honoraires:

Les honoraires sont fixés avec clarté et communiqués dès les premiers échanges.

La psychopraticienne s’assure que la personne est informée et en accord avec les modalités financières.

lll Engagement professionnel :

La psychopraticienne s’engage à :

  • exercer avec conscience et humanité

  • maintenir un questionnement éthique permanent

  • actualiser ses connaissances

  • accepter la supervision

  • respecter et faire respecter le présent code de déontologie.

Ce code peut être remis à toute personne qui en fait la demande.