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Psychologue, psychiatre, psychopraticien : qui consulter… et pour quoi ?

Psychologue, psychiatre, psychopraticien : qui consulter… et pour quoi ?

- Rédigé par Élodie Barth

Elément illustratif - Psy One Art - Psychopraticienne
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Entre psychologue, psychiatre, psychothérapeute, psychopraticien… il n’est pas toujours évident de s’y retrouver. Pourtant, chacun de ces professionnels joue un rôle important dans l’accompagnement de la souffrance psychique.


Voici un éclairage pour mieux comprendre leurs différences – et leurs complémentarités.


Le psychologue : un professionnel diplômé d’université

Le psychologue est titulaire d’un master universitaire en psychologie (bac +5). Il a étudié le fonctionnement psychique, les mécanismes de la relation humaine et la conduite d’entretien thérapeutique.
S’il exerce en cabinet ou en institution dans un cadre de psychothérapie, on parle souvent de psychologue clinicien.

Il existe d’autres spécialisations : psychologue scolaire, du travail, neuropsychologue, etc.

 Tous ne font pas de thérapie, mais tous sont formés à une évaluation psychologique rigoureuse.


Le psychiatre : le spécialiste médical de la santé mentale

Le psychiatre est un médecin. Après avoir étudié la médecine, il s’est spécialisé dans les troubles psychiatriques. Il est le seul à pouvoir poser un diagnostic médical, prescrire des traitements médicamenteux (comme les antidépresseurs ou anxiolytiques) et établir un suivi médical en lien avec la santé mentale.
Certains psychiatres pratiquent aussi la psychothérapie, mais ce n’est pas toujours le cas.


Psychologue, psychiatre, psychopraticien : qui consulter… et pour quoi ?

Le psychopraticien : un professionnel formé à la relation d’aide

Le psychopraticien est un praticien formé à l’accompagnement psychologique via des écoles privées spécialisées.


De nombreux psychopraticiens suivent des formations longues, sérieuses et exigeantes, incluant théorie, pratique supervisée, travail thérapeutique personnel et déontologie.

Ils exercent avec des approches thérapeutiques variées :
Gestalt-thérapie, Analyse transactionnelle, hypnose, PNL, thérapie centrée sur les émotions, etc.
Certains se spécialisent dans une approche, d’autres en combinent plusieurs, selon leur cadre de formation.

La loi de 2010 ayant restreint l’usage du titre de psychothérapeute aux psychologues, psychiatres et médecins formés, le terme « psychopraticien » a vu le jour pour désigner les praticiens exerçant la psychothérapie hors du cadre universitaire mais selon une formation encadrée et structurée.

Le point commun : la qualité de la relation

La réussite d’un accompagnement dépend avant tout de la qualité de la relation entre le praticien et la personne accompagnée.
C’est ce qu’on appelle l’alliance thérapeutique : un lien de confiance, d’écoute, de sécurité. C’est cette relation humaine, avant même les outils, qui permet le changement.

* Cet article a une visée informative et ne remplace en aucun cas un avis ou un suivi médical.

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Code de déontologie de la psychopraticienne

Préambule

La psychopraticienne exerce une activité d’accompagnement psychologique fondée sur l’écoute, la relation d’aide et le respect du processus de transformation de la personne.

Son éthique professionnelle s’appuie sur les valeurs humanistes, la reconnaissance de la singularité de chacun, la responsabilité, la confidentialité, ainsi que sur les apports théoriques issus des sciences humaines, de la psychologie et des pratiques psychocorporelles ou relationnelles selon sa formation.

Elle s’engage à exercer son métier avec intégrité, compétence et responsabilité.

l Principes éthiques fondamentaux

1 – Respect de la personne et de sa singularité.

La psychopraticienne considère chaque personne comme un sujet unique, libre et responsable.

Elle respecte :

  • la dignité, l’intégrité et l’intimité de la personne

  • son rythme et son autonomie

  • ses convictions philosophiques, spirituelles ou religieuses

  • son droit à ne pas tout révéler d’elle-même

  • sa liberté d’interrompre l’accompagnement

  • Elle s’engage à favoriser l’autonomie et la capacité de discernement de la personne accompagnée

2 – Intégrité de l’accompagnement.

