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Comment ne pas confondre présentéisme et professionnalisme ?

Comment ne pas confondre présentéisme et professionnalisme ?

- Rédigé par Élodie Barth

Elément illustratif - Psy One Art - Psychopraticienne
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Dans de nombreuses organisations, être très présent au travail est parfois interprété comme un signe d’engagement ou de sérieux.

Pourtant, rester tard, travailler malade ou ne jamais décrocher n’a rien à voir avec le véritable professionnalisme.


Comprendre la différence entre ces deux notions est essentiel pour préserver sa santé, améliorer la qualité du travail et instaurer une culture professionnelle plus saine.


Professionnalisme : une question de comportement, pas d’heures passées au bureau

Le professionnalisme repose sur un ensemble d’attitudes et de compétences qui permettent de travailler efficacement et de manière responsable. Il se manifeste par :

  • la qualité du travail réalisé,
  • le respect des délais,
  • la capacité à coopérer,
  • la fiabilité,
  • la communication transparente,
  • l’autonomie et le sens des responsabilités.

Ce n’est donc pas le temps passé au travail qui définit un professionnel, mais la manière dont il accomplit ses missions.


Le présentéisme : un faux indicateur d’engagement

Le présentéisme désigne la tendance à rester au travail plus longtemps que nécessaire — ou à s’y rendre même lorsqu’on est malade, épuisé ou incapable d’être pleinement opérationnel.
Il peut prendre plusieurs formes :

  • rester tard malgré des objectifs déjà atteints
  • venir travailler en étant souffrant, parfois même contre avis médical
  • ne jamais prendre de pauses ou ne pas utiliser ses congés
  • être physiquement présent mais cognitivement épuisé.

Ce comportement peut sembler valorisé dans certaines cultures professionnelles, mais il est en réalité contre-productif.


Comment ne pas confondre présentéisme et professionnalisme ?

Les risques du présentéisme : un danger sous-estimé

Le présentéisme n’est pas un signe d’implication, mais un facteur de risque majeur, à la fois pour soi et pour les autres.

 Sur le plan de la santé

Il peut entraîner :

  • fatigue chronique,
  • aggravation d’une maladie existante,
  • troubles du sommeil,
  • anxiété, épisodes dépressifs,
  • burn-out.

Sur la performance et la qualité du travail

Être présent mais diminué expose à :

  • des erreurs d’inattention,
  • des oublis importants,
  • une baisse marquée de concentration,
  • une perte d’efficacité globale.

Sur les relations et le climat de travail

Le surmenage favorise :

  • irritabilité et agressivité,
  • tensions et malentendus au sein de l’équipe,
  • un besoin constant de reconnaissance, parfois vécu comme une pression par les collègues.

Sur la sécurité

Travailler malade ou épuisé peut provoquer :

  • des accidents,
  • une propagation des infections,
  • des décisions inappropriées liées au manque de lucidité.

En réalité, le coût humain et organisationnel du présentéisme est bien supérieur à celui d’une absence ponctuelle.


Pourquoi le présentéisme persiste-t-il ?

Le présentéisme est parfois alimenté par :

  • une culture du “toujours plus” ou du “premier arrivé, dernier parti”,
  • la peur du jugement ou du manque de reconnaissance,
  • une charge de travail mal ajustée,
  • un management valorisant l’apparence de disponibilité plutôt que l’efficacité réelle,
  • des difficultés personnelles à poser des limites ou à écouter ses besoins.

Identifier ces mécanismes permet de mieux les déconstruire.


Comment valoriser le vrai professionnalisme sans tomber dans le présentéisme ?

Écouter les signaux de fatigue et respecter ses besoins

Prendre un repos nécessaire, se soigner, utiliser ses congés : ce n’est pas un manque d’engagement, c’est un moyen de rester opérationnel sur la durée.

 Communiquer avec son équipe

Partager sa charge de travail, signaler un épuisement, demander un soutien ponctuel : cela prévient les dérives vers le surmenage.

Se concentrer sur les résultats, pas sur les heures

L’efficacité se mesure à la qualité et à la pertinence du travail accompli, pas au nombre d’heures passées au bureau.

Désamorcer la culture du “toujours disponible”

Oser dire non, poser des limites horaires, respecter le droit à la déconnexion : des actions simples mais essentielles.


Mieux vaut une courte pause qu’un long arrêt

Venir travailler en étant épuisé ou malade ne rend service à personne.


Comme le rappellent de nombreux spécialistes : quelques jours d’absence pour récupérer sont infiniment préférables à plusieurs mois d’arrêt lié à un burn-out ou une dépression.


S’accorder du repos, c’est protéger sa santé, ses collègues et la qualité de son travail.

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Code de déontologie de la psychopraticienne

Préambule

La psychopraticienne exerce une activité d’accompagnement psychologique fondée sur l’écoute, la relation d’aide et le respect du processus de transformation de la personne.