La psychopraticienne agit exclusivement dans l’intérêt du processus d’accompagnement.

Elle s’interdit :

  • toute manipulation

  • toute influence idéologique, politique ou religieuse

  • toute exploitation financière, affective ou personnelle

  • toute relation ambiguë ou conflictuelle avec la personne accompagnée

Elle veille à ne jamais utiliser la relation d’accompagnement à des fins personnelles ou tierces.

3 – Compétence professionnelle.

La psychopraticienne fonde sa légitimité sur :

 

  • un travail approfondi sur elle-même

  • une formation théorique et pratique sérieuse

  • une supervision régulière de sa pratique

  • une formation continue tout au long de sa carrière

Elle connaît les limites de ses compétences et oriente vers d’autres professionnels lorsque la situation l’exige.

4 – Responsabilité.

La psychopraticienne assume la responsabilité de ses choix méthodologiques et techniques dans le cadre de sa pratique.

Elle exerce dans le respect :

  • de la législation en vigueur

  • des règles relatives au secret professionnel

  • de la sécurité physique et psychique des personnes

Elle demeure indépendante dans ses décisions professionnelles

 

ll Règles déontologiques

1 – Cadre d’exercice.

La psychopraticienne définit un cadre clair comprenant :

  • la durée et la fréquence des séances

  • le montant des honoraires

  • les modalités d’annulation

  • les règles de confidentialité

Elle veille à maintenir une séparation claire entre sa vie privée et son activité professionnelle.

2 – Confidentialité.

La psychopraticienne est tenue au secret professionnel concernant tout ce qui est confié dans le cadre des séances.

Elle prend toutes les précautions nécessaires pour garantir :

  • la protection des données,

  • l’anonymat,

  • la discrétion des échanges.

Toute transmission d’information à un tiers ne peut se faire qu’avec l’accord explicite de la personne concernée, sauf obligation légale.

3 – Sécurité et non-violence

La psychopraticienne veille à ce que sa pratique :

  • respecte l’intégrité physique et morale des personnes,

  • exclue toute forme de violence,

  • ne mette jamais en danger la personne accompagnée ou un tiers.

4 –Abstinence de relation sexuelle

Toute relation intime ou sexuelle avec une personne accompagnée est strictement interdite.

Cette règle vise à préserver la sécurité psychique et la clarté du cadre thérapeutique.

5 –Relation avec les autres professionnels

La psychopraticienne reconnaît la complémentarité des métiers de la santé et de l’accompagnement.

Elle :

  • n’établit pas de diagnostic médical

  • n’interrompt ni ne modifie un traitement médical

  • invite, si nécessaire, la personne à consulter un professionnel de santé

Elle collabore dans le respect des compétences de chacun

6 –Orientation et limite de compétence

Lorsque la demande dépasse son champ de compétence (troubles psychiatriques sévères, situations d’urgence, dépendances lourdes, etc.), la psychopraticienne oriente vers des professionnels qualifiés (médecins, psychiatres, psychologues, services spécialisés).

7-Conflit d’intérêts:

La psychopraticienne :

  • n’accompagne pas des proches ou des personnes avec lesquelles elle entretient un lien personnel étroit

  • évite les situations de double relation

  • se récuse en cas de conflit d’intérêts

8 –Communication et information du public:

Toute communication (site internet, réseaux sociaux, supports écrits) doit être :

  • honnête,

  • mesurée,

  • sans promesse de résultat,

  • respectueuse de la dignité des personnes.

La psychopraticienne ne peut utiliser les témoignages de personnes accompagnées sans leur accord explicite.

9 –Honoraires:

Les honoraires sont fixés avec clarté et communiqués dès les premiers échanges.

La psychopraticienne s’assure que la personne est informée et en accord avec les modalités financières.

lll Engagement professionnel :

La psychopraticienne s’engage à :

  • exercer avec conscience et humanité

  • maintenir un questionnement éthique permanent

  • actualiser ses connaissances

  • accepter la supervision

  • respecter et faire respecter le présent code de déontologie.

Ce code peut être remis à toute personne qui en fait la demande.