Son éthique professionnelle s’appuie sur les valeurs humanistes, la reconnaissance de la singularité de chacun, la responsabilité, la confidentialité, ainsi que sur les apports théoriques issus des sciences humaines, de la psychologie et des pratiques psychocorporelles ou relationnelles selon sa formation.

Elle s’engage à exercer son métier avec intégrité, compétence et responsabilité.

l Principes éthiques fondamentaux

1 – Respect de la personne et de sa singularité.

La psychopraticienne considère chaque personne comme un sujet unique, libre et responsable.

Elle respecte :

  • la dignité, l’intégrité et l’intimité de la personne

  • son rythme et son autonomie

  • ses convictions philosophiques, spirituelles ou religieuses

  • son droit à ne pas tout révéler d’elle-même

  • sa liberté d’interrompre l’accompagnement

  • Elle s’engage à favoriser l’autonomie et la capacité de discernement de la personne accompagnée

2 – Intégrité de l’accompagnement.

La psychopraticienne agit exclusivement dans l’intérêt du processus d’accompagnement.

Elle s’interdit :

  • toute manipulation

  • toute influence idéologique, politique ou religieuse

  • toute exploitation financière, affective ou personnelle

  • toute relation ambiguë ou conflictuelle avec la personne accompagnée

Elle veille à ne jamais utiliser la relation d’accompagnement à des fins personnelles ou tierces.

3 – Compétence professionnelle.

La psychopraticienne fonde sa légitimité sur :

 

  • un travail approfondi sur elle-même

  • une formation théorique et pratique sérieuse

  • une supervision régulière de sa pratique

  • une formation continue tout au long de sa carrière

Elle connaît les limites de ses compétences et oriente vers d’autres professionnels lorsque la situation l’exige.

4 – Responsabilité.

La psychopraticienne assume la responsabilité de ses choix méthodologiques et techniques dans le cadre de sa pratique.

Elle exerce dans le respect :

  • de la législation en vigueur

  • des règles relatives au secret professionnel

  • de la sécurité physique et psychique des personnes

Elle demeure indépendante dans ses décisions professionnelles

 

ll Règles déontologiques

1 – Cadre d’exercice.

La psychopraticienne définit un cadre clair comprenant :

  • la durée et la fréquence des séances

  • le montant des honoraires

  • les modalités d’annulation

  • les règles de confidentialité

Elle veille à maintenir une séparation claire entre sa vie privée et son activité professionnelle.

2 – Confidentialité.

La psychopraticienne est tenue au secret professionnel concernant tout ce qui est confié dans le cadre des séances.

Elle prend toutes les précautions nécessaires pour garantir :

  • la protection des données,

  • l’anonymat,

  • la discrétion des échanges.

Toute transmission d’information à un tiers ne peut se faire qu’avec l’accord explicite de la personne concernée, sauf obligation légale.

3 – Sécurité et non-violence

La psychopraticienne veille à ce que sa pratique :

  • respecte l’intégrité physique et morale des personnes,

  • exclue toute forme de violence,

  • ne mette jamais en danger la personne accompagnée ou un tiers.

4 –Abstinence de relation sexuelle

Toute relation intime ou sexuelle avec une personne accompagnée est strictement interdite.

Cette règle vise à préserver la sécurité psychique et la clarté du cadre thérapeutique.

5 –Relation avec les autres professionnels

La psychopraticienne reconnaît la complémentarité des métiers de la santé et de l’accompagnement.

Elle :

  • n’établit pas de diagnostic médical

  • n’interrompt ni ne modifie un traitement médical

  • invite, si nécessaire, la personne à consulter un professionnel de santé

Elle collabore dans le respect des compétences de chacun

6 –Orientation et limite de compétence

Lorsque la demande dépasse son champ de compétence (troubles psychiatriques sévères, situations d’urgence, dépendances lourdes, etc.), la psychopraticienne oriente vers des professionnels qualifiés (médecins, psychiatres, psychologues, services spécialisés).

7-Conflit d’intérêts:

La psychopraticienne :

  • n’accompagne pas des proches ou des personnes avec lesquelles elle entretient un lien personnel étroit

  • évite les situations de double relation

  • se récuse en cas de conflit d’intérêts

8 –Communication et information du public:

Toute communication (site internet, réseaux sociaux, supports écrits) doit être :

  • honnête,

  • mesurée,

  • sans promesse de résultat,

  • respectueuse de la dignité des personnes.

La psychopraticienne ne peut utiliser les témoignages de personnes accompagnées sans leur accord explicite.

9 –Honoraires:

Les honoraires sont fixés avec clarté et communiqués dès les premiers échanges.

La psychopraticienne s’assure que la personne est informée et en accord avec les modalités financières.

lll Engagement professionnel :

La psychopraticienne s’engage à :

  • exercer avec conscience et humanité

  • maintenir un questionnement éthique permanent

  • actualiser ses connaissances

  • accepter la supervision

  • respecter et faire respecter le présent code de déontologie.

Ce code peut être remis à toute personne qui en fait la demande.